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13 mai 1988 436 vues 09min 06s

Invité du journal Michel ROCARD qui vient de nommer son 1er gouvernement. - Réaction de Rocard par rapport à la formation du gouvernement : "La surprise passée, quelle tache!...mèlange d'émotion, de fierté, surtout d'inquiétude"; nomination "no... + de détails

Invité du journal Michel ROCARD qui vient de nommer son 1er gouvernement. - Réaction de Rocard par rapport à la formation du gouvernement : "La surprise passée, quelle tache!...mèlange d'émotion, de fierté, surtout d'inquiétude"; nomination "normale et éprouvante. Inquiétude en Nouvelle Calédonie et en France, tout le monde éspère une amèlioration, la ténacité du gouvernement sera une réponse à cette inquiétude. Peut être pas assez rapide". - A propos de l'ouverture au centre : "Important que tout le monde comprenne bien" que le clivage gauche droite existe autour de l'argent et de l'église : l'église n'a plus de pouvoirs mais l'argent est toujours un vrai problème et entraine une France à 2 vitesses ; "il faut une politique de la France solidaire conforme à la déclaration des droits de l'homme et aux valeurs républicaines, bataille qui ne coupe pas la France au même endroit que l'autre...Les centristes peuvent se retrouvrer dans une majorité républicaine", il affirme que le Président de la République a toujours jouer l'ouverture au centre mais "dès lundi et mardi sont tombées des déclarations graves, courtoises, légitimes refusant toute hypothèse de gouvernement ensemble". Il pense que le programme de gouvernement de Mitterrand publié dans la lettre à tous les Français est un document dense. - A propos de la dissolution ou pas de l'Assemblée Nationale : il estime que la non dissolution implique de toujours chercher l'ouverture politique mais une mauvaise réputation dans les relations internationales et que la dissolution entrainera à nouveau une bataille droite-gauche, il ne veut pas dire si le Président de la République prononcera ou pas la dissolution demain. - A propos de l'attitude des centristes : "C'est une occasion manquée... Je souligne le courage de ceux qui ont anticipé...Ce sont tous les socialistes qui sont d'accord sur cette ouverture. Les socialistes ont réflechi et sont capables de changement... Il est trop lourd, trop lourd de se rendre incertain de se soumettre aux humeurs parlementaires : la République vaut mieux que ce climat". - A propos de la Nouvelle Calédonie : "Nouvelle Calédonie seul élèment où suffrage ne rend pas compte de l'inquiétude...Toutes le communautées vivent dans la peur ; il faut reprendre les contacts, écouter, se respecter...Il faut renouer les fils interrompus par les morts des 2 cotés...Rien ne sera précipiter. Je veux recréer les conditions du dialogue".

  • Emission
  • JA2 20H
  • Production
  • producteur ou co-producteur
    Antenne 2

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