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Paris sous les eaux

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Paris sous les eaux

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video 19 févr. 2004 1454 vues 52min 10s

Documentaire. Un jour, Paris sera inondé. La Seine sortira de son lit et envahira les rues, les caves et les maisons. Une crue centennale se produira comme cela s'est déjà produit en 1910. La préfecture de Paris et les services de l'Etat se préparent à cet événement. Ils doivent protéger la ville et ses aménagements. Mais il faut aussi préparer la population parisienne qui a perdu la mémoire des précédentes inondations. Avons-nous envisagé tous les risques ? Pourrond-nous éviter la catastrophe ? Réponse en images avec ce documentaire passionnant écrit par Serge Bromberg et réalisé par Michel RoyerCe documentaire est construit sur un montage d'images d'illustration (la ville de Paris aujourd'hui), d'images d'archives (photographies et films de 1910, archives télévisuelles) et des images virtuelles (rues de Paris inondées). Des interviews alternent avec le commentaire.Pour comprendre ce que sera la prochaine crue centennale, nous pouvons voir à quoi ressemblait Paris sous les eaux en 1910.Interview de Marc AMBROISE-RENDU, historien, auteur de "1910, Paris inondé". Dès l'automne 1909, il a beacoup plu. La terre était gorgée d'eau. Toute l'eau qui est tombée ensuite est allée directement à la rivière. Le 21 janvier, la Seine était pleine. En soirée, elle est passée au-dessus des parapets. Du 21 au 29 janvier, l'eau est entrée dans Paris. La gare d'Austerlitz et la gare d'Orsay étaient inondées. La gare de Lyon entourée d'eau a continué à fonctionner.Interview d'Odile MICHEL, chef du service de la régie des oeuvres au Musée d'Orsay. C'est l'institution la plus inondable et la plus à risques.L'eau de la Seine envahira un jour le musée d'Orsay. Pour faciliter une éventuelle évacuation, les musées d'Orsay et du Louvre ont déménagé depuis deux ans, une majeure partie de leurs réserves jusqu'ici conservées dans leurs sous-sols.L'hypothèse d'une inondation comme celle de 1910 redevient d'actualité. Ce risque est tellement pris au sérieux qu'une réunion de préparation a lieu toutes les semaines. Madame la préfète réunit les différentes instances concernées.Interview de Michèle MERLI, préfète, secrétaire générale de la Zone Défense. Il est certain que cette crue se produira mais on ne connaît pas la date. La première idée est de réveiller les consciences des principaux responsables.Les Parisiens ont perdu la mémoire des précédentes inondations.Interview de Bernadette de VANSSAY, sociologue université Paris V. Après la première guerre mondiale et surtout après la deuxième, la population a oublié la crue de 1910.Cette crue est dite centennale car elle se produit à une fréquence moyenne de 100 ans.Interview de Thierry LEPELLETIER, hydrologue, directeur HYDRATEC.En 1910, la crue avait pris les Parisiens par surprise. Il existait un système de prévision, mais il y a eu des dysfonctionnements. De nombreux critères sont à prendre en compte pour prévoir une crue.En 1982-1983, lors de crues décennales, le système de prévision a été pris de court. Depuis, les équipements se sont modernisés et automatisés, mais les prévisions se font seulement à 24 ou 48 heures.Interview de Frédéric RAOUT, responsable du service annonce des crues DIREN.Interview de Thierry BOISSEAU, hydrologue HYDRATEC.C'est avec le Zouave du pont de l'Alma que les Parisiens constatent la montée de l'eau. Au pied du pont d'Austerlitz, une échelle permet de la mesurer avec précision.Les Parisiens se croient protégés d'une telle catastrophe et pensent que tous les travaux nécessaires ont été réalisés depuis 1910.On a d'abord construit des digues. Mais si on ne laisse pas le fleuve déposer ses sédiments, ceux-ci vont rester dans le lit du fleuve et son niveau va augmenter. Il faut alors élever à nouveau la digue.Interview de Bernard BARRAQUE, urbaniste, directeur de recherche CNRS.Ensuite on a construit de grands barrages en amont pour s'opposer aux rivières et les détourner vers des lacs artificiels.Interview de Pascal POPALIN, président des grands lacs de Seine.Ces lacs qui ont aussi pour but de conserver de l'eau pour l'été ne peuvent retenir toute l'eau. Ce n'est donc pas suffisant.Tous les sites susceptibles d'accueillir des retenues d'eau importantes ont déjà été aménagés. Le fleuve envahira de nombreuses zones inondables aujourd'hui recouvertes de constructions. Depuis quelques années, les normes de construction tiennent compte du risque. Mais de nombreuses installations ont été construites sur des zones à risque. Une crue comme celle de 1910 aurait des effets plus dévastateurs du fait des aménagements réalisés.Interview d'Yves CONTASSOT, adjoint du maire de Paris chargé de l'environnement.A force d'urbanisation et de remembrement, l'homme a privé les sols bruts de leur fonction régulatrice. L'eau a désormais le champ libre pour ruisseler vers les fleuves et augmenter ainsi le niveau des crues.Interview de Jacky MALLE, batelier.En 1910, tous les réseaux vitaux pour la ville se sont arrêtés les uns après les autres. Aujourd'hui, les réseaux modernes auraient bien du mal à résister. La priorité est le maintien des réseaux de transport. Il faut assurer l'étanchéité de ces réseaux souterrains.Avec la crue, les sous-sols de Paris subiront des infiltrations. Pour lutter contre cela, il faut placer des pompes.Interview de Christophe DALLOZ, ingénieur, section de l'assainissement de Paris. Il faudra également intervenir au niveau des égouts.Interview de Jean-Loup BERDOULAT, chef d'unité risques naturels, DIRENL'électricité sera coupée. Les dispositifs électroniques doivent être protégés de l'eau pour qu'ils puissent redémarrer le plus rapidement possible.En 1910, malgré les inondations qui ont privé la chambre des députés d'électricité et de chauffage, les députés ont poursuivi les débats. Les Parisiens se sont battus contre cette crue avec le sourire. Aujourd'hui, ce serait une catastrophe.Les pompiers seront les premiers sur le front de l'inondation. Ils travaillent eux aussi sur un plan précis d'intervention.Interview du lieutenant-colonel Gilles MALIE, chef bureau opération BSPP. Ils pourront agir avec les moyens dont ils disposeront. Leur priorité est le sauvetage des personnes.En 1910, une seule personne a péri. 20 000 personnes ont été évacuées. Aujourd'hui, deux à trois cent mille personnes seraient évacuées. La préfecture et les services de l'Etat doivent encore travailler sur le plan d'urgence concernant la population. Un accord a déjà été passé avec Radio France pour informer les Parisiens par les ondes.La question de l'évacuation des déchets se pose. En 1910, les déchets ont été jetés dans la Seine. Aujourd'hui, les trois centres de traitement sont en zone inondable. Les solutions n'ont pas été encore trouvées.Interview de Jean-Marc BARBIER, directeur de l'usine d'Ivry, TIRU.Interview de Bernard CLAMAMUS, ingénieur en chef, Propreté de Paris.La préfecture de Paris commence à travailler sur la décrue. En 1910, la crue a duré huit jours mais le nettoyage de Paris a duré deux mois.Interview de Michel VALLACHE, chambre du commerce et de l'industrie de Paris. Le coût d'une crue centennale a été estimé à plusieurs milliards d'euros.Interview de Guillaume ROSENWALD, fédération française des sociétés d'assurance.Il faut réveiller la culture du risque en région parisienne, il faut informer les Parisiens.

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