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Eugène Ionesco

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Eugène Ionesco

L'homme en question

video 23 juil. 1978 6819 vues 02h 06min 35s

Ce numéro de "L'Homme en question" est exceptionnel dans le sens où l'invité, Eugène IONESCO, est un homme exceptionnel et qu'il a accordé à Pierre-André BOUTANG et Philippe SOLLERS une interview exceptionnelle où il se met lui-même en question.Au cours de l'entretien, Eugène IONESCO, filmé presque constamment en plan serré, parle de lui-même :"Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas ce que je fais ici, je ne sais pas d'où je viens ni où je vais". Il ne croit que moyennement à ce qu'il a fait, à ce qu'il a écrit. Définitivement sceptique et pessimiste, il pense que tout est dérision et tout est inutile. Eugène IONESCO ne croit pas à la valeur de son oeuvre, et regrette de ne pas être resté un petit employé. La seule consolation au grand malheur d'être né c'est l'amitié concède-t-il. Il définit comme métaphysique l'état d'angoisse dans lequel il se trouve. Se comparant à Job, il se demande "Que me veut-on?". Pour parler de Dieu, il évoque CIORAN, les soufistes, les bouddhistes et la nécessité de rire car "Le monde est une farce énorme que Dieu a jouée à l'homme".Il n'est pas d'accord avec la lecture qui a été faite de ses premières pièces : l'expression d'une révolte contre le théâtre bourgeois et la bourgeoisie. Il s'agissait plutôt, dit-il, de son étonnement face à ce monde et à ces gens qui parlent pour ne rien dire, au langage incompréhensible. Il cite l'exemple de Samuel BECKETT sur qui l'on s'est également beaucoup trompé et dont le théâtre est purement métaphysique. IONESCO raconte une expérience de "lumière" qu'il a vécu jeune homme : lors d'une promenade, il a "ressenti une présence, a cru sentir que quelqu'un nous tenait par la main...". Cette expérience ne s'est pas renouvelée et son souvenir ne le réconforte plus.Quand il a quitté son pays (la Roumanie), l'extrême-droite était l'idéologie triomphante. On l'accusait d'être enjuivé et démocrate. Aujourd'hui, s'il se considère réactionnaire c'est que depuis une trentaine d'années la gauche s'est trompée régulièrement, même si elle a dû s'incliner devant les vérités dites par les dissidents soviétiques et par SOLJENITSYNE en particulier. Il cite Jean DANIEL, Bernard-Henri LEVY, Michel FOUCAULT, Jean-Paul SARTRE, tous acteurs de cette gauche qui tente de récupérer à des fins politiques ou personnelles la dissidence. Il se méfie de l'intelligentsia, trop sensible aux secousses irrationnelles et à la force politique, des intermédiaires entre les bureaux de propagandes et le public. Il cite HEIDEGGER et YOUNGER, favorables au nazisme. IONESCO fait à ce moment une parenthèse, évoquant Albert CAMUS, un intellectuel qui trouve grâce à ses yeux. Aujourd'hui, il rend hommage aux scientifiques qui refusent d'aller dans les pays totalitaires, alors que les gens de lettres y vont.Eugène IONESCO donne une belle définition de la culture : "...la dernière chose qui nous permette de dépasser le monde quotidien et de réunir les hommes...". Il conclut : "Maintenant, alors que nous parlons, le monde est en feu et en flammes et... je suis heureux quand minuit arrive et que je peux me coucher et dormir".

Émission

L'homme en question

Production

producteur ou co-producteur

France Régions 3

Générique

réalisateur

Jean Baronnet

producteur

Pierre André Boutang

participant

Eugène Ionesco
Philippe Sollers

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