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10 nov. 1988 294 vues 01h 36min 59s

Emission consacrée au pouvoir des syndicats en France, à l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes face aux syndiqués et non syndiqués, à la perception qu'en ont les diverses catégories professionnelles. - Sont présents les représentants de 6 syndicats... + de détails

Emission consacrée au pouvoir des syndicats en France, à l'image qu'ils donnent d'eux-mêmes face aux syndiqués et non syndiqués, à la perception qu'en ont les diverses catégories professionnelles. - Sont présents les représentants de 6 syndicats : Henri KRASUCKI (CGT ), Jean KASPAR (CFDT ), Paul MARCHELLI (CGC ), Jean BORNARD (CFTC ), André BERGERON (FO) et Yannick SIMBRON (FEN ). - Sont aussi invités sur le plateau : Gilbert MARION (ouvrier chez Peugeot), Irène LEGUAY (infirmière), Pascal ALESSANDRI (chauffeur pour La Poste). Véronique AUGER, auteur du reportage présenté ce soir sur les chantiers navals de Saint-Nazaire, est aussi sur le plateau. - Les thèmes abordés sont d'abord liés aux 3 reportages présentés : les jeunes travailleurs et les syndicats, les chantiers navals de Saint-Nazaire, la FEN - Une polémique a lieu à la suite du reportage présentant les opinions de 4 jeunes sur les syndicats : pour Henri KRASUCKI (CGT ), le reportage ne montre pas les jeunes qui se battent et qui sont syndiqués. André BERGERON (FO ), scandalisé, s'oppose à l'opinion de Paul MARCHELLI (CGC) selon laquelle les jeunes ne viennent pas au syndicalisme maintenant "car on n'est pas marrant, on n'a pas l'air de servir à grand'chose". Sont aussi abordés les problèmes suivants : sens des responsabilités de la part des travailleurs, représentation des femmes et des petites entreprises dans les syndicats, acquis du mouvement syndical. - Le reportage de Véronique AUGER sur les chantiers navals de Saint-Nazaire est vigoureusement critiqué, principalement par André BERGERON qui pense que Saint-Nazaire est "un cas extrême" et que "on peut montrer ce qu'on veut"...Il se déclare "indigné par la manière dont on présente les choses" et poursuit :"les images que vous montrez aux yeux des gens donnent une mauvaise idée des syndicats, c'est très grave pour les syndicats"... Bergeron critique vivement Véronique AUGER pour avoir montré les 4 ascenseurs de la Maison du Peuple de ST Nazaire, chacun étiqueté au nom d'un syndicat différent. - Trois invités abordent les problèmes sociaux actuels : Gilbert MARION, ouvrier chez Peugeot, exclu de son syndicat en 1972, explique la nécessité à la fois des syndicats et des associations, ayant lui-même créé une association de quartier ; Irène LEGUAY, infirmière, membre d'un "Comité de coordination", explique l'intérêt des comités de coordination face aux syndicats ; s'engage alors une polémique avec les syndicats à propos des "contradictions" entrainées par de telles associations (dixit KRASUCKI). Enfin, Pascal ALESSANDRI, chauffeur pour La Poste, donne une idée de la participation syndicale dans son secteur. - Le reportage sur la FEN donne lieu à un débat stérile engagé par BERGERON sur l'aspect commercial présenté. - Intervention presque dramatique d'une femme journaliste (fait partie du public, C SERILLON lui fait donner un micro): "Autrefois les syndicats défendaient les opprimés, maintenant vous défendez les nantis"...Personne ne lui répondra...

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