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Mensonge d'État - 1986 : le nuage de Tchernobyl

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Mensonge d'État - 1986 : le nuage de Tchernobyl

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video 28 août 2018 1955 vues 02min 58s

Une radioactivité minime et sans impact sur la santé. Après l’explosion du réacteur nucléaire ukrainien de Tchernobyl le 26 avril 1986, c’est ce qui est dit et répété aux Français. Pourtant, un nuage radioactif traversait bien l’Europe, sans épargner l’Hexagone contrairement à ce qui était avancé par les météorologues au lendemain de la catastrophe.
14 jours après l’explosion, Pierre Pellerin, directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisant, un organisme d’état, reconnaissait finalement la présence de particules radioactives en France. Mais après un bon coup de vent, tout cela n’était que de l’histoire ancienne.
Pr. Pierre Pellerin - Directeur du SCPRI : “Et le 4, il ne restait qu’une radioactivité relative dans le sud est, pour arriver à une situation pratiquement normale à partir du 6 mai, voilà ce qui s’est passé sur le plan de l’histoire du vent.”
Si tout semblait être rentré dans l’ordre en France, dans les pays voisins, les mesures étaient alarmantes, et particulièrement dans les sols. Exemple en Allemagne : “A seulement 9 km de la frontière, le compteur GGR indique une radioactivité anormale. + dans la salade par exemple la teneur en particules radioactives et 16 fois supérieur à la dose max autorisée. C’est à partir de ces données que le ministre de l’environnement en a interdit la consommation”.
Des précautions sanitaires prises aussi en Italie ou en Suisse. Mais en France toujours aucune raison de s’inquiéter. Le gouvernement, se voulait encore très rassurant : Alain Madelin - Ministre de l’Industrie - PTT - Tourisme (1986-1988) : “Il y a une inquiétude qui est née il y a quelques jours sur soit disant les épinards qui étaient paraît-il contaminé. Du calme, du calme dans cette affaire. Il n’y a vraiment aucun risque sanitaire".
Aucun risque sanitaire, la scientifique Michèle Rivasi n’y croyait pas. Elle crée alors la CRIIRAD, un laboratoire de mesures indépendant. Ses résultats étaient beaucoup plus alarmistes que ceux présentés par le Pr Pellerin. Ils indiquaient que des zones de l’est de la France avait dépassé le seuil dangereux pour la santé : “Ce professeur Pellerin et le CEA, et EDF, et la COGEMA à l’époque ne fournissait aucune information donc on a décidé de se doter d’outils indépendants pour mesurer la radioactivité et après on avait les preuves… on pouvait montré qu’on nous avait menti”
Un mensonge mis en lumière en 2005 dans le rapport de 2 experts mandatés par la justice.
Accusé d’avoir minimisé les conséquences de l’accident de Tchernobyl, le Pr Pellerin sera finalement blanchi. La responsabilité des autorités françaises ne sera elle aussi jamais reconnue.



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Production

producteur ou co-producteur

Institut national de l'audiovisuel

Générique

rédacteur

Géraldine Cornet Lavau
Ludivine Lopez

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