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Jacques Chirac

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video 06 avril 1995 4387 vues 01h 42min 57s

10ème et dernière édition de LA FRANCE EN DIRECT avec pour invité Jacques CHIRAC. - Bruno MASURE commence par lui poser quatre questions: 1/Une devinette : CHIRAC n'y répond pas ; 2/l'auto-stop (cf. BALLADUR) : "Oui, j'en ai fait à Paris" ; 3/les pétards : "Non" ; 4/comment a-t-il arrêté de fumer ? "J'ai fait cela un matin, brusquement. Personne ne s'en est rendu compte, c'est dire si l'on est peu de choses". - Présentation de la brasserie à Lille où se trouve Antoine CORMERY avec des Lillois qui poseront des questions à CHIRAC.CHIRAC raconte une anecdote à propos d'une prédiction qui lui avait été faite par une vieille dame et qui avait été confirmée par un mage. - Il parle des sondages qui le donnent gagnant : "Rien n'est joué, c'est une évidence. Les Français se décideront à la fin de la campagne électorale". - Portrait croisé de CHIRAC par l'écrivain Denis TILLINAC et le Pr CABROL : "Le hussard" (BT NB CHIRAC jeune) ; "Ses qualités" ; "Ses défauts" ; "Conseils d'amis". - GP Pr CABROL, présent sur le plateu, souriant. - CHIRAC parlant de la nature humaine : "Je ne suis pas rancunier de nature. Il faut avoir la capacité de rassembler et non se soumettre à ses humeurs. Mais il ne faut pas être complètement amnésique. Il faut savoir s'entourer de gens bien droits". - QUESTIONS D'IRENE FRAIN, ECRIVAIN, SUR SON LOOK : "Il faut être mari et amant avec la France qui est exigeante. Elle exige de la passion et de la constance dans l'avenir. On est sensible à la séduction qu'on peut exercer mais cela s'atténue avec l'âge. J'ai eu beaucoup de fonctions dans la France. Je n'ai pas tellement souffert. J'ai eu beaucoup de joie dans ma vie politique. Je ne suis pas au point de m'endormir." (Il félicite Irène FRAIN pour son livre "Les Bretons et la mer"). - QUESTIONS DE LILLOIS : 1/Sur l'exclusion : question d'une jeune femme qui participe aux actions d'EmmaÜs : "Je ne suis pas un magicien. On a laissé se développer ce phénomène insupportable. Nous devons éradiquer le mal et il faut commencer dès maintenant. Quelles sont les raisons de l'exclusion et quels sont ses remèdes ? Ce problème crée une fracture sociale dans notre pays." 2/Sur le sida : question d'un volontaire de AIDES sur l'exclusion des sidéens et les rapports avec les pouvoirs publics : "Le sida est devenu un problème tel qu'il doit être au rang des priorités de la recherche scientifique. Il faut les moyens nécessaires pour que les traitements puissent se faire mieux. On devrait instituer un fonds de solidarité pour le logement des sidéens dans chaque département. Il faut une campagne d'information la plus large possible". - QUESTIONS DE RONY BRAUMAN, MEDECIN, ANCIEN PRESIDENT DE MEDECINS SANS FRONTIERES SUR LA POLITIQUE ETRANGERE : "C'est le prier anniversaire du génocide au Rwanda. Or ce crime est interdit" ; CHIRAC : "La France est le pays qui est intervenu avec le plus de force et de résultats. Elle a sauvé des dizaines et des dizaines voire des centaines de milliers de personnes. On est confronté à la volonté d'apporter une assistance et la réalité des choses. On ne peut assumer tous les drames. Tout le monde a dénoncé le génocide. La France l'a fait officiellement à l'ONU. Je l'ai fait et j'ai employé le mot. Il faut savoir comment on peut intervenir de façon efficace. Il faut faciliter la mise en place d'une force d'intervention entre les pays africains sous la tutelle de la communauté internationale." (Il parle ensuite du Burundi et de la Tchétchénie)."Quand la France a voulu une force d'intervention massive, elle s'est retrouvée toute seule". - QUESTION DE MASURE SUR L'ALGERIE : "En Algérie, la situation est dramatique et il n'appartient pas à la France d'aller reconquérir l'Algérie. On ne peut pas se substituer aux Algériens pour prendre des décisions". - QUESTION DE MASURE SUR LA RAISON D'ETAT : "Lionel JOSPIN a dit 'Je ne comprends pas la raison d'Etat'. Qu'en pensez-vous ?" ; CHIRAC : "Je ne comprends pas ce qu'il veut dire". - A LILLE, QUESTION SUR LES JEUNES, LES ETUDIANTS ET LA REVALORISATION DES DIPLOMES UNIVERSITAIRES PAR RAPPORT AUX DIPLOMES DES GRANDES ECOLES : "Ce n'est pas un problème de revalorisation. Les diplômes universitaires sont de grande qualité. Dans les grandes écoles, on fait des stages en entreprise et on acquiert ainsi une