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Colère de la culture

14 févr. 1997 01h 16min 18s 24062 vues

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Colère de la culture

Bouillon de culture

14 févr. 1997 24062 vues 01h 16min 18s

Changement de programme pour ce "Bouillon de culture" qui colle à l'actualité, et porte bien son nom. BERNARD PIVOT consacre cette émission aux évènements qui cette semaine ont secoué le monde de la culture: tout d'abord l'affaire du licenciement de GERARD PAQUET de la direction du Festival de la Danse et de l'Image de Chateauvallon sur demande du maire Front National de Toulon; puis l'appel à la désobéissance civique des intellectuels aux Lois Debré sur le certificat d'hébergement des étrangers. Pour évoquer ces deux thèmes, PIVOT a invité GERARD PAQUET, des intellectuels et cinéastes, face à BRUNO GOLLNISCH, un des hauts responables du FRONT NATIONAL. Le débat est éminemment houleux et polémique.Avant même que le débat ne commence, DENIS ROCHE, photographe, quitte l'émission: il refuse de participer à un débat en présence d'un membre du FN. - {L'AFFAIRE CHATEAUVALLON}: GERARD PAQUET, Dir. du THEATRE DE DANSE ET D'IMAGE DE CHATEAUVALLON rappelle les faits: JEAN-MARIE LE CHEVALIER, maire FN de Toulon, a demandé la dissolution de l'association TNDI-Chateauvallon (Théatre Nal de la Danse et de l'Image) auprès du tribunal de grande instance de Toulon. Cette demande est motivée par la soit disant mauvaise gestion du théatre. En fait, il s'agirait plutôt d'une mesure d'éviction d'un directeur de théatre qui affiche clairement son opposition au maire FN (puisqu'il a refusé les subventions de la mairie de Toulon depuis l'élection du maire FN), voir même d'une prise de contrôle de la culture par la municipalité Lepeniste. GERARD PAQUET est amené à défendre son budget, les orientations culturelles de ce festival, sa programmation, les rapports avec le public, et notamment le public local. Il explique aussi qu'il faut s'ériger contre le FN, et c'est pour ça qu'il a refusé les subventions du maire de Toulon. Il détaille la procédure judiciaire en cours. Les participants à l'émission débattent de cette affaire. Ils soutiennent tous PAQUET, sauf biensûr BRUNO GOLLNISCH. Le débat s'oriente ensuite sur la politique culturelle du FN et de ses répercutions dans les villes gérées par le FN. PHILIPPE DOUSTE-BLAZY, Ministre de la culture, soutient GERARD PAQUET et s'insurge contre la politique culturelle du FN, qui veut faire passer ses goûts avant ceux du public. Il est indigné par les suppressions de budget aux CHOREGIES d'ORANGE , ainsi que par les censures et orientations prises à la bibliothèque d'ORANGE. Bien sûr BRUNO GOLLNISCH réfute ces arguments, passe à l'attaque et répond aux accusations faites au FN sur sa politique de contôle du culturel. Plusieurs fois PIVOT a du mal à lui faire respecter les règles du débat démocratique. Il tente de monopoliser la parole sous prétexte qu'il est le seul avocat de la défense. GUY SORMAN, écrivain et conseiller du 1er Ministre, se réjouit que ce débat montre le vrai visage du FN. JEAN-MARIE ROUART évoque les dangers de l'action du FN sur la culture. JEAN CLAUDE BARREAU pense qu'il ne faut pas laisser le monopole de la Nation au FN. DOUSTE BLAZY dit qu'il faut agir contre le FN aujourd'hui, car si non il s'agit de "non assistance à République en danger". - {L'APPEL A LA DESOBEISSANCE CIVIQUE}: PIVOT a invité plusieurs des cinéastes qui sont parmis les premiers à avoir signé le manifeste paru dans "Le Monde" d'appel à la désobéissance civique en ce qui concerne le certificat d'hébergement des étrangers inclus dans les Lois Debré sur la limitation de l'immigration clandestine. CLAIRE DENIS, cinéaste, CEDRIC KLAPISCH, cinéaste, PATRICE CHEREAU, cinéaste et metteur en scène de théatre, BERTRAND TAVERNIER, cinéaste, expliquent pourquoi ils sont contre cette loi, et pourquoi ils ont signé ce manifeste (qui est devenu une pétition). Pour eux, cette loi est un appel à la délation; ce qu'ils refusent. De plus, ils pensent que cette loi incite à faire la confusion entre les immigrés clandestins et les immigrés en règle. Ils s'insurgent contre la remise en question d'une France terre d'accueil. JEAN-CLAUDE BARREAU et JEAN-MARIE ROUART expliquent pourquoi ils n'ont pas signé ce manifeste. DOUSTE-BLAZY donne sa position par rapport à l'immigration. Puis c'est au tour de GOLLNISH de dire ce qu'il en pense, utilisant évidemment les thèses populistes habituelles du FN: "Les Français qui vivent dans les banlieues ne se sentent plus chez eux, et ne laissent plus sortir leurs femmes, leurs filles...". Le débat se termine par un échange polémique entre TAVERNIER et GOLLNISCH.

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