Partager
Ajouter Acheter
30 mai 1971 794 vues 47min 24s

Ce premier volet tente de resituer l'origine du mouvement Unanimiste dans le contexte de l'époque (le début du vingtième siècle). A travers des entretiens croisés avec les principaux protagonistes, Jules ROMAINS, André CUISENIER, Charles VILDRAC et ... + de détails

Ce premier volet tente de resituer l'origine du mouvement Unanimiste dans le contexte de l'époque (le début du vingtième siècle). A travers des entretiens croisés avec les principaux protagonistes, Jules ROMAINS, André CUISENIER, Charles VILDRAC et Victor DUHAMEL (frère de Georges), l'auteur les interroge sur leur jeunesse, leurs rencontres, leurs débuts en poésie et en littérature. Jules ROMAINS et André CUISENIER se remémorent successivement leurs souvenirs d'enfance. Le jeune Louis FARIGOULE (alias le futur Jules ROMAINS) entre au lycée Condorcet en 1897. C'est à cette époque qu'il rencontre André CUISENIER car les deux jeunes gens font fréquemment le trajet à pied de Montmartre, où ils habitent, au lycée. CUISENIER dit sa fascination pour la conversation de FARIGOULE avec qui il parlait surtout de poésie. C'est grâce à lui qu'il a découvert la poésie moderne et le mouvement symboliste. Les deux hommes racontent ensuite comment ils ont connu Georges CHENNEVIERE, adolescent exalté, passionné lui aussi de poésie. Sa femme, Charlotte, témoigne de l'amitié qui les liait. Jules ROMAINS évoque ce qu'il a nommé "la vision de la rue d'Amsterdam", en octobre 1903, commentée par André CUISENIER : "c'est dans cette rue, à une heure de grande animation, en compagnie de CHENNEVIERE, qu'il a eu cette sorte de perception rapide, de vision de ce qui se passait autour de lui. La foule, l'agitation, lui sont apparues comme un être véritable, à l'intérieur duquel il n'était qu'une cellule qui pouvait prendre conscience de cet organisme qui le dépassait indéfiniment. Mais si il arrivait à en prendre conscience, peut-être pourrait-il réussir à rendre cet organisme lui même conscient". Cette impression fut tellement extraordinaire qu'il la gardât pour lui plusieurs mois et c'est l'aboutissement de cette pensée qui apparaît dans ses premiers poèmes "La Ville consciente", parus dans la revue "Le Penseur", signés pour la première fois sous le pseudonyme de Jules ROMAINS, alors qu'il n'a que18 ans. C'est à ce moment précis que l'on peut situer la naissance de L'Unanimisme. André CUISENIER se rappelle cette période : son ami lui montre la revue. Le jeune homme est ébloui par un article intitulé "Les sentiments unanimes et la poésie" et rêve, dès lors, d'en rencontrer l'auteur, mais FARIGOULE /ROMAINS ne lui dévoilera pas la vérité tout de suite...Il ne la découvrira que quelques années plus tard, au moment où "L'âme des hommes" de Louis FARIGOULE, publié sous le pseudonyme de Jules ROMAINS, obtiendra un prixEn juillet 1905, Georges CHENNEVIERE publie dans la revue "Vox", un article intitulé "Frisson nouveau", sorte de manifeste sur une sensibilité poétique. Pour André CUISENIER, ces deux courants se complètent et s'insèrent dans la suite de la littérature du 19ème qui allait dans le sens des réalités spirituelles.Charles VILDRAC est interviewé. Elève au lycée Voltaire à Paris, il commence très jeune à écrire des poèmes et se rapproche de camarades avec qui il partageait les mêmes aspirations littéraires dont Georges DUHAMEL. Décédé très tôt, c'est son frère Victor qui rappelle le parcours de ce dernier. Jules ROMAINS évoque ensuite la mémoire de son ami dont il était très proche. VILDRAC publie son premier recueil "Le Verlibrisme", à 19 ans. Il écrira dans de nombreuses petites revues de l'époque où il va rencontrer René ARCOS et Jules ROMAINS. André CUISENIER commente le recueil de poésie de Jules ROMAINS "La vie unanime" dont il a suivi l'écriture de près et conclut sur l'amitié qui les a tous unis. Nombreuses photographies noir et blanc (de Jules Romains, Charles Vildrac, André Cuisenier, Georges Duhamel, René Arcos ; des lieux où ils ont habités) et bancs titres (ouvrages et pages de garde des écrits de Jules Romains, Charles Vildrac, Georges Chennevière, René Arcos ; différentes revues littéraires de l'époque : "Le Penseur", avril 1905, "Vox", "Mercure de France", 01/09/1908) montrés à l'écran.

  • Production
  • producteur ou co-producteur
    Office national de radiodiffusion télévision française