10ème et dernière édition de LA FRANCE EN DIRECT avec pour invité Jacques CHIRAC. - Bruno MASURE commence par lui poser quatre questions: 1/Une devinette : CHIRAC n'y répond pas ; 2/l'auto-stop (cf. BALLADUR) : "Oui, j'en ai fait à Paris" ; 3/les pétards : "Non" ; 4/comment a-t-il arrêté de fumer ? "J'ai fait cela un matin, brusquement. Personne ne s'en est rendu compte, c'est dire si l'on est peu de choses". - Présentation de la brasserie à Lille où se trouve Antoine CORMERY avec des Lillois qui poseront des questions à CHIRAC.CHIRAC raconte une anecdote à propos d'une prédiction qui lui avait été faite par une vieille dame et qui avait été confirmée par un mage. - Il parle des sondages qui le donnent gagnant : "Rien n'est joué, c'est une évidence. Les Français se décideront à la fin de la campagne électorale". - Portrait croisé de CHIRAC par l'écrivain Denis TILLINAC et le Pr CABROL : "Le hussard" (BT NB CHIRAC jeune) ; "Ses qualités" ; "Ses défauts" ; "Conseils d'amis". - GP Pr CABROL, présent sur le plateu, souriant. - CHIRAC parlant de la nature humaine : "Je ne suis pas rancunier de nature. Il faut avoir la capacité de rassembler et non se soumettre à ses humeurs. Mais il ne faut pas être complètement amnésique. Il faut savoir s'entourer de gens bien droits". - QUESTIONS D'IRENE FRAIN, ECRIVAIN, SUR SON LOOK : "Il faut être mari et amant avec la France qui est exigeante. Elle exige de la passion et de la constance dans l'avenir. On est sensible à la séduction qu'on peut exercer mais cela s'atténue avec l'âge. J'ai eu beaucoup de fonctions dans la France. Je n'ai pas tellement souffert. J'ai eu beaucoup de joie dans ma vie politique. Je ne suis pas au point de m'endormir." (Il félicite Irène FRAIN pour son livre "Les Bretons et la mer"). - QUESTIONS DE LILLOIS : 1/Sur l'exclusion : question d'une jeune femme qui participe aux actions d'EmmaÜs : "Je ne suis pas un magicien. On a laissé se développer ce phénomène insupportable. Nous devons éradiquer le mal et il faut commencer dès maintenant. Quelles sont les raisons de l'exclusion et quels sont ses remèdes ? Ce problème crée une fracture sociale dans notre pays." 2/Sur le sida : question d'un volontaire de AIDES sur l'exclusion des sidéens et les rapports avec les pouvoirs publics : "Le sida est devenu un problème tel qu'il doit être au rang des priorités de la recherche scientifique. Il faut les moyens nécessaires pour que les traitements puissent se faire mieux. On devrait instituer un fonds de solidarité pour le logement des sidéens dans chaque département. Il faut une campagne d'information la plus large possible". - QUESTIONS DE RONY BRAUMAN, MEDECIN, ANCIEN PRESIDENT DE MEDECINS SANS FRONTIERES SUR LA POLITIQUE ETRANGERE : "C'est le prier anniversaire du génocide au Rwanda. Or ce crime est interdit" ; CHIRAC : "La France est le pays qui est intervenu avec le plus de force et de résultats. Elle a sauvé des dizaines et des dizaines voire des centaines de milliers de personnes. On est confronté à la volonté d'apporter une assistance et la réalité des choses. On ne peut assumer tous les drames. Tout le monde a dénoncé le génocide. La France l'a fait officiellement à l'ONU. Je l'ai fait et j'ai employé le mot. Il faut savoir comment on peut intervenir de façon efficace. Il faut faciliter la mise en place d'une force d'intervention entre les pays africains sous la tutelle de la communauté internationale." (Il parle ensuite du Burundi et de la Tchétchénie)."Quand la France a voulu une force d'intervention massive, elle s'est retrouvée toute seule". - QUESTION DE MASURE SUR L'ALGERIE : "En Algérie, la situation est dramatique et il n'appartient pas à la France d'aller reconquérir l'Algérie. On ne peut pas se substituer aux Algériens pour prendre des décisions". - QUESTION DE MASURE SUR LA RAISON D'ETAT : "Lionel JOSPIN a dit 'Je ne comprends pas la raison d'Etat'. Qu'en pensez-vous ?" ; CHIRAC : "Je ne comprends pas ce qu'il veut dire". - A LILLE, QUESTION SUR LES JEUNES, LES ETUDIANTS ET LA REVALORISATION DES DIPLOMES UNIVERSITAIRES PAR RAPPORT AUX DIPLOMES DES GRANDES ECOLES : "Ce n'est pas un problème de revalorisation. Les diplômes universitaires sont de grande qualité. Dans les grandes écoles, on fait des stages en entreprise et on acquiert ainsi une connaissance concrète des choses. A l'université, on n'a pas eu l'occasion de ce contact