Reportage de Daniel MERMET au Rwanda quelques semaines après le génocide. Huitième et dernière partie d'une série documentaire consacrée au génocide rwandais. - à 3'10,10'50, 27'00 : Madeleine MUKANABANO, journaliste rwandaise, parle pour le Rwanda de fascisme, de génocide, de la responsabilité de la France, des Nations Unies et du Rwanda. Les assasins sont une minorité, un petit clan du nord du pays. Il y a également une politique d'exclusion pour les Hutus des autres régions. La responsabilité des partis politiques. Dans les années 60 il y avait une revendication identitaire. Actuellement les intellectuels défendent une idéologie de l'extermination. Elle regrette qu'au Conseil de Sécurité le génocide ne soit pas reconnu. Les assassins sont actuellement dans les camps tanzaniens. - à 8'20, 15'25 : Jean François BAILLARD parle d'une "quatrième ethnie" les intellectuels qui ont eu une responsabilité décisive. Ce conflit a un caractère exceptionnel. Il pense que dans le plan JUPPÉ il y avait un discours d'ouverture. - à 20'20, 42'00 : Joseph GARAMBÉ de la chambre de commerce de Kigali, membre du PSD (opposition) réfugié Hutu. Le conflit pour lui n'est pas uniquement un problème Hutus-Tutsis mais des massacres contre les membres de l'opposition. Rôle de l'opposition Nord/Sud. La France fut du mauvais côté dès le début. Des forces démocratiques existent à l'intérieur du Rwanda. - à 23'00 : William BOURDON, avocat spécialiste de droit international, auteur d'un rapport dès mars 93. Définition du crime contre l'humanité. Mécanisme de la juridiction universelle. Certains juges nationaux ont des compétences universelles. - à 39'20 : Bernard PECOUL, directeur général de MSF, pense qu'on arrête pas un génocide avec des médecins, demande l'intervention de l'armée des Nations Unies.