Dieu et les journalistes - Vidéo Ina.fr

Dieu et les journalistes

Publicité

 
+ de 20 000 programmes en streaming illimité
visionnage
illimité
Un abonnement sans engagement
sans
engagement
Une expérience sans publicité
sans
publicité
Le 1er mois offert
1er mois
offert
|
ou
|
2,99 €
 
telecharger
Téléchargez le programme sur votre ordinateur
graver
Créez votre DVD à la carte (5€ de frais de gravure par DVD gravé)

Dieu et les journalistes

Apostrophes

video 13 avril 1990 2019 vues 01h 26min 10s

Le thème de l'émission de Bernard PIVOT est "Dieu et les journalistes", Dieu étant pris au sens premier du terme par André FROSSARD et dans sa métaphore politique, petit nom donné à François MITTERRAND, pour les autres invités. - Premier invité à s'exprimer, CABU, qui publie deux recueils de dessins satiriques : "Les interdits de Cabu" et "Cabu passe aux aveux". Il a réuni dans le premier 200 dessins refusés par les rédacteurs en chef des journaux pour lesquels il travaille. Il explique que son principal employeur, "Le Canard Enchaîné", journal politique par excellence, apprécie moins ses dessins touchant à des problèmes de société. Il affirme qu'il faut rire de tout, même de la mort. Il ne regrette aucun de ses dessins, trouve qu'il est même trop gentil par rapport à tout ce qui se passe dans le monde, notamment en France. ll constate d'ailleurs que les hommes politiques ne se plaignent jamais de ses caricatures, les hommes d'églises et les militaires étant plus susceptibles. Franz-Olivier GIESBERT se dit choqué par certains dessins de CABU et comprend leur interdiction. D'autres le font rire et il pourrait les publier dans le "Figaro". CABU répond qu'il préfère ne pas voir ses dessins en page 2 au milieu du courrier des lecteurs au trois quart lepénistes. GIESBERT finit par dire qu'il ne publiera pas CABU, qui prend cette déclaration comme un compliment : le contraire l'aurait fait douter de lui et de son travail. - CABU dessine pendant l'émission, participant de cette façon au débat (BT de ses oeuvres). - Paul GUIMARD revient à la littérature après une longue absence avec "Un Concours de circonstances". Ce roman se déroule quinze jours avant et quinze jours après la mort de Georges POMPIDOU. Une danseuse, maîtresse d'un conseiller du Président est trouvée assassinée. A partir de cette mort, GUIMARD fait le portrait d'une époque qu'il considère floue et ambiguë, ainsi que les portraits de tous les personnages qui gravitaient autour de la danseuse et dont la vie est bouleversée. Ce livre suscite une discussion autour de l'affaire MARCOVIC et de la vie privée des hommes politiques qui est encore respectée en France au contraire des pays anglo-saxons. - Franz-Olivier GIESBERT publie un deuxième livre sur François MITTERRAND : "Le Président". Il récuse l'accusation de PIVOT de diaboliser MITTERRAND. Il ne se prosterne pas, c'est tout. De plus, ce n'est pas lui qui est méchant, ce sont les faits. Il expose les traits de MITTERRAND qui selon lui le définissent le mieux : "pragmatique et non visionnaire"; "il ne créé pas l'événement, il le chevauche" ; "il aime le flou artistique" "la fin justifie les moyens...et les moyens sont souvent une fin"... Pour écrire ce pamphlet, GIESBERT s'est servi de toutes les interviews et confidences de proches du Président, et récuse l'accusation de subjectivité et d'invention débridée de Paul GUIMARD. Il évoque longuement l'affaire Greenpeace, l'influence décisive de Pierre MAUROY et de Jacques DELORS imposant à MITTERRAND une politique de rigueur économique. Les femmes ont un rôle également important dans la vie du Président : Françoise FABIUS, Michèle ROCARD... - Marc BRESSANT, sort son premier livre : "Mangin, Mémoires d'un vieux parapluie", ou le journal d'un Président de la République. L'auteur, intéréssé par le phénomène du pouvoir et l'incapacité des hommes politiques à faire bouger les choses, a imaginé la vie d'un Président qui décide d'écrire dix minutes par jour et qui va finalement être plus fasciné par l'écriture sur le pouvoir que par l'exercice du pouvoir. - François-Henri de VIRIEU, journaliste, producteur de l'émission "L'Heure de Vérité", constate dans son essai "La Médiacratie" le pouvoir de plus en plus grand des médias : presse, télévision, radio, téléphone... Il redoute l'abus de puissance des médias qui ont déjà joué un rôle prépondérant dans l'effondrement du communisme. Il refuse que la télévision se substitue aux politiques, même si dans le cas du Téléthon c'est pour la bonne cause. DE VIRIEU avoue inviter à son émission des gens qui "crèvent l'écran". Quant à son rôle dans la montée du Front National pour avoir donné la parole à LE PEN dans "L'Heure de Vérité", il le nie totalement et ne regrette pas de l'avoir invité. Il cite une anecdote sur Michel NOIR, homme politique qui a parfaitement compris le rôle des médias, et qui aurait mis toute sa famille à contribution avant les élections à Lyon, les enfants citant où qu'ils aillent le nom de leur père à la cantonnade. GIESBERT dit que MITTERRAND sait parfaitement se servir des journalistes, les séduire et les influencer. - André FROSSARD, interviewé chez lui par Bernard PIVOT du fait d'une récente hospitalisation, évoque tout d'abord sa santé et la découverte par les médecins "de tas de défauts dans son organisme". Il ne pense pas pour autant à la mort "qui n'existe pas pour Dieu". Il n'y pensait pas non plus alors qu'il se trouvait dans les mains de la gestapo. Dieu lui a fait la plus grande des faveurs, sa révélation. Il croit donc en la résurrection. Dans son livre "Dieu en questions", André FROSSARD a répondu à une cinquantaine de questions sur la foi, l'Eglise, la pratique religieuse, posées par des jeunes gens. A Bernard PIVOT, il explique que pour lui "Dieu n'est pas inconnaissable" comme on peut entendre aujourd'hui. Dieu peut se faire connaître et on peut avoir avec lui des relations personnelles. Il regrette l'abandon par le christiannisme de valeurs importantes, alors qu'elle est la dernière "pensée" qui tienne encore la route aujourd'hui. Dieu n'est pas misogyne : "l'Evangile commence et finit avec une femme". Le goût et la recherche du pouvoir, que l'on trouve également dans l'Eglise, le révolte. Selon lui, il faut prier, ne pas hésiter à réclamer. Dieu est content même si on ne prie que par intérêt. On peut aussi prier pour lui (A.Frossard), "c'est le moment ou jamais" dit-il. - Sur le plateau, tout le monde signifie son admiration pour Frossard. Après avoir présenté quelques livres, Bernard PIVOT laisse la place à Claude-Jean PHILIPPE pour sa présentation du film du ciné-club "Colonel Redl".

Émission

Apostrophes

Production

producteur ou co-producteur

Antenne 2

Générique

réalisateur

Jean Luc Leridon

producteur

Bernard Pivot

participant

Paul Guimard
Franz Olivier Giesbert
André Frossard
François Henri de Virieu
Marc Bressant
Cabu-dessinateur

présentateur

Claude Jean Philippe
Bernard Pivot

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies relatifs à la publicité, aux réseaux sociaux et à la mesure d'audience.
Masquer ce message
En savoir plus et paramétrer les cookies