avec l'extérieur. On doit ouvrir l'université sur le milieu régional et professionnel. Il faut la collaboration des deux et que ce stage de 6 mois en entreprise soit rémunéré". - QUESTIONS D'ALAIN AFFLELOU, CHEF D'ENTREPRISE SUR L'EMPLOI : "En Allemagne et aux Etats-Unis, les PME et PMI sont génératrices d'emploi. En France, elles doivent faire le parcours du combattant." ; CHIRAC : "On a découragé les forces vives depuis 15 ans. On a encouragé la spéculation et découragé le travail et l'investissement. On a fabriqué la pénurie et on l'a répartie de façon inéquitable. Les contraintes étouffent les initiatives. Il faut supprimer un grand nombre de démarches administratives quand on veut embaucher quelqu'un. Ces formulaires ont un caractère aberrant. Il y a une nouvelle codification à faire. Les PME et PMI doivent avoir accès au crédit. Il faut une réforme de la fiscalité encourageant plus l'argent qui investit que l'argent qui dort." Il parle ensuite des diplômés qui ne trouvent pas de travail, de l'ampleur du chômage de longue durée, "antichambre de l'exclusion". Il parle d'un "Contrat initiative emploi" inscrit dans son programme. - QUESTION A LILLE SUR LES BANLIEUES: "Je n'aime pas beaucoup le terme de banlieue qui a perdu son sens premier. Je préfère parler de quartiers difficiles. On ne se dispensera pas d'un effort à long terme. Il y a des choses à faire :1/rétablir de l'activité économique et de l'emploi par une incitation fiscale forte,2/maintenir le service public et sa qualité (meilleurs profs et postiers),3/faire un effort important en matière de sécurité dont le coût dans ce domaine importe peu, "Cité" était un beau mot et il est devenu le synomyme de la République qui se défait". - QUESTION DE MASURE SUR L'ENCYCLIQUE DU PAPE ET SUR L'IVG : "Je comprends les propos du Saint-Père qui se réfère à une morale mais il faut appliquer les choses de façon concrète. L'IVG était une évolution incontestable de la société. Je ne regrette pas cette loi". - QUESTIONS DE DANIEL TOSCAN DU PLANTIER, PRODUCTEUR, SUR L'ACTION CULTURELLE ET LA CULTURE : "Il y a eu deux grandes politiques culturelles : DE GAULLE et MALRAUX puis MITTERRAND et LANG. On constate une sympathie du monde culturel pour vous" ; CHIRAC : "Un président doit être un grand mécène. Les Grands Travaux ont marqué la période de François MITTERRAND. Mon idée : Jules FERRY a fait une grande révolution (gratuité de l'école publique), aujourd'hui, les choses n'en vont pas de même pour la culture. Il y a une révolution à faire : il faut donner aux enfants le même accès aux enseignements artistiques. Il faut mettre en oeuvre la loi de 1987 sur l'enseignement artitisque en france. Il y a de grandes réformes à faire concernant les rythmes scolaires. Je souhaiterais être celui qui donnerait 1% du budget de la France au ministère de la Culture. Le Louvre est fantastique, c'est une réussite superbe mais les arts primitifs n'y trouvent pas leur place". - REPORTAGE DE JOHN-PAUL LEPERS sur le pouvoir excessif des 10ème et dernière édition de LA FRANCE EN DIRECT avec pour invité Jacques CHIRAC. - Bruno MASURE commence par lui poser quatre questions: 1/Une devinette : CHIRAC n'y répond pas ; 2/l'auto-stop (cf. BALLADUR) : "Oui, j'en ai fait à Paris" ; 3/les pétards : "Non" ; 4/comment a-t-il arrêté de fumer ? "J'ai fait cela un matin, brusquement. Personne ne s'en est rendu compte, c'est dire si l'on est peu de choses". - Présentation de la brasserie à Lille où se trouve Antoine CORMERY avec des Lillois qui poseront des questions à CHIRAC.CHIRAC raconte une anecdote à propos d'une prédiction qui lui avait été faite par une vieille dame et qui avait été confirmée par un mage. - Il parle des sondages qui le donnent gagnant : "Rien n'est joué, c'est une évidence. Les Français se décideront à la fin de la campagne électorale". - Portrait croisé de CHIRAC par l'écrivain Denis TILLINAC et le Pr CABROL : "Le hussard" (BT NB CHIRAC jeune) ; "Ses qualités" ; "Ses défauts" ; "Conseils d'amis". - GP Pr CABROL, présent sur le plateu, souriant. - CHIRAC parlant de la nature humaine : "Je ne suis pas rancunier de nature. Il faut avoir la capacité de rassembler et non se soumettre à ses humeurs. Mais il ne faut pas être complètement amnésique. Il faut savoir s'entourer de gens bien droits". - QUESTIONS D'IRENE FRAIN, ECRIVAIN, SUR SON LOOK : "Il faut être mari et amant