Le 18 juillet, le consortium de journalistes "Forbidden stories" révélait au monde l'affaire "Pegasus". Un espionnage massif d'Etats, de chefs d'Etat, de personnalités politiques, au moyen du logiciel israélien Pegasus. En 1969, l'espionnage technologique était déjà une réalité.

C'est une révélation au moins aussi importante que le scandale Snowden, du nom cet ancien agent de la CIA et consultant de la NSA qui avait dénoncé en 2013 l'espionnage massif au niveau mondial opéré par la NSA et ses partenaires internationaux. Le 18 juillet, le consortium de journalistes d'investigation "Forbidden Stories" (créé en novembre 2017 par le journaliste et documentariste français Laurent Richard) révélait de façon coordonnée dans les pages de 17 journaux l'espionnage massif de personnalités politiques et médiatiques, chefs d'Etat, via le logiciel Pegasus, un outil commercialisé par l'entreprise NSO, géant israélien de la cybersécurité. 

L'espionnage technologique, une réalité déjà dénoncée dans les années 1960. A l'époque, c'était l'espionnage industriel qui était l'objet de ce reportage du magazine "Eûreka". A New York, en 1969, cette enquête allait même jusqu'à parler de "l'espionnage industriel comme du fléau de notre civilisation". Un ancien marchant de matériels d'espionnage, un expert mondial des techniques d'espionnage, un avocat et un ex-milliardaire lui-même victime évoquaient les méthodes de l'époque, qui n'avaient rien à envier aux meilleurs "James Bond".

Rédaction Ina le 22/07/2021 à 08:53.
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