Honni et admiré, provocateur et populaire, le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, ancien maire de Montpellier Georges Frêche est décédé le 24 octobre 2010 d’un arrêt cardiaque. Il était âgé de 72 ans.
En 1977, Georges Frêche, alors député PS, est élu maire de Montpellier. Et il a de l’ambition. Dès 1980, il se lance dans de vastes chantiers comme le projet d’urbanisation Antigone. Une réussite, puisque, de petite cité de province, Montpellier passe au 8e rang des villes françaises, avec une réputation de jeunesse, de modernité et de dynamisme très enviée. En 2004, après 27 ans d’un règne absolu, Georges Frêche laisse les rênes de la commune à son adjointe Hélène Mandroux. Lui s’en va briguer et obtenir la tête de la région Languedoc-Roussillon.
Visionnaire et
charismatique pour les uns, autoritaire, mégalomane pour les autres, Georges
Frêche, adepte des coups de gueule, n’a jamais été dans les petits papiers du
PS. François Mitterrand s’en méfiait et en 2007, il est exclu du parti socialiste suite à ses dérapages verbaux. Traitant les harkis de sous-hommes et
proférant des propos racistes, à l'encontre des footballeurs de l'équipe de
France.
Retour en vidéos sur sa carrière politique et ses frasques verbales.
Georges Frêche est par ailleurs l'auteur d'un ouvrage intitulé "Les éléphants se trompent énormément"