Dans ce documentaire, la Joconde, oeuvre de Leonard de Vinci exposée au musée du Louvre à Paris, prend la parole en caméra subjective. Télécommande, téléphone mobile, tablette tactile et ordinateur portable à la main, elle apostrophe les historiens de l'art et spécialistes venus retracer ses origines historiques, et les raisons de sa popularité tant dans l'art que dans l'imaginaire collectif. Sont tout évoqués d'abord les raisons de la popularité actuelle du tableau, dont le vol en 1911 fut largement couvert par la presse de l'époque. Puis sont brièvement retracés les origines du tableau : sa gestation de quatre ans (1503-1507), les doutes sur la personne qui servit de modèle, probablement Lisa Guardini, femme d'un marchand florentin; sa célébrité immédiate dès sa création. Puis sont abordés le "mystère" du tableau, du aux étrangetés anatomiques du dessin et la technique picturale particulière du "Sfumato"; son entrée sous François 1er dans le patrimoine national français; les détournements artistiques qu'inaugura le tableau "LHOOQ" de Marcel DUCHAMP; ses déménagements lors des grandes guerres; la tentative de lapidation dont elle fit l'objet en 1956; les objets dérivés; le costume, la coiffure, la grossesse possible du modèle; les voyages officiels du tableau aux USA en 1963, au Japon en 1974; la fragilité du tableau, les mesures de protection dont elle fait actuellement l'objet. Le documentaire alterne, sur commentaire énoncé du point de la Joconde, des micro-trottoirs de visiteurs du Louvre, des interviews d'historiens de l'art et de spécialistes, de nombreux extraits de documentaires, films, reportages télévisés, interviews d'artistes, spots publicitaires, et d'articles de journaux. Le film est rythmé par les "vues subjectives" de la Joconde, consultant un ordinateur portable ou "zappant" télécommande à la main, d'un extrait à une interview. Personnes interviewées : L'écrivain Serge BRAMLY, le critique d'art Jérôme COIGNARD, Vincent DELIEUVIN, conservateur au musée du Louvre, Bruno MOTTIN, conservateur au C2RMF, Jean Michel RIBETTES, commissaire d'exposition, Jean MARGAT, collectionneur, Elisabeth RAVAUD ingénieur au C2RMF, Vincent BAUDET, directeur adjoint de la Sécurité du musée du Louvre.