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Claude Lelouch

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Claude Lelouch

L'homme en question

video 16 juil. 1978 1234 vues 01h 01min 30s

L'invité principale de Paul GIANNOLI est le cinéaste Claude LELOUCH. L'émission se compose d'un portrait de l'invité puis d'un débat sur sa façon de faire du cinéma auquel participent Mariella RIGHINI, journaliste au "Nouvel observateur", Françoise PARTURIER, romancière, Catherine DENEUVE, comédienne dans "Si c'était à refaire", et Claire CLOUZOT, journaliste.AUTOPORTRAIT Interview de Claude LELOUCH entrecoupée d'images d'archives de tournages ("Un homme et une femme", "Vivre pour vivre", "Un homme qui me plait", "Un autre homme, une autre chance"), du festival de Cannes 1966... Claude LELOUCH explique qu'il tourne rapidement et avec une équipe technique très réduite parce que les choses vraies ne se produisent qu'une fois et il faut être prêt à les filmer pour ne pas les rater.Il raconte comment il a pris goût au travail de metteur en scène en dirigeant des militaires dans des films d'instruction qu'il réalisait à l'armée.Claude LELOUCH analyse sa façon de faire des films : il se place en reporter pour filmer une fiction. Il s'adresse à l'émotion, au coeur du spectateur, plutôt qu'à sa tête.Claude LELOUCH considère que le festival de Cannes 1966, où il a reçu la Palme d'or pour "Un homme et une femme", est sa première rencontre avec son public, par journalistes interposés. Rétrospectivement, il est content que le succés qu'il a connu pour "Un homme et une femme" ne soit arrivé qu'au 7ème film, ses échecs précédents lui ayant appris à se blinder. Il explique que l'Amérique représente pour lui la liberté et l'enfance, notammant pour leur action lors de la 2ème guerre mondiale. Il raconte une anecdote sur son enfance pendant la guerre: il a échappé à une raffle des juifs dans son école grâce à une prière que ses parents lui avaient apprise et qu'il a pu réciter.Sa conception du métier de metteur en scène: placer toujours la caméra de façon à ce que le spectateur soit toujours à la meilleure place pour suivre l'action.Claude LELOUCH dit sa passion pour le sport, le panache, l'action, le dépassement de soi. Une compétition sportive est toujours un psychodrame, un racourci de ce qui se passe dans la vie. Claude lelouch explique qu'il n'écrit pas un scénario à partir d'une histoire, mais à partir d'un personnage. Ce qui l'intéresse, ce ne sont pas les idées que véhiculent les humains, mais les êtres humains eux-mêmes, avec leurs contradictions, leurs revirements...Depuis le Cub 13 qu'il a créé à Deauville, il présente cet endroit destiné aux élèves cinéastes afin qu'ils rencontrent les gens de cinéma, et au public passionné de cinéma désirant faire une "ciné-cure".Claude LELOUCH explique qu'il est un homme d'action qui s'ennuie en vacances. Il se dit fasciné par le mystère chez les gens: quand il a fait le tour d'une personne et qu'elle a perdu sa part de mystère, cette personne ne l'intéresse plus. C'est peut-être pour ça qu'il aime les acteurs, parce qu'ils arrivent à être eux même et quelqu'un d'autre en même temps.En plateau, débat sur le cinéma de Claude LELOUCH :Claude LELOUCH explique qu'il fait des films pour vérifier qu'il a bien compris ce que la vie lui apprend. Ce qui l'intéresse de filmer ce sont les gens, les personnalités.Claire CLOUZOT estime que Claude LELOUCH ne fait plus le même genre de film depuis "La Bonne année" : avant il s'agissait de fiilms où l'accent était mis sur les hommes et sur des valeurs masculines, et à partir de "La Bonne année", l'image et la place des femmes est différente. Claude LELOUCH répond qu'effectivement sa vision des femmes à changé. Il est issu d'une éducation assez machiste, où l'homme domine et a des prérogatives que les femmes n'ont pas. Il a commencé sa vie d'homme selon ces principes. Et puis les femmes ont changé à partir de 1968, et il s'est aperçu qu'il s'était trompé. Catherine DENEUVE évoque sa collaboration avec Claude LELOUCH, sa façon de travailler sans donner de scénario à ses acteurs.Françoise PARTURIER, romancière, loue longuement les qualités de romancier que Claude LELOUCH développe au travers de ses films, alors justement qu'il est critiqué pour la part d'improvisation qu'il y a dans ses tournages. "Un homme et une femme" est pourtant bien un film romanesque. Elle analyse son style cinématographique. Elle souligne les thèmes récurrents du hazard, et de la rencontre des êtres.Claude LELOUCH décrit sa façon de travailler sur un tournage : Les acteurs répètent la scène écrite. Quand il sent qu'ils se sont appropriés la situation, les personnages, le texte, il les filme, mais ne coupe pas à la fin de la scène pour laisser les comédiens apporter ce qu'ils ressentent du personnage ou de la situation. Mariella RIGHINI le félicite pour ses personnages de femmes qui sont modernes, actives, intelligentes. Elle note que les personnages masculins s'en sortent moins bien : ce sont des grands gosses qui font pleins de bêtises, se font tuer bêtement, jouent avec leurs pistolets, leurs voitures...Claude LELOUCH répond qu'il est plus difficile aujourd'hui d'être une femme que d'être un homme. Elles méritent plus. Actuellement, les hommes marquent le pas parce qu'ils sont désappointés par les changements des femmes qui sont plus exigeantes avec eux.Claire CLOUZOT ressent fortement l'absence de scénario dans les films de LELOUCH. Il y a une idée de départ, puis tout est jetté sur la table comme un paquet de cartes. Les personnages ne sont pas construits sur des bases solides. Catherine DENEUVE défend la façon de travailler de LELOUCH : il y a bien un scénario, mais LELOUCH préfère que les acteurs ne le lisent pas. Elle loue ses qualités à faire des films où ressortent les émotions, la vérité, le réalisme. Elle apprécie la part d'initiative qu'il laisse aux acteurs, la proximité qu'il a avec eux qui vient du fait que c'est lui le caméraman. Il y a une scène écrite au départ. Elle est filmée ainsi, puis elle se prolonge. Si ce n'est pas bon, c'est coupé au montage.Claude LELOUCH confirme qu'il écrit minutieusement ses scénarios, mais qu'il est surtout capable de tout changer au tournage s'il s'apercoit que ça ne fonctionne pas.Diffusion d'un extrait de "C'était un rendez-vous" court-métrage constitué d'un plan séquence de 9 mn filmé en caméra subjective sur un véhicule traversant Paris à toute allure sans s'arrêter (au mépris du code de la route, ce qui fait s'insurger Catherine DENEUVE). LELOUCH raconte les circonstances de cette scène : à la fin du tournage de "Si c'était à refaire", il lui restait 300 m de pellicule... Ce qu'il ne dit pas, c'est que c'était pour rejoindre une femme.

Émission

L'homme en question

Production

producteur ou co-producteur

France Régions 3

Générique

réalisateur

Jean Daniel Verhaeghe
Maurice André

journaliste

Pierre Billard

participant

Catherine Deneuve
Claude Lelouch
Françoise Parturier
Mariella Righini
Claire Clouzot

présentateur

Paul Giannoli

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