Beyrouth est meurtrie après la double explosion dans le port survenue le 4 août au soir, due à un incident dans un stock de nitrate d'amonium. 137 personnes sont mortes et on compte plus de 5000 blessés. Retour en 1960, dans la capitale en pleine construction d'un pays alors en plein développement, le « plus moderne du Moyen Orient ».

Le journaliste Jacques Robert Boissier, de retour du Liban, commente les images de son reportage pour l'émission Voyage sans passeport.

Nous arrivons dans la capitale libanaise sur une « belle route » qui serpente depuis la montagne jusqu'au front de mer. Sur la corniche, les Beyrouthins se font construire « de belles villas pour les mois d'été afin de se reposer des grosses chaleurs ». Après avoir manqué de justesse l'accident de route, car, selon le journaliste, « les Libanais sont sans doute les plus mauvais conducteurs du monde », nous arrivons sur la corniche centrale, une des « parties les plus agréables de la ville », qui frappe par sa modernité : des immeubles viennent de sortent de terre, une autoroute rejoint le nord de la ville, un cinéma « ultra moderne » tout juste achevé, jouxte le quartier des grands hôtels, aux façades élégantes bordées de palmiers.

La promenade nous emmène ensuite dans le quartier musulman, où, selon le commentaire de Jacques Robert Boissier « ont eu lieu des émeutes importantes en 1958 ». On y goûte le charme oriental des petits commerces ambulants qui proposent au passant des fruits, des légumes, du pain azim et les incontournables pistaches, l'une des spécialités libanaises.

La visite de Beyrouth se termine par la découverte d'un site naturel de toute beauté : la grotte aux pigeons. Deux îlots de calcaire se dressent face à la corniche. 

Rédaction Ina le 05/08/2020 à 09:34. Dernière mise à jour le 07/08/2020 à 09:28.
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