avec la France qui est exigeante. Elle exige de la passion et de la constance dans l'avenir. On est sensible à la séduction qu'on peut exercer mais cela s'atténue avec l'âge. J'ai eu beaucoup de fonctions dans la France. Je n'ai pas tellement souffert. J'ai eu beaucoup de joie dans ma vie politique. Je ne suis pas au point de m'endormir." (Il félicite Irène FRAIN pour son livre "Les Bretons et la mer"). - QUESTIONS DE LILLOIS : 1/Sur l'exclusion : question d'une jeune femme qui participe aux actions d'EmmaÜs : "Je ne suis pas un magicien. On a laissé se développer ce phénomène insupportable. Nous devons éradiquer le mal et il faut commencer dès maintenant. Quelles sont les raisons de l'exclusion et quels sont ses remèdes ? Ce problème crée une fracture sociale dans notre pays." 2/Sur le sida : question d'un volontaire de AIDES sur l'exclusion des sidéens et les rapports avec les pouvoirs publics : "Le sida est devenu un problème tel qu'il doit être au rang des priorités de la recherche scientifique. Il faut les moyens nécessaires pour que les traitements puissent se faire mieux. On devrait instituer un fonds de solidarité pour le logement des sidéens dans chaque département. Il faut une campagne d'information la plus large possible". - QUESTIONS DE RONY BRAUMAN, MEDECIN, ANCIEN PRESIDENT DE MEDECINS SANS FRONTIERES SUR LA POLITIQUE ETRANGERE : "C'est le prier anniversaire du génocide au Rwanda. Or ce crime est interdit" ; CHIRAC : "La France est le pays qui est intervenu avec le plus de force et de résultats. Elle a sauvé des dizaines et des dizaines voire des centaines de milliers de personnes. On est confronté à la volonté d'apporter une assistance et la réalité des choses. On ne peut assumer tous les drames. Tout le monde a dénoncé le génocide. La France l'a fait officiellement à l'ONU. Je l'ai fait et j'ai employé le mot. Il faut savoir comment on peut intervenir de façon efficace. Il faut faciliter la mise en place d'une force d'intervention entre les pays africains sous la tutelle de la communauté internationale." (Il parle ensuite du Burundi et de la Tchétchénie)."Quand la France a voulu une force d'intervention massive, elle s'est retrouvée toute seule". - QUESTION DE MASURE SUR L'ALGERIE : "En Algérie, la situation est dramatique et il n'appartient pas à la France d'aller reconquérir l'Algérie. On ne peut pas se substituer aux Algériens pour prendre des décisions". - QUESTION DE MASURE SUR LA RAISON D'ETAT : "Lionel JOSPIN a dit 'Je ne comprends pas la raison d'Etat'. Qu'en pensez-vous ?" ; CHIRAC : "Je ne comprends pas ce qu'il veut dire". - A LILLE, QUESTION SUR LES JEUNES, LES ETUDIANTS ET LA REVALORISATION DES DIPLOMES UNIVERSITAIRES PAR RAPPORT AUX DIPLOMES DES GRANDES ECOLES : "Ce n'est pas un problème de revalorisation. Les diplômes universitaires sont de grande qualité. Dans les grandes écoles, on fait des stages en entreprise et on acquiert ainsi une connaissance concrète des choses. A l'université, on n'a pas eu l'occasion de ce contact avec l'extérieur. On doit ouvrir l'université sur le milieu régional et professionnel. Il faut la collaboration des deux et que ce stage de 6 mois en entreprise soit rémunéré". - QUESTIONS D'ALAIN AFFLELOU, CHEF D'ENTREPRISE SUR L'EMPLOI : "En Allemagne et aux Etats-Unis, les PME et PMI sont génératrices d'emploi. En France, elles doivent faire le parcours du combattant." ; CHIRAC : "On a découragé les forces vives depuis 15 ans. On a encouragé la spéculation et découragé le travail et l'investissement. On a fabriqué la pénurie et on l'a répartie de façon inéquitable. Les contraintes étouffent les initiatives. Il faut supprimer un grand nombre de démarches administratives quand on veut embaucher quelqu'un. Ces formulaires ont un caractère aberrant. Il y a une nouvelle codification à faire. Les PME et PMI doivent avoir accès au crédit. Il faut une réforme de la fiscalité encourageant plus l'argent qui investit que l'argent qui dort." Il parle ensuite des diplômés qui ne trouvent pas de travail, de l'ampleur du chômage de longue durée, "antichambre de l'exclusion". Il parle d'un "Contrat initiative emploi" inscrit dans son programme. - QUESTION A LILLE SUR LES BANLIEUES: "Je n'aime pas beaucoup le terme de banlieue qui a perdu son sens premier. Je préfère parler de quartiers difficiles. On ne se dispensera pas d'un effort à long terme. Il y a des ch