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L'avenir des commerçants et artisans

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L'avenir des commerçants et artisans

L'actualité en question

video 18 mai 1972 1000 vues 01h 03min 40s

A propos du vote du projet de loi BOULIN sur le régime d'assurance sociale des commerçants et artisans, débat en plateau entre des représentant des organisations syndicales et le ministre du gouvernement CHABAN DELMAS, animé par Etienne MOUGEOTTTE - Présentation des invités par Etienne MOUGEOTTE : M. BOULIN, ministre de la santé et de la sécurité sociale, M. VIGNAL, Cid-Unati, M. LUCENET, caisse d'assurances vieillesses artisans, M. CHARVON, président caisse d'assurance des commerçants, M. J. LE LAGADEC, journaliste à "l'humanité ", M. M. BASSI Michel, journaliste au "Figaro" - M. VIGNAL : "Je voulais vous dire qu'à ma place, j'aurais préféré voir M. NICOUD. Espérons donc que le gouvernement précisera ses intentions "M. BOULIN : "Je voulais donner mon point de vue au sujet de la question préalable. On invitait le gouvernement à ne pas soutenir le projet de loi, La position du gouvernement : l'apaisement est un préalable. Il appartient à ceux, qui se sont égarés dans la violence de revenir. C'est la sagesse de maintenir l'autorité de l'état" - Etienne MOUGEOTTE - M. VIGNAL : "Si nous avons ces assurances d'apaisement tous les esprits pourront être appaisés" - Etienne MOUGEOTTE : "Commençons par les cotisations" - M. LUCENET : "La loi de 1948 a donné la possibilité de créer des caisses dans l'autonomie, les cotisations demandées pour un régime unique étaient trop fortes"M. BOULIN : "C'était en effet un motif, le ??? à l'époque était que les non salariés voulaient conserver leur autonomie. Certains veulent encore continuer l'indépendance du système"- M. VIGNAL : "Dans cette intégration nous serions 1 600 000 par rapport à 13 000 000 de salariés" - M. BOULIN : "Il faut choisir entre ces deux thèses. le gouvernement a choisi l'indépendance" - M. LUCENET : "Beaucoup demandent l'intégration, le système maladie fonctionne depuis trois ans" - M. BOULIN : "L'intégration formulée d'une façon simpliste était attractive, il y a l'idée de sécurité argument valable. Nous avons donné des garanties" - M. CHARVON : "Depuis très longtemps on a été opposé à l'intégration pure et simple, cela présente des difficultés mais si l'ensemble du pays avait les mêmes prestations". - M. MOULIN : "Je suis contre l'intégration car on fait supporter aux seuls salariés les frais de l'intégration" - Etienne MOUGEOTTE : "Quels avantages retireront les artisans et commerçants ?" - M. VIGNAL : "On a dit (que les artisans et commerçants), qu'il ne faudrait pas que les artisans et commerçants qui atteignent le salut trouvent le purgatoire, l'augmentation des 15 % représente très peu de chose 3,00 F par jour, celà n'apaisera pas les consciences. Il faut trouver des sources extérieures : l'une est la participation des grandes surfaces" - M. BOULIN : Ce qu'il faut bien savoir, que le projet de la loi va coûter un milliard de francs à la nation, l'état ne sort pas l'argent d'un chapeau d'arlequin, quand vous citez le chiffre de 3 F par jour, ce sont des gens qui ont très peu cotisés : le fait d'avoir mis 25 %, cela coûtera cher, c'est un effort important, personne ne peut avoir moins de 300 F par mois, minimum commun à tous les Français" - M. LUCENET : "Je parle des gens qui n'ont pas de ressources, touchant 10,00 F par jour, il faut toujours penser à ceux qui ont peu" - M. BOULIN - M. LUCENET : "Pour les petits retraités, il aurait fallu faire un effort plus important" - M. CHARVON : "Les agriculteurs ont eux 7 milliards, nous avec notre petit milliard..." - M. BOULIN : "Cela s'ajoute cependant" - M. CHARVON : "Il va y avoir un forfait d'augmentation de 15 %" - M. BOULIN - M. CHARVON : "Pour l'année 73, celà sera de 15 % vous nous dites que l'on pourra bénéficier du fonds national que les fonds de commerce ne serait plus pris en compte pour les revenus, ce n'est pas un gros cadeau, quel est l'effet de l'aménagement, sans effort d'après moi" - M. BOULIN : "Actuellement un certain nombre d'artisans et commerçants qui n'avaient pas 10 F par jour demandaient le fonds national de solidarité, y ont maintenant droit" - M. CHARVON - M. VIGNAL : "Vous venez d'affirmer qu'il existe des retraités de 300 F par trimestre, il y a beaucoup de retraités dans ce cas "M. BOULIN : "J'en reçois au moins 10 000 lettres de ce genre par jour il faut qu'un artisan et un commerçant dit au moins 10 F par jour" - LUCENET : "Ces gens là ont au moins des ressources extérieures" - M. VIGNAL : "Ces personnes n'osent pas réclamer, ils ont de la pudeur" - M. LUCENET : "Question des droits acquis sur la retraite en ce qui concerne les conjoints, n'y a t il pas une possibilité d'assurer une continuité ?" - M. BOULIN : "Les femmes des artisans se sont acquis des droits dérivés" - Etienne MOUGEOTTE : "Les nouvelles sucursales ?" - M. VIGNAL : "Il faut considérer que pour faire tourner une caisse, il faut un certain nombre d'adhérents, pourquoi ne pas calquer le régime vieillesse sur le régime maladie. Il faut obligatoirement venir