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[Jacques Derrida]

23 avril 1996 01h 16min 42s 14748 vues

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[Jacques Derrida]

Le cercle de minuit

23 avril 1996 14748 vues 01h 16min 42s

Laure ADLER reçoit Jacques DERRIDA, écrivain et philosophe. - Il évoque la télévision, dont il se méfie à cause de son action d'homogénéisation, de son inquiétude quant aux pouvoirs énormes du marché de la télévision. Il estime que la télévision est un instrument de nivellement de la pensée et que le citoyen doit la transformer dans le sens de la rupture de préjugés, de la diversité... Il se dit intéressé par le développement, insuffisant, d'une pratique critique des journalistes de TV et signale l'émission "Arrêt sur images" qui analyse les techniques de TV. Il parle de l'absence de liberté et de rapports entre journalistes et spectateurs induite par le prompteur puis note que, dans cette émission, il n'y a pas de prompteur mais des effets de prompteur puisqu'il lit dans sa tête des textes préétablis. Il compare ensuite Laure ADLER à un téléprompteur puisqu'elle oriente son intervention par les questions qu'elle pose. - Jacques DERRIDA parle ensuite, brièvement de ses racines algériennes, de son sentiment d'être une sorte d'immigré, de son nom, de ses études et de la façon dont il est arrivé à la philosophie puis il évoque Albert CAMUS, "L'Etranger", "Noces". - A propos de "La Circumfession", réflexion sur la circoncision et ses différents niveaux d'interprétation. Il soulève le problème du temps à la TV : urgence objective de la durée de l'émission et urgence qualitative qui fait qu'il ne pourrait parler comme il le voudrait de son sujet. - Diffusion d'un document sur le retour de Jacques DERRIDA de Tchécoslovaquie, en 1982, après la soit-disant découverte de drogue dans ses bagages. - En plateau, DERRIDA raconte et analyse l'affaire consécutive à la création d'une association d'aide aux intellectuels tchèques. - "Spectres de MARX" : ce livre, dit-il, est placé sous le signe de la fin de l'apartheid. Il a essayé d'y analyser le travail de deuil du point de vue politique et la hantise du spectre de MARX. Il se demande ensuite ce qu'est un penseur et juge que le travail critique qui se fait dans de nombreuses disciplines témoigne d'un désir de justice. - Diffusion d'un document sur Mumia ABU JAMAL, ex président de l'Association des Journalistes Noirs de Philadelphie, accusé d'avoir tué un policier, condamné à mort et emprisonné depuis 14 ans. - En plateau, Jacques DERRIDA parle du contexte dans lequel on a découvert cette affaire et du Congrès International des Ecrivains qui s'est donné pour tâche de lever les censures, les persécutions dont sont victimes les écrivains et les journalistes. - Laure ADLER l'interroge sur le rôle de la philosophie aujourd'hui. Pour lui, la philosophie est une espèce de pensée et le philosophe, un être nécessaire, en particulier dans l'enseignement. Il souligne que la France est l'un des rares pays où l'on enseigne la philosophie à l'école, et pas seulement à l'université, se dit partisan d'introduire cet enseignement avant la classe de terminale. - Dans son livre "Aporie", Jacques DERRIDA évoque le passage et la possibilité de se réapproprier sa propre mort ainsi que le secret et sa valeur. - Laure ADLER donne les titres des trois derniers livres de Jacques DERRIDA.

Émission

Le cercle de minuit

Production

producteur ou co-producteur

France 2

Générique

réalisateur

Pierre Desfons

participant

Jacques Derrida

présentateur

Laure Adler

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