Nuit d'émeutes au Quartier Latin entre minuit et 3h45 - Audio Ina.fr

Nuit d'émeutes au Quartier Latin entre minuit et 3h45

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Nuit d'émeutes au Quartier Latin entre minuit et 3h45

Edition spéciale

audio 11 mai 1968 1718 vues 51min 59s

Contenu de l'édition du Journal parlé après écoute en ligne :- Fichier 1 - Nuit du 10 au 11 mai 1968 (de minuit à 3H45) (Commentaire : Philippe JARROUARD)- Au début correspondance d'Alain BARRAU face au jardin du Luxembourg. Il décrit la situation : les étudiants ont dressé une barricade et lance des projectiles "pas bien dangereux", les forces de police ripostent. "Tout le monde court et la tension monte devant le jardin du Luxembourg".- A 00'53 : retour dans l'émission Le pop club de José ARTUR (0'11 ")- A 01'06 : Inter actualités de 1H00 du matin (jingle). (Présentateur : Philippe HARROUARD)- A 1'22 : correspondance de Bernard VALETTE près du bureau du recteur Jean ROCHE. Pour l'instant Daniel COHN BENDIT et ses camarades sont dans le bureau avec le recteur, on attend le résultat du dialogue.- A 2'00 : correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin, rue Gay Lussac devant les grilles du Luxembourg. Juste après minuit il y a eu jet de grenades entre les étudiants et le service d'ordre de la police.Le mot d'ordre est" faites passer "(les pavés qu'on arrache de la chaussée pour alimenter les barricades que le journaliste juge" ma foi fort bien faites ".) Les étudiants resteront tant que leurs camarades ne seront pas libérés, à eux s'ajoutent des travailleurs et des étrangers. Il termine en disant que Jean Luc GODARD était là et a passé aussi des pavés.- A 4'00 : allocution d'un porte-parole du ministère de la justice sur la remise en liberté des étudiants arrêtés. Il explique qu'il ne faut pas confondre amnistie et remise en liberté, il explique la différence.- A 5'12 : suite du journal : série de brèves par le présentateur : l'appel à la manifestation de la CGT, CFDT, FEN, UNEF, Snesup pour le mardi 14 ; grève dans les lycées à Paris et en province ; négociations pour le Viêtnam ; mort de SOKOLOWSKI à Moscou ; marche des pauvres aux USA ; mort du greffé du coeur de Montpellier ; les sports. (Fin tronquée)- A 9'25 : Correspondance de Bernard VALETTE à la Sorbonne près du bureau du recteur ROCHE : la délégation d'étudiants et de professeurs est toujours chez le recteur. Tout semble se passer calmement. (Quelques fréquences parasites)- A 10'21 : Correspondance de Pierre LANTENAC, place Edmond ROSTAND, tout est calme, les barricades continuent à s'ériger et se modernisent puisque les étudiants se sont équipés de marteaux piqueurs pour déceler les pavés."Atmosphère de western... Beaucoup de foulards à la cowboy (sur le nez pour se protéger des gazs lacrymogènes), de blue-jeans...Il raconte une anecdote concernant l'ORTF : les étudiants, lors de la dernière correspondance, ne croyaient pas que le reportage serait diffusé. Leurs camarades munis de transistors leur ont confirmé que tout était bien passé sur les ondes de l'ORTF, ce qui leur a prouvé que l'ORTF suivait bel et bien les opérations à leur grand contentement.- A 12'00 : intermède musical (0'10 ")- A 12'10 : Correspondance de Bernard VALETTE à la Sorbonne près du bureau du recteur ROCHE : la délégation vient de sortir du bureau du recteur ROCHE mais il n'y a pas eu de négociations, c'était une discussion privée.- A 13'20 : intermède musical (0'33") - A 14'05 : interview de Daniel COHN BENDIT à la sortie du bureau du recteur. Il explique qu'il n'y a pas eu de négociations mais une discussion au cours de laquelle la délégation a expliqué au recteur ce qui se passait dans la rue "aujourd'hui toute une haine contre une certaine société ressort de la jeunesse qui est dehors dans la rue et qui fait des barricades". Pour éviter toute effusion de sang, ils ont demandé au recteur de transmettre le message aux autorités compétentes que la police devait quitter le quartier latin. Le recteur leur a promis de transmettre le message. (Les premières secondes sont sous modulées) (1'20)- A 15'58 : intermède musical (0'13 ")- A 16'10 : flash de 2h00 du matin présenté par Philippe HARROUARD.Il revient sur la délégation reçue par le recteur ROCHE + extrait de la déclaration de Daniel COHN BENDIT diffusée précédemment (même durée, 1'20).