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30 janv. 1995 24156 vues 01h 33min 14s

Ce soir Nicolas SARKOZY est l'invité de la nouvelle émission politique de France 2 "La France en direct". Tour à tour les invités posent des questions au porte parole d'Edouard BALLADUR. - Jean Marc LECH (IPSOS): "Nous connaissons le nom du proc... + de détails

Ce soir Nicolas SARKOZY est l'invité de la nouvelle émission politique de France 2 "La France en direct". Tour à tour les invités posent des questions au porte parole d'Edouard BALLADUR. - Jean Marc LECH (IPSOS): "Nous connaissons le nom du prochain président de la république. Que ferez vous dans les 100 premiers jours?" - N SARKOZY: "Je ne crois pas à l'état mythique de l'état de grace. Nous n'avons pas que 6 mois pour agir sur sept ans. C'est une idée archaïque. La démocratie est celle qui veut des débats en permanence. On doit sortir de cette campagne présidentielle avec un président qui fasse plaisir aux français.". - JM LECH: "BERLUSCONI a suscité un renouveau de la politique en italie, il a essayé de négocier avec sa majorité. Aujourd'hui, c'est le 1er lessivé.". - N SARKOZY: "La comparaison entre ces 2 pays n'est pas pertinente. Je ne crois pas aux hommes providentiels. Jamais les 50 millions de français n'ont été aussi vigilants. Rien ne ressemblera plus à la France d'après les présidentielles que celle d'avant.". - JM LECH: "89% des électeurs de Jacques CHIRAC veulent un débat avec BALLADUR.". - N SARKOZY: "Je suis très réservé sur cela pour le 1er tour. Quel serait l'image que nous donnerions à nos électeurs? Il faut que l'on se retrouve au 2ed tour.". - Dany BREUIL (PDG SMOBY): "En France, nous avons un problème avec la fiscalité des entreprises. Nous voulons un allègement des charges sociales et la réduction des taxes professionnelles.". - N SARKOZY: "Le poids des charges est un frein à l'emploi. Nous n'avons pas réussi à tenir la dépense. Ne croyez pas l'homme politique qui vous dira le contraire. Nous devons aller plus loin. Je suis pour faire baisser la taxe professionnelle. Ce sera un de nos chantiers.". - D BREUIL: "Nous sommes choqués par les propos de BACKMANN qui parle de délocalisation en Chine.". - N SARKOZY: "Je ne suis pas d'accord avec cela. C'est le ravage d'une conception idéologique du marché. Sur l'affaire des délocalisations, il y en a des bonnes.". - Dans un café de Cavaillon, Alain BERNISSAN (Chef d'Entreprise): "Nous voulons nous agrandir mais nous ne pouvons pas embaucher car les charges patronales sont trop importantes.".N SARKOZY: "En 1998, pour un salarié sur 2 les employeurs ne paieront plus les cotisations d'assurance maladie. Il faut tenir un langage de raison, il faut alléger les charges.". - A BERNISSAN: "Les exhonérations sont une petite bouffée d'oxygène mais après cela coute cher.". - N SARKOZY: "Les allègement sur les cotisations familiales et l'assurance maladie seront des allègements définitifs. Mais on ne peut pas assurer qu'il n'y aura plus de cotisations car qui va payer les retraites?.". - Emile MORLOT (Expéditeur fruits et légumes): "La santé de la France passe par les entreprises. Je suis convaincu que l'attitude intransigeante des banques est une des causes du chomage. Comment une entreprise peut-elle créer des emplois face aux éxigences des banques?.". - N SARKOZY: "A la fin des années 80, les banques ont prété trop d'argent à l'immobilier et en 90 elles n'en prètent pas assez aux entreprises. En 94, le nombre de faillitte de PME a baissé de 14%. On a été trop loin dans le crédit facile d'hier.". - Guy SORMAN (économiste): "A qui je parle: au ministre du budget, au porte parole d'Edouard Balladur ou au ministre du président BALLADUR...?"La France a 2 records: son chomage et sa dette publique. DE GAULLE disait qu'au dessus de 40% de prélèvement puplic, c'est le socialisme. Allez vous nous sortir de ce socialisme tacite. Allez vous baisser les impots?.". - N SARKOZY: "J'aimerai bien baisser les impots mais j'ai succédé à 10 ans de socialisme. Nous consacrons une bonne part des revenus de l'impot à remboursser les intérets de la dette mais il ne faut plus augmenter les impots. Je ne suis pas assez intélligent pour être idéologue. Qui peut savoir la solution? Nous sommes le produit d'une histoire.". - G SORMAN: "Je vous trouve ultra libérale sur le chomage.". - N SARKOZY: "En 94, la France aura créé 230 000 emplois. La croissance n'est pas suffisantepour réduire le chomage mais elle est nécéssaire.". - Gilles LIPOVETSKY (Philosophe): "Ce qui domine les aspirations des français est l'emploi mais aussi la justice, l'intégrité et l'honneteté. Tout se passe comme si au moment où le capitalisme n'a plus de combattant idéologique, il y avait un retour à la lutte contre l'argent. Ne faut-il pas un acte supplémentaire? Séparer le responsable suprème de la justice du gouvernement?". - N SARKOZY: "Je suis contre cette idée. Pourquoi changerions nous encore la législation au moment où toutes ces "affaires" sortent? Je suis contre l'indépendance du Garde des Sceaux. La majorité doit définir la politique criminelle. C'est la volonté des électeurs sinon il n'y aurait plus légitimité.". - G LIPOVETSKI: "Le cumul des mandats?". - N SARKOZY: "Aujourd'hui, les hommes politiques ont le droit à 2 mandats et j'aime cette situation. Cela oblige celui qui a un mandat national d'aller aussi sur le terrain.". - Paul LEFEVRE (journaliste): "Nous en avons jusqu'en 97 avec le climat de corruption. Pourrions nous imaginer de peaufiner les 2 textes d'amnistie et de repartir sur de nouvelles bases?". - N SARKOZY: "Le prochain président de la république decidera si il y aura une amnistie ou non. Moi j'y suis très réservé surtout alors que des affaires sont en cours. Pour les affaires d'abus de biens sociaux, je trouve que la solution jurisprudentielle est la meilleur.". - SUITE DANS LE CHAMP SEQU..