Gisèle Halimi, décédée ce mardi, aura exprimé toute sa vie durant de très fortes convictions politiques, apportant notamment son soutien à la cause algérienne. En 1967, elle donnait sa vision du procès politique comme étant par nature différent du procès de droit commun.

Née le 27 juillet 1927 à La Goulette en Tunisie, Gisèle Halimi, après de brillantes études à Paris, devient avocate au barreau de Tunis en 1949, puis à celui de Paris en 1956. Militante de l'indépendance de son pays, la Tunisie, mais aussi de celle de l'Algérie, elle se spécialise dans la défense de militants algériens, du Mouvement national algérien (MNA) comme du Front de libération national (FLN). 

En 1967, interrogée à propos du politique et de la justice pour l'émission Tel quel, Gisèle Halimi distingue le procès politique du procès de droit commun : « Il n'est pas possible d'expliquer de la même manière, avec les mêmes lois, avec les mêmes peines, [qu'un] homme qui a pris un fusil et le maquis et qui a tué ce qui représentait à ses yeux l'ordre de l'oppresseur [ait les mêmes motivations que celles] d'un homme ou d'une femme qui, un soir au coin d'un bois, a tué quelqu'un pour le dévaliser.»

En 1974, Gisèle Halimi revient sur le plateau de l'émission Aujourd'hui Madame sur son combat pour la défense des victimes de la torture pendant la guerre d'Algérie et évoque son attachement pour son pays d'origine, la Tunisie.

Rédaction Ina le 29/07/2020 à 15:00. Dernière mise à jour le 29/07/2020 à 15:10.
Histoire et conflits