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28 avril 1988 105844 vues 02h 16min 57s

Avant le second tour de l'élection présidentielle, débat entre les candidats Jacques CHIRAC et François MITTERRAND au studio 101 de la Maison de la Radio, présenté par Michèle COTTA et Elie VANNIER. - thèmes abordés : politique intérieure et ins... + de détails

Avant le second tour de l'élection présidentielle, débat entre les candidats Jacques CHIRAC et François MITTERRAND au studio 101 de la Maison de la Radio, présenté par Michèle COTTA et Elie VANNIER. - thèmes abordés : politique intérieure et institutions. Michèle COTTA demande aux deux candidats s'ils en sont encore au temps de la cohabitation. - François MITTERRAND : "Une campagne électorale ne permet pas tout... Pendant le temps qui nous a été donné, nous avons veillé aux intérêts de la France... Ensuite, pour la campagne électorale... on reprend une certaine liberté... Il est normal que le débat ait lieu". - Jacques CHIRAC : "C'est vrai que la cohabitation était inévitable... Le gouvernement a pu assumer ses responsabilités et il en porte la responsabilité". - François MITTERRAND : "En réalité, monsieur le premier ministre, on ferait peut être mieux de dire que dans la lutte contre le chômage, il y a eu continuité dans l'échec..." - Jacques CHIRAC : "Nous n'avons pas tous échoué de la même façon", François MITTERRAND répond ironiquement et d'un ton assez hautain : "depuis mars 87 il y a eu une diminution du chômage" - François MITTERRAND : "Je continue de vous appeler Monsieur le Premier Ministre puisque c'est comme ça que je vous ai appelé pendant deux ans et que vous l'êtes. J'ai constaté que vous aviez de très réelles qualités, vous n'avez pas celle de l'impartialité, ni du sens de la justice dans la conduite de l'état" - Jacques CHIRAC : "Ce soir, je ne suis pas le premier ministre et vous n'êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats..." - François MITTERRAND : "Mais vous avez tout à fait raison monsieur le Premier ministre". - Jacques CHIRAC sur la fiscalité : "je suis pour faire payer les riches mais dans des conditions conformes à nos intérêts"; il pose le problème de la création ou de la recréation de l'impôt sur les grandes fortunes au moment où il y aura libre circulation et donc fuite des capitaux vers l'Allemagne par exemple qui a une fiscalité réduite sur le patrimoine. - L'Europe : problèmes économiques et sociaux, société, politique étrangère et défense - Les questions portent particulièrement sur l'électorat de Jean-Marie LE PEN, l'immigration, l'impartialité de l'Etat, la dissolution de l'Assemblée nationale, la Nouvelle Calédonie, l'Europe et les entreprises françaises, le chômage et la situation de l'emploi en France, l'éducation, la formation - La politique étrangère : c'est sur le terrorisme que le débat atteint son paroxysme, lorsque François MITTERRAND conteste "dans les yeux" la version de son adversaire sur l'affaire GORDJI après la petite phrase de Jacques CHIRAC : "mais est ce que vous pouvez dire, M Mitterrand, en me regardant dans les yeux, que je vous ai dit que GORJI, que nous avions les preuves qu'il était coupable de complicité ou d'action dans les actes précédents... " - Il est aussi question du désarmement, des otages français. - Conclusion des deux hommes.

  • Production
  • producteur ou co-producteur
    Télévision Française 1, Antenne 2