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Le racisme , débat avec Simone Veil ancienne déportée

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Le racisme , débat avec Simone Veil ancienne déportée

Réponse à tout

audio 04 mars 1947 965 vues 42min 41s

Analyse du 431D00938 bis - bobine A, plage 1 (les time codes sont conformes à ceux du fichier numérique) - Première partie du débat sur le racisme mené avec le concours du CNRS dans l'enceinte de la Sorbonne, en duplex avec la BBC - A 0' - présentation du sujet et des participants par André GILLOIS, - A 1'34 " -le professeur HOLDEN, de l'université de Londres, en duplex de Londres (son médiocre) : les thèses racistes qui ont conduit à la dernière guerre, vaincu ne voulant pas dire convaincu un long travail d'explication reste à faire auprès des racistes ; l'influence prédominante du milieu sur la formation sociale et culturelle d'un homme au delà de sa" race " ;les différences ne justifient aucune discrimination. - A 7' - Il n'y a jamais eu de race pure, les métis ne posent problème que si le milieu social leur est défavorable. On ne peut pas comparer la sélection des races chez l'animal et chez l'homme. Les thèses hitlériennes sont aussi fausses d'un point de vue biologique que d'un point de vue moral (8'). - A 9'40" - Paul RIVET, du Musée de l'homme : si le métissage conduisait à la dégénérescence, l'humanité actuelle en serait frappée car de tous temps les hommes se sont mêlés, les preuves apportées par la paléontologie et l'anthropologie ; ".. Nous sommes en somme, en Europe, et en France en particulier, les descendants d'une multitude de croisements...", on ne peut faire plus en étudiant une population actuelle que de rechercher des pourcentages de types humains, sans notion de race. Partout dans le monde le milieu importe plus que la race dans le comportement d'un être humain. - A 15'10 " - Longue anecdote sur une enfant indienne d'Amérique du Sud adoptée par un Français et aux caractéristiques de vie désormais européennes ; les exemples nombreux d'hommes d'origines dites exotiques et parfaitement aptes à acquérir les connaissances scientifiques les plus complexes (9'45"). - A 19'12 " - Raoul HARTWEG, anthropologue : le côté biologique de la question raciale, les recherches sur les groupes sanguins n'ont montré qu'une faible corrélation avec les races ; souvenir personnel à ce sujet sur les Pygmées dont les groupes sanguins sont plus proches de ceux des Européens que des noirs avoisinants. On ne peut parler ni de race supérieure ni de race dominante car aucune race n'est fixe, les mutations des statures en sont une preuve (5'20"). - A 24'33 " - Paul RIVET : on ne peut définir un seul type juif, exemples de leur extrême variété. La race juive ne peut pas être caractérisée (1'25"). Raoul HARTWEG : la race juive est un agrégat de populations d'origines disparates qui n'ont en commun que le fait religieux, par conséquent le fait social (20 "). - A 26'25" - Eugène SCHREIDER, anthropologue, en duplex de Londres : l'homme de la rue et la notion de race, le trouble qu'il ressent entre ce qu'il voit et ce qu'il entend dire à ce sujet, la nécessité d'un vocabulaire rigoureusement exact employé par les généticiens et les anthropologues pour éviter toute confusion ; il n'y a pas de race pure et les populations étudiées actuellement, même si elles diffèrent les unes des autres, sont déjà mixtes. Le vrai problème est la valeur psychologique des diverses populations, il existe un "racisme prudent" qui ne se fonde plus sur la biologie mais proclame l'inégalité intellectuelle de certains groupes humains ; exemples de recherches sur les aptitudes de différentes populations comparées à celles d'Occidentaux et montrant les mêmes mécanismes et faiblesses. - A 37"14 " - anecdote humoristique sur la brusque capacité d'aborigènes d'Australie à savoir compter suffisamment pour défendre leurs salaires (9'40"). - A 38'15 " -Simone VEIL, déportée raciale (de longs silences entrecoupent sa déclaration) : ce qu'elle a observé à Auschwitz sur "la race juive ", les types physiques toujours en adéquation avec ceux des populations des pays d'origine,"tous ces gens se regroupaient non pas d'après leur race mais d'après leurs nationalités ". L'exception des juives polonaises qui vivaient en ghetto et se différenciaient nettement des autres Polonaises. Les Françaises revenues des camps de concentration se sentent très différentes des Israëlites des autres pays, elles se sentent françaises avant tout et n'ont pas voulu comme les Polonaises aller en Palestine mais rentrer en France (2'35"). - A 40'50 " - Paul RIVET : ce que vient de dire Simone VEIL confirme que les populations d'origine juive disséminées à travers le monde ne constituent pas une unité raciale. - A 42'10" - Pierre BICARD, du CNRS : la discrétion de Simone VEIL sur les souffrances subies dans les camps, il exprime au nom de tous leur sympathie - applaudissements.

Émission

Réponse à tout

Générique

participant

Simone Veil
Paul Rivet
Raoul Hartweg
Eugène Schreider
Pierre Bicard

présentateur

André Gillois

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