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L'information dans le monde moderne et les responsabilités du journaliste

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L'information dans le monde moderne et les responsabilités du journaliste

Inter actualités de 20H00

audio 29 mai 1968 38 vues 27min 40s

- A 41'40 : Tribune : L'information dans le monde moderne et les responsabilités du journaliste. Avec Edouard GUIBERT et Roger MICHAUD, journalistes de l'ORTF ; Jean SCHWEBEL (?), président de la Fédération Française des sociétés de journalistes et de la société des rédacteurs du "Monde" ; Denis PERIER-DAVILLE, président de la société des rédacteurs du "Figaro", Rémy LE GOFF, président de la société des rédacteurs de "Ouest-France" : - A 42'20 : Edouard GUIBERT commence ainsi "La France est en ébullition, la presse aussi ! les tribunes libres fleurissent... certains quotidiens sont en grève, l'AFP a cessé de transmettre ses informations.... Des techniciens en opposition avec certains journalistes s'opposent à la diffusion de journaux télévisés. C'est finalement le problème du droit à l'information, de ses limites et de son expression. - A 43'07 : Roger MICHAUD expose sa vision du droit à l'information."Il n'est pas possible de prétendre à présent que le citoyen français est bien informé. Il n'est pas bien informé car un certain nombre de tabous, de pressions s'exercent... Aussi bien dans la presse écrite que radio et télévisée ". Il explique ensuite en quoi consiste les entraves à la liberté d'expression qui se traduit sous plusieurs formes : "ce qui n'est pas dit et ce qui n'est pas écrit est le début de la mauvaise information..." Il explique que dans certains journaux, on interdit de nommer telle marque ou tel homme politique parce que leur directeur de rédaction est lié "à une famille spirituelle ou politique"...."Il ne faut pas faire la publicité de tel concurrent ou faire déplaisir ". - A 44'55 : Rémy LE GOFF : souligne qu'à la libération le législateur a voulu couper la presse écrite de la pression de la puissance de l'argent mais qu'elle est revenue au fil des années. - A 45'53 : Denis PERIER-DAVILLE explique que dans de nombreux journaux ce sont créées des sociétés de rédacteurs pour lutter contre ces pressions. Il évoque le côté négatif de la clause de conscience des journalistes (qui leur permet de démissionner si ils ne sont pas d'accord avec leur journal avec des indemnités). - A 46'51 : Roger MICHAUD revient sur les entraves à la liberté : "ce qui est imposé ". (La raison d'état). Il revient sur la moralisation de la profession et la publication des bilans (seul"le Monde " les publie...). Il ironise ensuite sur le fait qu'un journaliste doive avoir un casier judiciaire vierge pour avoir sa carte de presse, ce qui n'est pas le cas des directeurs... Il explique ensuite que l'aspect négatif de la clause de conscience des journalistes vient du fait qu'elle est strictement individuelle. Le mouvement actuel exprime sa volonté d'un droit collectif, que ce ne soit plus le journaliste qui paie le prix de son travail (renvoi, plastiquage). Les journalistes veulent être garants collectivement d'une certaine moralité. - A 50'13 : Rémy LE GOFF : les journalistes réclament et exigent une réforme des structures de presse actuelle. La clause de conscience n'est pas satisfaisante, le journaliste doit avoir un droit de contrôle, de co-décision sur son travail sinon il ne peut pas exercer sa mission normalement. - A 50'55 : Denis PERIER-DAVILLE : la société des rédacteurs est pour lui une personnification de la clause de conscience collective. Il évoque l'esprit d'équipe des journalistes dans son journal (Le Figaro). - A 52'20 : Roger MICHAUD revient sur la notion de responsabilité et une participation supplémentaire sur un plan moral des journalistes. Il explique que les organismes de presse sont soumis à des impératifs commerciaux. A la radio le journal est"un produit de consommation courante qui se dévalue dans les deux ou trois heures après sa fabrication (le compare au poisson) ". "Il faut tenir compte de cet aspect et du fait que l'ensemble des ressources de la presse lui