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madelen fait son cinéma : «L’Amour c’est gai, l’amour c’est triste» de Jean-Daniel Pollet

madelen fait son cinéma : «L’Amour c’est gai, l’amour c’est triste» de Jean-Daniel Pollet

Tous les jours madelen, l'offre de streaming illimité de l'INA, vous propose une séance de cinéma.  Gros plan sur "L’Amour c’est gai, l’amour c’est triste" de  Jean-Daniel Pollet avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Marielle et Chantal Goya.

Par l'INA - Publié le 13.12.2021
Crédits : INA/Justine Babut

« Vous êtes bien mignon Léon, mais moi, la couture, c’est pas mon truc. » 

Une merveille, c'est peu dire. Il y a des films qui marquent un tout et un jour, et il y en a qui marquent toujours. Cette tête lunaire de petit titi parisien, maladroit avec les femmes, un comique à l’air triste, j'ai nommé Claude Melki ! Léon partage son atelier de tailleur avec sa soeur Marie, Bernadette Lafont, une fille de joie au sens propre comme au sens figuré. Les clients de l’un croisent les clients de l’autre dans un joyeux bordel, mais le couturier ne pense qu’à Ariette,, Chantal Goya. La toute jeune Bretonne, originaire de Morlaix, trouve refuge dans sa cuisine aux carreaux fleuris. Elle écoute la télé du voisin, avec lui, réfléchit à quel métier elle pourrait bien faire, avec lui, et discute de la couleur de ses yeux, avec lui. « Ça te manque Morlaix ? » C’est la question qui revient le plus dans le film - avec cette phrase de Jean-Pierre Marielle : « Qu’est-ce que je suis con ». Le cinéaste Jean Daniel Pollet a beaucoup de tendresse pour les gens du monde maladivement timides, ceux qui dessinent des cartes de vie, ceux qui ne prétendent pas, ceux qui parlent d’amour à défaut d'en vivre. Et, surtout, ne dites pas que ce sont des gens simples.