à la régionalisation" - M. BOULIN : "Je suis d'accord, je ne crois pas que d'un coup on puisse supprimer toutes ces caisses. Il faut dire aux élus de se décider sur leur sort. Il faut le faire progressivement, en honorant les dossiers de retraite actuellement en cours" - M. LUCENET : "Dans la loi, vous avez prévu des organismes régionaux et des organismes nationaux, je ne vois pas l'utilité de créer un nouvel organisme" - M. BOULIN : "Ce n'est pas un nouvel organisme, c'est une union, ce n'est pas mon affaire, c'est la votre..." - M. CHARVON : "Nous avons mis en marche une réforme de régionalisation adaptée. Le projet de loi a été préparé, adopté très volontairement, on a prévu de diminuer le nombre des caisses" - M. BOULIN : "Tout le monde est d'accord, c'est merveilleux, je suis partisan de faire des élections, que tout le monde se présente et que le meilleur gagne" - M. J. LE LAGADEC : "Vous dites que vous êtes pour des élections ? avant 1967. les assurés sociaux élisaient leurs représentants, vous avez réduit ces élections. Pourquoi avez vous peur des élus assurés sociaux ?"M. BOULIN : "C'est amusant d'entendre un communiste parler d'élections. En 1973, l'état a une gestion dans le système antérieur on faisant de la démagogie" - M. BASSI : "Le gouvernement est là depuis longtemps, pourquoi a t il attendu si longtemps pour ce projet ?" - M. BOULIN : "J'ai entendu toutes les organisations depuis deux ans, je n'étais pas sûr de moi, en allant au parlement. Je n'ai pu sortir ce rapport que maintenant. On doit gouverner dans une perspective de l'Etat à long terme" - M. LE LAGADEC : "On comprend que les députés aient quelques inquiétudes. Vous avez obtenu 58 % des voix. Vous en êtes à 36 %. Comment analysez-vous cette marée descendante ? Avez vous eu la curiosité du nombre des députés devant chercher une autre activité après les élections ?" - M. BOULIN : "Je suis démocrate, je suis un vieux loup, et suis tenté de dire hé bien prenez le pouvoir, chez vous il y a de l'eau dans le gaz, je suis assez optimiste" - M. BASSI : "Je me demande comment ellez vous sortir un budget en octobre qui soit équilibré ?" - M. BOULIN : "Je ne suis pas ministre des finances, la situation économique n'est pas mauvaise, il y a une espèce d'intoxication. A Paris tout le monde est en transes. Les perspectives ne sont pas mauvaises s'il y a une relance à faire. le budget 73 sera difficile mais nous avons la capacité de tenir nos promesses, cela est compatible" - M. BASSI : "Ce budget se trouvera en pleine campagne électorale" - M. BOULIN : "On ne peut pas reprocher à un député de vouloir être élu, je suis très serein" - M. LE LAGADEC : "Le 2ème secteur où vous pouvez trouver de l'argent, pourquoi avez vous limité le choix des français entre les hôpitaux, les autoroutes et l'armement ?" - M. BOULIN : "Vous êtes pour le désarmement général. je voudrais bien que les pays réagissent comme cela, de grâce faisons une politique indépendante" - M. BASSI : "Vous êtes ministre depuis 11 ans, ce que l'on constate est-il conforme à l'esprit de la Vème république ?" - M. BOULIN : "Il faut chercher l'intérêt général. C'est la tradition du gouvernement qui est dans la lignée gaulliste, il faut que l'on retrouve du tonus, il faut raisonner hors des perspectives électorales dans l'intérêt de l'état, le vote a montré que l'on peut se souder sur une question cohérente. Je suis prêt à faire un bilan. Il faut que l'on explique ce qu'il y a de bon. J'ai organisé dans mon ministère des réunions pour montrer ce qui avait été fait". - M. LE LAGADEC : "Vous êtes vous imaginé la vie avec un salaire de moins de 10,00 F par jour ? il y a 6 millions de salariés dans ce cas" - M. BOULIN : "Vous n'avez pas le monopole pour donner 15 F par jour, c'est un problème de compétitivité, nous avons augmenté le niveau de vie, je suis originaire d'une famille humble" - M. LE LAGADEC : "Il y a eu une grève de 8 semaines et cependant les cours montent pour la CGE" - M. BOULIN : "Pour augmenter les profits d'une entreprise et les répartir, il faut investir. Vous avez une conception curieuse. Vous avez combattu le Général de GAULLE, il ne faut pas déséquilibrer une entreprise au hasard. Vous êtes un peu en retard" - M. BASSI : "Comment pouvez vous expliquer qu'une catégorie sociale conservatrice doivent recourir à des moyens de violence" ? - M. BOULIN : "Le petit commerçant a l'avantage sur les grandes surfaces, d'apporter des services personnalisés. Les gens âgés de 55 ans ne peuvent pas se réadapter. Il faut leur permettre d'avoir une vie décente et nos jeunes nous offrirons une loi d'orientation" - M. BASSI : "Comment expliquez-vous que les artisans et commerçants en viennent à la violence ?" - M. BOULIN : "Je regrette que l'on choisisse la violence alors que l'Etat est pour la concertation. L'Etat doit trancher" - Etienne MOUGEOTTE remercie les participants.

Émission

L'actualité en question

Production

producteur ou co-producteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

réalisateur

Jean Cazenave

participant

Robert Boulin
Michel Bassi
Henri Charvon
Jean Le Lagadec

présentateur

Etienne Mougeotte

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