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Plateau Lionel Jospin

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Plateau Lionel Jospin

20 heures le journal

video 08 oct. 1998 1727 vues 54min 24s

Le premier ministre Lionel JOSPIN est l'invité du journal de France 2 pour expliquer la politique de son gouvernement. Il es t interviewé par Claude SERILLON, Arlette CHABOT, Gérard LECLERC et Alain DUHAMEL : - Réaction de Lionel JOSPIN sur l'accident qui s'est déroulé en Catalogne sur le lac de Banyoles et qui a coûté la vie à 20 personnes :"Je voulais dire mon émotion et donner un message de solidarité aux victimes...". - L'INSECURITE DANS LES TRANSPORTS : "La sécurité est un problème majeur dans nos sociétés, nous devons rendre la vie plus sûre pour nos concitoyens....A ces jeunes qui pratiquent ces agressions, je voudrais dire que leur attidtude est absurde et autodestructrice. Ces actes sont et seront sanctionnés...Nous allons faire en sorte que des atteintes à des agents de transports publics soient désormais des circonstances aggravantes..." - L'ORDRE ET LE MOUVEMENT :"On a tendu à opposer le parti de l'ordre et celui du mouvement. Je pense que ces oppositions, aujourd'hui doivent être dépassées. Moi, je suis attaché à la réforme, je veux être représentatif du parti du mouvement, mais je veux que ce mouvement soit fait dans l'ordre. Nous avons besoin de règles, de normes, de repères". - LE PACS :"Si on n'y avait pas mis autant de passion, je pense qu'on aurait avancé avec beaucoup moins de troubles. Cette loi sera votée, elle est comprise par les français parce qu'ils comprennent qu'elle ne menace en rien l'institution du familiale. En particulier, l'adoption est interdite et le restera et la procréation artificielle permettant la filiation est également interdite et le restera....La position du gouvernement n'est en rien de construire une sorte de mariage bis voire de mariage homosexuel." - LA CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE :"L'Europe, dans cette conjecture, est un espace mieux préservé. Nous n'avons pas de raison de céder à la dramatisation. Cette crise est en train de démontrer que les idées libérales sont dangereuses à une époque de globalisation. Au plan national, il faut appuyer la croissance, lutter contre le chômage par une politique volontariste. II faut agir ensuite au niveau européen : si les européens choisissent des politiques de croissance, je pense alors que nous pourrons éviter une partie de cette crise. Je me demande si on ne devrait pas penser à un grand emprunt européen qui pourrait financer aussi des nouvelles technologies, des développements d'infrastructure". - BUDGET ET CONJONCTURE :"S'il y a moins de croissance, il faut que le budget soit quand même un budget minimum de soutien de la conjoncture. Je crois que notre choix d'augmenter de 1% les dépenses publiques a été juste. Je pense que nos prévisions de croissance seront respectées. A condition que les acteurs de la vie économique continue à parier sur la croissance." - LES 35 HEURES : "Je suis convaincu qu'il y a une dynamique de signature des contrats. Je pense que ce qui intéresse beaucoup de chefs d'entreprise, c'est de produire, innover, exporter. Ils n'ont pas de réactions idéologiques.... L'accord dans la métallurgie ce n'est pas un accord. Ce n'est pas la peine que les patrons essaient d'inventer des processus qui n'auront aucune réalité légale". - BAISSE DES CHARGES SUR LES BAS SALAIRES : "Cette question n'est pas mûre". - LES RETRAITES :"C'est une question qui nous est posée pour dix-quinze ans. Donc nous avons absolument la possibilité et le temps d'en poser le diagnostic. J'ai demandé au Commissariat du Plan de me faire des propositions. Ensuite nous ouvrirons une discussion et une négociation. A quoi sert d'aller vite sur ce sujet si on doit s'arrêter en chemin...". - L'EUROPE :"Quels que soient le respect et l'admiration que j'avais pour Helmut KOHL, je pense que le changement en Allemagne va être trés important. Parce qu'on ne trouvera plus, devant des propositions françaises, le refus un peu dogmatique de certains libéraux et de certains conservateurs allemands." - LA MNEF :"Nous verrons bien si des responsables socialistes sont ou non concernés par l'affaire de la MNEF. Je considère que la presse doit faire son travail, mener des enquêtes...Nous, nous faisons la transparence. Un certain nombre de faits ont été transmis au parquet. Des procédures judiciaires auront lieu. Chacun assumera individuellement sa propre responsabilité...". - LA COHABITATION :"Les relations avec le président de la République se passent bien...Les français sont d'ailleurs assez contents de la cohabitation. Je participe de leur contentement parce que vous ne m'entendez jamais critiquer le pdt de la République. Si le président émet des critiques, c'est sa responsabilité...". - STRATEGIE PRESIDENTIELLE :"Je pense qu'il faut avoir une vision pour son propre pays, mais il faut fondamentalement vivre la politique au temps présent. Ma fonction c'est de gouverner. C'est le mandat qui m'a été confié...Je ne suis pas candidat à la présidence de la République. Pourquoi ? Parce qu'il y a un président de la République." - LA MODESTIE :"Je suis calme, mais je ne suis pas passif et je ne suis pas tranquille parce que les problèmes sont là. J'ai des convictions mais je ne suis pas animé par l'esprit de certitude. ll faut bien que dans la responsabilité qui est la mienne, j'aie un minimum de tranquilité, que je ne cède pas à l'affolement, que je ne cède pas aux enthousiasmes ou aux dépressions du moment....En France, et les français le disent, on a la chance d'avoir un pouvoir politique stable et il faut raisonnablement s'en réjouir."

Émission

20 heures le journal

Production

producteur ou co-producteur

France 2

Générique

participant

Lionel Jospin
Gérard Leclerc
Arlette Chabot
Alain Duhamel

présentateur

Claude Sérillon

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