Henry de Montherlant : la maturité - Vidéo Ina.fr

Henry de Montherlant : la maturité

01 avril 1973 43min 52s 6272 vues

Publicité

|
ou
|
1,99 €

Henry de Montherlant : la maturité

Archives du XXème siècle

01 avril 1973 6272 vues 43min 52s

Interview de l'écrivain Henry de MONTHERLANT intitulée "la maturité" :-Vers 1920, il écrit deux romans "La relève du matin" et "Le songe" qui lui confèrent une situation littéraire. En 1925 il liquide la maison familiale et muni de deux valises, pars pour 10 ans de nomadisme. Entre Afrique du nord, Italie, Espagne, il s'adonne à sa passion de la tauromachie. Il se fiance en 1927 pour rompre quatre mois plus tard. C'est en s'installant à Alger vers 1930 qu'il renoue plus sérieusement avec l'écriture, l'écriture qui manquait à son bonheur. Il écrit un roman anti-colonialiste, anti-français qu'il trouve impubliable quand il rentre en France. -LA GRANDE GENERATION : Evoque André GIDE, MALRAUX, DRIEU LA ROCHELLE et BERNANOS. -LE POÈTE :Henry de MONTHERLANT pense que ses poèmes ne sont connus de personne. Il a horreur de la poésie au théâtre. Pense que son écriture - poétique - est très loin de l'écriture poétique de CLAUDEL. Il parle de sa pièce "Pasiphae", oeuvre que GIDE admirait mais qui ne fut que très peu jouée.-"LES CÉLIBATAIRES" fut son premier roman à succès qui lui valut le très grand prix de l'Académie Française.-"LES JEUNES FILLES" : nouvelles fiançailles, rompues 8 mois plus tard. Il n'était pas fait pour la cohabitation, de plus était volage...tout cet épisode ressembla à une comédie qu'il fit passer dans son roman "Les jeunes filles". Il écrit "Equinoxe de septembre" en rapport avec la guerre qu'il sent imminente et contre la paix de Münich. avec le recul, il considère qu'il n'aurait pas dû écrire sur un sujet qu'il ne connaissait pas suffisamment.-1939-1940 : Il a 43 ans, le rédacteur en chef de "Marianne" journal de gauche, le nomme correspondant de guerre mais, blessé au bout de quelques semaines, il retourne dans le midi où il reste jusqu'en mai 1941. Il écrit alors "Le solstice de juin", livre qui fut interdit par les allemands puis dédouané par Karl BREMER dont des extraits furent publiés dans la NRF. -LA REINE MORTE : C'est Jean Louis VAUDOYER qui lui demanda d'adapter une pièce espagnole qui fut un des grand succès de l'occupation, joué 325 fois à la Comédie Française. Sous l'occupation, MONTHERLANT rencontre Ernst JUNGER dont le livre "Orages d'acier" l'a beaucoup frappé.-L'ÉPURATION : son livre "Solstice de juin" fut attaqué par la résistance vers la fin de la guerre. II passa d'abord devant devant un tribunal d'épuration de la Société des gens de lettre qui l'innocenta complètement ; puis devant un tribunal composé d'écrivains de la Résistance où il fut jugé par deux écrivains qui lui infligèrent une peine de six mois de non-publication. Il lui fut surtout reproché d'avoir écrit le texte "Les chenilles" qui, dans sa pensée était une apologie de l'armistice. - PORT ROYAL : publié en 1954. C'est à partir de ce moment-là qu'il s'est encore davantage retiré du monde. Il reprend à son compte une phrase de Tolstoï : "Tout ce que j'ai fait de bon a été fait dans la solitude"... Il conclut cet interview en disant que la vie est un mouvement de respiration vital et qu'il a toujours privilégié sa vie privée sur son oeuvre. Quant à sa vie privée, on peut en dire ce que l'on veut, tout est inventé".

Émission

Archives du XXème siècle

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

réalisateur

Philippe Collin
Colette Thiriet

producteur

Jean Jose Marchand

participant

Henry de Montherlant

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies relatifs à la publicité, aux réseaux sociaux et à la mesure d'audience.
Masquer ce message
En savoir plus et paramétrer les cookies