Mgr Henri d'Orléans, comte de Paris - Vidéo Ina.fr

Mgr Henri d'Orléans, comte de Paris

13 mars 1994 50min 42s 8395 vues

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Mgr Henri d'Orléans, comte de Paris

L'heure de vérité

13 mars 1994 8395 vues 50min 42s

Le prince Henri d'Orléans, comte de Paris, est l'invité de "l'Heure de vérité" à l'occasion de la publication chez Fayard de son livre intitulé "Dialogue sur la France" qui réunit l'ensemble des lettres échangées avec le général De GAULLE.- Il est interviewé par Paul GUILBERT, chef du service politique du "Figaro", Jean Marie COLOMBANI, du "Monde", et Albert Du ROY, de "France 2". - Présentations d'usage par François Henri De VIRIEU qui introduit le débat par les relations ayant lié le comte de Paris et le général de GAULLE et par le respect ou non des préséances langagières, le comte de Paris laissant libre-choix aux journalistes de s'adresser à lui sous les titres de "Monseigneur" ou de "Monsieur". - François Henri de VIRIEU souligne que, à l'âge de 86 ans, c'est la première participation du comte de Paris à une émission de télévision, en raison d'une certaine défiance à l'égard des journalistes. Par prévenance, il est donc entendu qu'il n'y aura pas de questions "inconvenantes ou imbéciles". - Paul GUILBERT, en s'appuyant sur le contenu du livre "Dialogue sur la France", interroge le comte de Paris sur la volonté réelle ou supposée du général de GAULLE dans les années 60 de remettre sur le trône Henri d'Orleans, descendant des Capétiens. Le comte de Paris confirme les intentions de restauration de la monarchie du général de GAULLE et en raconte les circonstances. Selon le comte, le projet aurait fait long feu en raison de la nécessité d'utiliser la représentation du général de GAULLE en 1965 pour barrer la route à la gauche. - En dernier lieu, Paul GUILBERT demande si la Royauté a encore un avenir en France. Réponse du prince d'ORLEANS : "Je le crois. Parce que je le porte en moi, cet avenir. Et mes enfants et petits-enfants le porteront (...) Seulement, comme disait le Général : il faut l'homme et l'événement". - Pour assurer la transition, François Henri de VIRIEU interpelle le comte de Paris sur ses rapports avec François MITTERRAND, non sans avoir fait observer qu'il rencontrait régulièrement les présidents de la République depuis Vincent AURIOL, à l'exception toutefois de Georges POMPIDOU dont le comte désapprouvait l'action. Henri d'Orléans rappelle qu'il est ami avec François MITTERRAND depuis 1928 et n'exclut pas de relater ses conversations avec lui dans un prochain livre... - Jean Marie COLOMBANI axe son entretien sur la cohésion socio-politique de la France à un moment de grande agitation sociale. - Henri d'Orléans établit un parallèle entre les événements de 68 et ceux d'aujourd'hui en précisant que sa situation par rapport à la vie politique a beaucoup évolué entre les deux périodes : "... Parce qu'en 68, j'avais une information extrêmement profonde de la vie nationale (...) que m'apportaient les syndicalistes que je voyais régulièrement (...) les hommes politiques que je rencontrais fréquemment . (... ) Aujourd'hui je l'ai moins. Je suis un homme seul, je n'ai plus de secrétariat (...) Mais je garde le vice politique en moi, j'aime la suivre et la regarder de près. (La situation) se dégrade et il y a une chose extrêmement grave c'est que la jeunesse a essayé plusieurs fois, notamment en 68, d'avoir une rencontre avec son destin, et les syndicats et le gouvernement se sont chargés de supprimer à la jeunesse de cette génération toute espérance de s'introduire dans la vie politique. Et aujourd'hui (...) il y a une nouvelle rencontre entre la jeunesse et son destin. Hélas, il est récupéré par les syndicats, et le gouvernement n'aide pas du tout non plus cette jeunesse à trouver sa voie dans la vie nationale." Le comte de Paris reproche ensuite aux syndicalistes de se mêler de la vie politique et d'être "inspirés plus de la grande Révolution que des besoins économiques actuels de la vie nationale". - Jean Marie COLOMBANI oriente ensuite la conversation sur l'immobilisme du gouvernement en raison de la perspective de l'élection présidentielle, ce qu'Henri d'Orléans déplore, tout comme l'attachement du (des) président de la République, y compris dans les périodes de cohabitation, au système des partis. - Jean Marie COLOMBANI évoque une interview que le comte de Paris avait accordé à Albert Du ROY dans "l'Evénement du jeudi" en 1985 où il disait "Il vaut mieux un Roi arbitre qu'un Président monarque". Le comte commente cette déclaration : "... Le drame de la République, c'est que tous les sept ans, il y a un nouveau Président qui doit passer (...) une monarchie éviterait que le poste de Président soit contesté, il serait, une fois pour toutes, réglé par la succession de père en fils. Ca supprimerait toutes ces élections, toutes ces rivalités partisanes qui se forment au plus haut niveau de la Nation et empoisonnent la vie de la Nation. Nous sommes à un an de cette élection, c'est la paralysie, c'est quand même un inconvénient". Le débat se poursuit sur les institutions, et notamment le rôle du Parlement, sur une espèce d'unanimité de la Nation à atteindre, éventuellement par la voie référendaire mais aussi par une large information. - Jean Marie COLOMBANI propose trois noms pour s'installer dans le "costume" des institutions : ROCARD, CHIRAC, BALLADUR. Réponse du comte : "Vous me proposez un choix réduit. J'aurais aimé qu'il fût plus large..." - Albert DU ROY interroge à son tour le comte de Paris sur "les grandes questions de société", avec en exergue la thèse développée par Alain MINC dans son dernier livre "le Nouveau Moyen-Age" selon laquelle "après une période où l'ordre n'a pas cessé de progresser dans le monde depuis la Renaissance, nous entrons maintenant dans une période où c'est le désordre qui progresse, avec des bandes armées, l'illégalité dans des quartiers entiers des villes, le retour aux friches agricoles, etc." Henri d'Orléans partage cette opinion en la commentant. Evocation des relations entre les medias et la famille princière. L'attitude en la matière d'autres familles princières, notamment la famille GRIMALDI. La famille GRIMALDI que le prince d'Orléans trouve "fort charmante et sympathique", sans pour autant en approuver l'attitude.- La question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat est ensuite abordée, et celle de l'interruption volontaire de grossesse, qui pour le comte est un problème résolu, puisque la loi a été votée. Le prince d'Orléans admet que l'idée de monarchie en France est archaïque malgré ses efforts de modernisation qui n'ont pas porté leurs fruits. Il refuse l'assimilation du monarchisme avec l'extrême droite, et rejette la xénophobie, tout en souhaitant la limitation du flux migratoire. Suit un développement sur l'assimilation des races et des ethnies qui est séculaire en France. - Le comte de Paris refuse ensuite de s'exprimer sur la période vichyiste car "Oublier est la plus grande sagesse de l'homme", dit-il. - Dédicace du livre d'or : "Etait-ce donc trop tôt ou trop tard et l'étoile nouvelle chargée d'espérance se serait-elle trompée dans la nuit du millénaire ?" Révérend Père Carré, de l'Académie française. - Parmi les personnalités présentes dans le public, PR André DAMIEN, maire de Versailles, André MARQUE, journaliste, Jean TULARD historien.

Émission

L'heure de vérité

Production

producteur ou co-producteur

France 2

Générique

journaliste

Paul Guilbert
Albert Du Roy
Jean Marie Colombani

participant

Henri d' Orléans

présentateur

François Henri de Virieu

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