vient du prix de vente au lecteur mais surtout - et hélas - du produit des annonces". Il demande comment échapper à la suggestion de l'argent et des annonceurs ? - A 54'42 : Jean SCHWEBEL (?) : expose le problème du journalisme dans les entreprises commerciales : La dépendance à la publicité. Leur dépendance aux citoyens (qui devraient payer les journaux à leur juste valeur) et aux annonceurs. Le service de l'information doit être assuré qu'il soit rentable ou non. Importance du rôle de l'Etat dans la mise à disposition aux minorités qui constituent une nation de moyens d'expression. Propose la création d'une sorte de "fondation nationale de l'information" qui serait alimentée par des taxes, des impôts ou par taxation d'une partie des bénéfices des entreprises privées. (Idée déjà exposée par Léon BLUM). - A 58'30 : Edouard GUIBERT parle de la raison de la grève à l'ORTF : les journalistes demandent que l'Office soit un office national de l'information et non pas un office au service du gouvernement. Il demande ensuite si le journaliste à titre individuel est armé pour satisfaire au droit de l'information ? - A 59'43 : Rémy LE GOFF parle du recrutement des journalistes et souligne que certains directeurs préfèrent embaucher des journalistes moyens pour avoir une main-mise sur la rédaction. L'une des revendications des sociétés de journalistes est justement de participer au recrutement pour former des équipes de qualité. - A 01H00'55 : Roger MICHAUD fait un point sur la nécessité d'une formation continue, l'importance de voyager, de s'informer pour les journalistes. - A 01H01h27 : Jean SCHWEBEL (?) revient sur la nécessité de revenir à l'humain et pas seulement se consacrer à l'investissement économique. A ce niveau les journalistes sont sur la même longueur d'onde que les étudiants car ils remettent en cause les structures de la profession et la façon de conduire l'information. "Les journalistes sont au service des hommes et au service de la nation et doivent pouvoir évoquer les problèmes fondamentaux comme celui d'une société soumise entièrement au pouvoir de l'argent". - A 01H03'30 : Edouard GUIBERT propose ensuite de parler de la presse à scandale. Il souligne que les employeurs de la presse semblent penser que le public aime ce type de presse et manifestent ainsi un certain mépris à leur encontre. Ces journaux bénéficient d'une détaxation fiscale importante. (Tous les participants s'insurgent en même temps contre ce scandale). - A 01H05'10 : Jean SCHWEBEL explique qu'il n'est pas tolérable qu'un certain patronat défende la liberté de la presse par la publicité à la télévision, car il défend une certaine presse qui ne fait pas son devoir. - A 01H05'37 : Denis PERIER-DAVILLE revient sur le code d'honneur des journalistes qui n'engage que lui et pas sa direction. Un journaliste qui refuse par exemple d'aller photographier quelqu'un sur son lit d'hôpital peut être sanctionné. Il vient d'être demandé une modernisation de ce code d'honneur dans la convention collective pour que l'employeur s'interdise de donner des directives incompatibles avec les principes professionnels. - A 01H06'42 : conclusion d'Edouard GUIBERT. "Il est temps de passer à l'action et que les journalistes prennent en main leur destinée". - A 01H07'39 : conclusion de Jean SCHWEBEL : les sociétés de rédacteurs se sont justement constituées pour faire cette réforme. Elles luttent pour la liberté d'information et pour l'indépendance des journalistes. Il constate avec joie que cette idée se répand partout. - A 01H08'40 : conclusion de Rémy LE GOFF : il assure la détermination des journalistes de ne plus être de "simples exécutants silencieux, de ne plus demeurer passifs... de pouvoir donner leur avis et de défendre leurs opinions, de voir respecter leur dignité personnelle et surtout le droit du public à l'information". - A 01H09'12 : conclusion de Roger MICHAUD : "participer et toujours se souvenir que le journaliste doit être au service du public. Toujours ".

Émission

Inter actualités de 20H00

Générique

participant

Roger Michaud
Edouard Guibert
Denis Perier Daville

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