Les rêves perdus d'Ossip ZADKINE - Audio Ina.fr

Les rêves perdus d'Ossip ZADKINE

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audio 22 mars 1956 325 vues 45min 04s

Le sculpteur Ossip ZADKINE est l'invité de Louis MOLLION pour un entretien entrecoupé d'interludes musicaux. Il évoque avec passion et humour, avec nombre de métaphores, ses origines, son parcours, La vie d'artiste dans le Montparnasse du début du siècle, ses rencontres et Le travail de création en sculpture. - 00'00 "annonce et générique - 00'43 : Etienne BIERY présente une facette moins connue de ZADKINE, celle de poète, en lisant un de ses poèmes écrit en 1917. - 02'08" : A propos de ce que peut être le rêve d'un sculpteur. Il évoque son désir de faire un monument à Vincent VAN GOGH, "cet occidental extraordinaire". Par quels moyens représenter la vie merveilleuse, et non pas la vie effroyable racontée par la mauvaise littérature, de ce peintre épris de soleil ? VAN GOGH devient un rêve persistant et c'est une chose exquise. - 06'16 "Les origines et le début de sculpteur. Né à Smolensk en Russie sur la Dniepr. Evoque son père professeur de langues mortes et sa maison remplie de livres, sa première sculpture qu'il juge mauvaise. Il ne croit pas au génie dès l'enfance, le génie ne mûrit que très lentement. Puis séjour en Angleterre, où il doit subvenir à ses besoins, ses premiers pas vers la sculpture avec des cours du soir puis quelques commandes d'ateliers, dont se rie aujourd'hui ZADKINE, mais qui incitent son père à l'envoyer à Paris pour devenir sculpteur de métier. - 14'24" Vers 1909-1910, s'inscrit aux Beaux-Arts qu'il quitte très vite pour vivre sa propre vie de sculpteur. Sa vie dans le Montparnasse du début du siècle, dans les cafés, La vie d'artiste et de bohème et son atelier à la Ruche. Ses rencontres avec GIRAUDOUX, APOLLINAIRE, MODIGLIANI. Il croisait PICASSO. C'est à ce moment là qu'il abandonne le modelage et commence à tailler la pierre. Le rêve et la sculpture. - 21'24 "La période de la guerre : En 1915, il s'engage dans l'armée française et a été gazé. Anecdotes sur un riche mécène grec qui lui a envoyé la totalité des oeuvres de Balzac pendant son hospitalisation. Réformé, ZADKINE s'amuse de sa pension à vie versée par l'état. - 24'23" Sa rencontre avec APOLLINAIRE en 1913, Juan GRIS, l'écrivain Pierre-Albert BIROT et d'autres gens merveilleux. "Je n'étais rien (...) mais j'avais la soif". Il reconnaît la difficulté d'avoir été seul à l'époque, tout en critiquant la facilité de se raccrocher à un professeur "distillateur de choses médiocres". - 256'01 "Ses retrouvailles avec APOLLINAIRE après la guerre peu de temps avant sa mort. Métaphore sur les êtres chers disparus : Fernand LEGER, Maurice RAYNAL... - 28'34" La rencontre avec MODIGLIANI à Montparnasse, à l'époque où il faisait ses têtes longues négroïdes. Comment ZADKINE et MODIGLIANI "tapaient" alors les commerçants pour vivre à crédit quand il n'y avait plus d'argent. Nostalgie de cette période où la vie lui semblait plus facile. "Peut-être nous étions zazous à cette époque là, mais le mot a pris 40-50 ans pour naître". - 32'27 "Max JACOB. Beaucoup de jeunes artistes se retrouvaient chez Max JACOB à Montmartre. ZADKINE évoque sa chambre sordide, les soirées entre amis, les lectures de poèmes et la bienveillance de Max JACOB. A cette occasion, ZADKINE a perdu un concours de poème contre RADIGUET."Je pratique maintenant la poésie dans ma sculpture ". - 36'21" Propos sur l'inspiration, ce mot inventé par l'homme. Pour ZADKINE, l'inspiration née du rêve n'existe pas. "Quand l'homme a bien manger, il commence à se rappeler". Déjà l'homme de Crô-Magnon ne représentait que ce qu'il connaissait par coeur, les animaux, les outils, et on y retrouve la même finesse dans le dessin que chez CLOUET. ZADKINE se souvient de cet oiseau "au bec stupide" qui, à partir d'une ficelle, fabriquait une chaussette avec passion. Comme le poète, le peintre, ce faiseur d'objets, c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas ne pas le faire. - 40'50 "ZADKINE se voit dans la sculpture comme un voyageur qui fait encore de mauvais voyages. A chaque nouvelle sculpture, une peur terrible de ne pas réussir et la passion. Avoir encore peur, c'est la seule preuve d'une vaine persistance de la jeunesse. Aller dans la lune n'est pas important, c'est mathématique et une question de temps. Mais aller dans la lune comme dans" Le voyage au centre de la terre "de Jules VERNE est une chose qu'aucune machine ne peut faire. Rien que l'imagination et le rêve. - 44'41 générique de fin -

Émission

Le bureau des rêves perdus ou à la poursuite des rêves perdus

Générique

interprète

Etienne Bierry

participant

Ossip Zadkine

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