- A 18'05 : Correspondance de Pierre LANTENAC depuis le quartier latin sur le boulevard Saint Michel, entouré d'étudiants. On se demande si la police va charger. On continue à faire des barricades, une colonne MORICE va tomber, on a détruit un arrêt d'autobus.- A 19'30 : Philippe HARROUARD évoque les titres de la presse du matin concernant les étudiants.- A 20'05 : Correspondance de Pierre JANIN à la Sorbonne, il explique que Bernard VALETTE se rend dans le bureau du recteur.Philippe HARROUARD lit la suite des titres de la presse du matin concernant les étudiants.- A 21'19 : Bernard VALETTE interviewe un professeur de la faculté des sciences qui faisait parti de la délégation. Il explique qu'il était là à titre personnel et a essayé d'expliquer au recteur la gravité de la situation et de demander que la police quitte le quartier latin. Le positionnement de la police à des endroits non stratégiques (ils ne protègent pas la Sorbonne) constituent à son avis une véritable provocation, une volonté de prendre en tenaille les étudiants. Il exprime son étonnement du fait que les autorités ne soient pas venues sur place pour prendre conscience de la situation, il réclame leur venue. Il termine en affirmant son soutien aux manifestants qu'il part rejoindre.- A 23'47 : correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : la tension a rapidement monté, les grenades lacrymogènes tombent...(En entend des cris et des voix derrière), les CRS progressent vers la rue Gay Lussac" les yeux piquent, tout le monde monte aux barricades armés de pavés, les mouchoirs se mettent sur le nez et la tension a d'un seul coup monté ".- A 25'10 : interview d'un étudiant : il explique que les étudiants ne céderont pas tant que les trois revendications (qu'il rappelle) n'auront pas été satisfaites. Il explique qu'en haut de la rue on a envoyé des gazs nouveaux. Discussion entre étudiants" Non on ne pleure pas. Si on pleure ! "- A 26'05 : les étudiants scandent "De GAULLE assassin".- A 27'25 : Correspondance de Bernard VALETTE à la Sorbonne : récapitulatif des derniers faits. Il rappelle qu'une entrevue a eu lieu entre une délégation de professeurs et d'étudiants dont Daniel COHN BENDIT et le recteur ROCHE.- A 29'01 : Correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : toujours rue Gay Lussac (on entend des cris derrière). On a jeté des gazs, la situation se durcit, les slogans fusent, le drapeau rouge flotte sur les barricades (explosions en fond sonore, il y a une charge de CRS).- A 30'43 : intermède musical- A 30'55 : Correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : toujours rue Gay Lussac, la barricade en bas de la rue a été débordée par les forces de l'ordre. Il décrit "un mur de fumée et de chlore" qui les entoure. "Je crois que l'affrontement maintenant est inévitable" (cris et brouhaha en fond sonore).- A 31'29 : Correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : toujours rue Gay Lussac (essoufflé) : "les lacrymogènes sont multiples maintenant, les étudiants tentent de les renvoyer, le vent rabat sur nous un véritable mur de fumée, une grenade roule à côté de moi (silence de quelques secondes), c'est maintenant l'affrontement au contact et je vous affirme que l'affaire est chaude et sérieuse. Mais que c'est-il passé ? alors qu'il y a dix minutes c'était le voisinage bon enfant !"- A 32'26 : Philippe HARROUARD souligne que Pierre LANTENAC pourra reprendre l'antenne dès qu'il le désirera + musique- A 33'27 : nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : il explique qu'il y a eu de nombreuses grenades au chlore (on lui demande de le signaler), il y a eu un véritable tir de grenades au "tir patates ". A 34'22 : quelqu'un crie "ils chargent". (La liaison est mauvaise), Pierre LANTENAC explique qu'il lui est impossible de rejoindre la voiture émettrice et qu'il reste avec son micro HF et va essayer de faire vivre ces moments qui "sont très désagréables et qui je pense auraient pu être évités. A vous les studios ! "- A 35'12 : Correspondance de Bernard VALETTE à la Sorbonne : il explique que le recteur les a reçu et a fait une courte allocution.