Le 16 janvier 1969, sur la place Venceslas, en plein centre de Prague, un jeune étudiant de 20 ans s'immole pour protester contre la suppression de la liberté de parole en Tchécoslovaquie. Pour Jan Palach, l'invasion de son pays par les troupes soviétiques six mois auparavant, survenue dans la nuit du 20 au 21 août 1968, est insupportable. Elle le conduira à choisir la voie du martyr... 

Depuis l'été 1968 et la tristement célèbre répression du "Printemps de Prague", qui voit l'annulation par les forces soviétiques de la libéralisation du régime communiste tchèque, période connue sous le nom de "Printemps de Prague", les libertés ont été brimées et les troupes d'occupation soviétiques patrouillent toujours en Tchécoslovaquie.

Le pays, qui a cru pouvoir trouver sa voie, entre libéralisme occidental et communisme soviétique, avec le "socialisme à visage humain" du Président Alexander Dubček, déchante. La Tchécoslovaquie se retrouve seule, noyée dans ce bloc soviétique qui a répondu présent à Moscou et s'est empressé de lui dicter la loi des armes. 

Alors, pour de nombreux Tchèques, et notamment la masse des étudiants réformateurs, qui avaient cru à l'espoir porté par le "Printemps de Prague", la situation est intolérable. Pour signifier au monde qu'en ce mois de janvier 1969, la Tchécoslovaquie est bel et bien occupée par des forces étrangères qui lui dénient toute liberté et toute indépendance, le jeune Jan Palach choisit l'immolation publique, pour choquer les esprits.

Mais qui était-il vraiment ? Comment avait-il vécu les événements dramatiques du coup de Prague de l'été 1968 ? Réponse avec ce portrait réalisé par l'ORTF en 1970, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort. 

Rédaction Ina le 15/01/2019 à 14:50. Dernière mise à jour le 17/01/2019 à 12:38.
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