"SOS Agadir avons besoin d’extrême urgence d'un rein artificiel". Le message provient de la radiodiffusion-télévision française en 1960. La faculté de médecine de Montpellier a répondu à l'appel très rapidement. Mais depuis 1996, le temps d'attente pour une greffe rénale est de plus en plus long, ce qui est dû au fait qu'il y a beaucoup plus d'insuffisants rénaux en stade terminal. L'attente peut aller jusqu'à un an et demi...

La journée mondial du rein est à l'initiative de l'International Society of Nephrology

La première greffe de rein artificiel fût réalisée par le docteur Louis Michon et Jean Hamburger à l'hôpital Necker en 1952. A la suite d'un accident d'échafaudage, un jeune homme de 16 ans dut subir la première tentative de greffe. Elle fût un échec et le jeune homme décédera quelques temps après. Cependant, au fil des années, la greffe rénale devient l'une des plus courantes avec un taux de réussite élevé.

En 1960, le journaliste insistait sur l'importance du dispositif employé : "Le rein artificiel ne pouvait être transporté que par avion spécial. Les portes des appareils ordinaires n'étaient pas assez larges pour son embarquement". Au final, tout se déroule comme prévu. L'avion est parti de Marseille et a rejoint Agadir dans les temps. Le journaliste termine sur ces mots : "L'opération rein artificiel lancée par la R.T.F a réussi."

Selon l'Agence de la Biomédecine, 15 470 patients étaient en attente d'un greffon en 2015. Seulement 3486 personnes ont pu en bénéficier d'où l'importance de cette journée mondiale du rein.

Rédaction Ina le 01/03/2018 à 16:46. Dernière mise à jour le 08/03/2018 à 18:08.
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