- A 35'25 : allocution du recteur ROCHE" la raison peut encore l'emporter sur la violence pour éviter le pire ", il demande aux étudiants d'entendre son appel et d'arrêter" immédiatement le conflit atroce dans lequel ils se sont engagés "(0'18").- A 36'05 : même extrait du recteur ROCHE que ci-dessus.- A 36'25 : nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : il se trouve rue Saint Jacques devant l'Institut de géographie. Les gazs stagnent, tout le monde autour de lui pleure et a la volonté de rester sur place. On a écouté la déclaration du recteur mais les étudiants se disent "chez eux" et tant que les forces de l'ordre seront dans le quartier latin ils y resteront aussi .- A 37'26 : Correspondance de Bernard VALETTE à la Sorbonne : Il rappelle qu'une entrevue a eu lieu entre une délégation de professeurs et d'étudiants dont Daniel COHN BENDIT et le recteur ROCHE. Cette entrevue n'a rien donné. A 38'18 : il fait réentendre la déclaration du recteur ROCHE diffusée plus tôt.- A 39'19 : Nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin au milieu des étudiants : (tir de grenades). Il explique que la tension n'est pas tombée et que les étudiants montent une nouvelle barricade. (On entend des tirs). Les étudiants sont autour de lui, on les entend lui dire qu'il y a 40 blessés, qu'ils "balancent des OF", un étudiant tente de lancer un appel aux Parisiens et aux ouvriers mais Philippe HARROUARD l'interrompt.- A 40'40 : Correspondance de Bernard VALETTE rue SOUFFLOT : lui aussi explique qu'il y a des voitures en feu et évoque des blessés.- A 41'55 : intermède musical (0'47 ")- A 42'42 : Nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin : un étudiant vient de lui dire qu'il avait transporté un jeune homme à la main arrachée, il décrit une civière passant devant lui avec un garçon très gravement touché. (On entend derrière des étudiants dire" il faut que ça s'arrête ", Pierre LANTENAC décrit la situation comme très grave et explique aussi qu'il faut à tout pris trouver un moyen d'arrêter ces combats qui deviennent très durs.- A 43'37 : intermède musical (0'58")- A 44'38 : Flash spécial d'information de 3h30.- A 44'45 : nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin, rue Saint Jacques : rien de changé, de nombreux blessés (une trentaine ont été transportés dans l'Institut de géographie).- A 45'35 : Philippe HARROUARD lit une déclaration du vice recteur de l'université de Paris, Chalain, dans laquelle il dit "maintenant la situation nous échappe nous avons échoué".- A 45'52 : nouvelle correspondance de Pierre JANIN au coin de la rue Gay Lussac/boulevard Saint Michel : pour le moment tout est calme. Trois magasins sont en flamme rue Gay Lussac.- A 46'47 : Bernard VALETTE se trouve rue SOUFFLOT : il y a toujours des explosions, des grenades au chlore et des blessés.- A 47'10 : intermède musical.- A 47'15 : Philippe HARROUARD lit un démenti du ministère de l'intérieur concernant l'utilisation de grenades au chlore ou de type incendiaire.Quelques infos sur les rencontres des différents ministres concernés par la crise.- A 48'10 : nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin, rue Saint Jacques : il y a un incendie très sérieux. Il y a une attaque tournante (on entend des tirs, des cris). Les étudiants mouillent le sol pour éviter la remontée des gazs mais tout le monde pleure. Grande tristesse et grande colère.- A 49'28 : Bernard VALETTE décrit les incendies, les voitures en feu, il ne s'agit pas de magasins en feu mais de voitures. Certains manifestants lancent des pavés depuis les toits et la police tente de les intercepter.- A 50'35 : nouvelle correspondance de Pierre LANTENAC au quartier latin, rue Saint Jacques : les barricades brûlent (les étudiants y ont mis le feu), les pompiers sont arrivés à passer. Tout le monde attend que le jour se lève et les étudiants attendent que les ouvriers viennent les rejoindre. Il y a une rumeur sur une manifestation d'ouvriers à Strasbourg Saint Denis.

Émission

Edition spéciale

Générique

journaliste

Bernard Valette
Alain Barrau
Pierre Lantenac
Pierre Janin

participant

Daniel Cohn Bendit
Jean Roche

présentateur

Philippe Harrouard

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