connaissance concrète des choses. A l'université, on n'a pas eu l'occasion de ce contact avec l'extérieur. On doit ouvrir l'université sur le milieu régional et professionnel. Il faut la collaboration des deux et que ce stage de 6 mois en entreprise soit rémunéré". - QUESTIONS D'ALAIN AFFLELOU, CHEF D'ENTREPRISE SUR L'EMPLOI : "En Allemagne et aux Etats-Unis, les PME et PMI sont génératrices d'emploi. En France, elles doivent faire le parcours du combattant." ; CHIRAC : "On a découragé les forces vives depuis 15 ans. On a encouragé la spéculation et découragé le travail et l'investissement. On a fabriqué la pénurie et on l'a répartie de façon inéquitable. Les contraintes étouffent les initiatives. Il faut supprimer un grand nombre de démarches administratives quand on veut embaucher quelqu'un. Ces formulaires ont un caractère aberrant. Il y a une nouvelle codification à faire. Les PME et PMI doivent avoir accès au crédit. Il faut une réforme de la fiscalité encourageant plus l'argent qui investit que l'argent qui dort." Il parle ensuite des diplômés qui ne trouvent pas de travail, de l'ampleur du chômage de longue durée, "antichambre de l'exclusion". Il parle d'un "Contrat initiative emploi" inscrit dans son programme. - QUESTION A LILLE SUR LES BANLIEUES: "Je n'aime pas beaucoup le terme de banlieue qui a perdu son sens premier. Je préfère parler de quartiers difficiles. On ne se dispensera pas d'un effort à long terme. Il y a des choses à faire :1/rétablir de l'activité économique et de l'emploi par une incitation fiscale forte,2/maintenir le service public et sa qualité (meilleurs profs et postiers),3/faire un effort important en matière de sécurité dont le coût dans ce domaine importe peu, "Cité" était un beau mot et il est devenu le synomyme de la République qui se défait". - QUESTION DE MASURE SUR L'ENCYCLIQUE DU PAPE ET SUR L'IVG : "Je comprends les propos du Saint-Père qui se réfère à une morale mais il faut appliquer les choses de façon concrète. L'IVG était une évolution incontestable de la société. Je ne regrette pas cette loi". - QUESTIONS DE DANIEL TOSCAN DU PLANTIER, PRODUCTEUR, SUR L'ACTION CULTURELLE ET LA CULTURE : "Il y a eu deux grandes politiques culturelles : DE GAULLE et MALRAUX puis MITTERRAND et LANG. On constate une sympathie du monde culturel pour vous" ; CHIRAC : "Un président doit être un grand mécène. Les Grands Travaux ont marqué la période de François MITTERRAND. Mon idée : Jules FERRY a fait une grande révolution (gratuité de l'école publique), aujourd'hui, les choses n'en vont pas de même pour la culture. Il y a une révolution à faire : il faut donner aux enfants le même accès aux enseignements artistiques. Il faut mettre en oeuvre la loi de 1987 sur l'enseignement artitisque en france. Il y a de grandes réformes à faire concernant les rythmes scolaires. Je souhaiterais être celui qui donnerait 1% du budget de la France au ministère de la Culture. Le Louvre est fantastique, c'est une réussite superbe mais les arts primitifs n'y trouvent pas leur place". - REPORTAGE DE JOHN-PAUL LEPERS sur le pouvoir excessif des technocrates à l'IEP de Paris : ITW jeunes préparant le concours d'entrée de l'ENA / DP salle de cours pendant un cours. - REACTION DE CHIRAC à ce reportage : "La voix du bon sens s'exprime par ces jeunes."(Il parle de la formation des hommes politiques, il ne peut pas refuser l'ENA.) "Je suis frappé par le fait qu'il y ait trois domaines où les Français sont compétents : la stratégie, le militaire et le politique qui exige compétence et formation. C'est un métier comme un autre". - A LILLE, QUESTION SUR LE LOGEMENT SOCIAL : "Il n'est pas acceptable que des gens soient sans domicile ou mal logés. La société gaspille ses moyens. Il existe un nombre considérable de gens voulant accéder à la propriété dans le logement social aidé.Il faut faire deux choses :1/donner une aide (prêts sans intérêts, prêts complémetaires intégrant les risques modernes). Ces gens quitteraient les logements sociaux qui seraient alors disponibles pour les plus démunis ;2/réaliser un vaste programme de logements transitoires." - FACE A FACE AVEC ALAIN TOURAINE, SOCIOLOGUE :1/L'AVENIR DE LA SOCIETE, LE TRAVAIL ET LE CHOMAGE : "Aujourd'hui, notre société pense peu. Il y a un conformisme intellectuel. Ceux qui ont quelque chose à dire ne sont pas entendus. On n'a jamais observé une période longue pendant laquelle il y avait une société à deux vitesses : ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Il y a toujours eu un ajustement. Je suis persuadé que dans notre société, il y a de l'activité pour tout le monde. Je suis persuadé qu'on retrouvera cet équilibre après un réajustement."2/LA RELANCE DE L'ECONOMIE ET LES BESOINS DE LA SOCIETE : "Le troisième paramètre, c'est le coût considérable du chômage. Un chômeur coûte 120 000 Francs par an à la société. C'est une masse de manoeuvre considérable qui peut rendre solvables beaucoup de métiers nouveaux (travail à domicile grâce aux autoroutes de l'information).Le salaire n'est pas une variable d'ajustement. Il faut récompenser le travail, l'effort et le mérite" ;3/LA QUESTION DE L'IDENTITE NATIONALE DES FRANCAIS : "Le monde est ouvert mais nous maîtrisons notre destin. Il faut sauvegarder notre identité culturelle française et européenne. Je soutiens la position de l'identité face aux Etats-Unis hégémoniques. Ce que nous ne déléguons pas nous appartient (notre force nucléaire de dissuasion,les valeurs de notre République, nos valeurs nationales aujourd'hui menacées). - A LILLE, QUESTION CONCERNANT L'INFLUENCE DES "GUIGNOLS DE L'INFO" SUR LES ELECTEURS : "Aujourd'hui, c'est l'expression de la vieille tradition des troubadours, il n'y a pas de censure. Le caricaturiste est beaucoup plus souvent pointu dans son analyse que l'éditorialiste. On apprend des choses". - QUESTIONS DE JOURNALISTES : JEAN-LUC MANO sur le climat de la campagne et Edouard BALLADUR : "Les Français n'ont pas encore arrêté leur position. Je ne veux pas faire de politique fiction ce soir". - JEAN-MICHEL CARPENTIER sur la hausse des salaires : "Je n'ai pas promis une hausse du pouvoir d'achat. Mais la croissance revenant, il faut distribuer ses fruits de façon équitable. Les salaires ne sont pas l'ennemi de l'emploi. (Il parle des accusations de démagogie portées à son encontre). - ALAIN GENESTAR (Journal du Dimanche) sur la quatrième position de LE PEN dans les sondages : "Je ne suis pas surpris, il existe en France un mouvement contestaire nourrissant les extrêmismes. Je suis inquiet quand ce mouvement prend de l'ampleur car il menace nos valeurs. Les idées de LE PEN sont à l'opposé de celles qui ont fait la force de la France,l'humanisme. Mes relations avec lui ne sont pas au beau fixe". - LAURENT JOFFRIN (Nouvel Observateur) sur Edouard BALLADUR : "Ce n'est pas le débat, je ne veux pas polémiquer. Ce n'est pas le problème". - ALAIN GENESTAR sur le pacte républicain : "Je l'évoque longuement dans tous mes discours (valeurs incarnées par la République, égalité des chances et des droits, cohésion sociale et unité nationale). Depuis 15 ans, il y a une fracture dans la société qui le brise". - JEAN-MICHEL CARPENTIER: "Toute la majorité est consciente que nous devons changer les choses et que la continuité de ce qu'on a fait depuis 15 ans n'est pas possible". - JEAN-LUC MANO sur la garantie de l'impartialité de l'Etat : "Il faut revenir sur les décisions prises par François MITTERRAND quand il a augmenté le nombre de postes nommés par le chef de l'Etat. Nous avons tous commis des erreurs dans le passé. On s'est installé dans l'Etat de façon personnelle (Il parle de la conception étatique de DE GAULLE à laquelle il voudrait revenir). Cette question ne devrait plus se poser dans l'avenir". - JEAN-MICHEL CARPENTIER sur la justice : "Pourquoi est-ce si long et si difficile d'y accéder ? Il faut lui donner les moyens de l'efficacité de son action. Son indépendance est aujourd'hui assurée et il est capital qu'il en soit ainsi". - ALAIN GENESTAR sur le secret de l'instruction et la presse : "C'est un problème compliqué. Il faut assurer le respect de la présomption d'innoncence et le désir des Français de transparence, d'être informés. Il y a là une contradiction".LAURENT JOFFRIN sur la polémique du Canard Enchaîné ayant révélé qu'il louait un appartement dans le 7ème arrondissement de Paris pour un loyer avantageux : il raconte l'histoire de son bail. "Si nous n'avions pas été en campagne, je n'aurais pas répondu à cette polémique. Mais la transparence est de mise en campagne électorale". - JEAN-LUC MANO rappelle qu'il a été 3 fois candidat ("MITTERRAND aussi", répond CHIRAC) et demande pourquoi il veut devenir président de la République : "Parce que je trouve que la France est dans une situation difficile et qu'elle ne mérite pas cela. J'ai beaucoup réfléchi".

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