A 9h30, le jeudi 21 mai, une CX grise pénètre dans la cour de l'Elysée : pour la première fois depuis Vincent Auriol, un président socialiste va occuper les lieux. Valéry Giscard d'Estaing l'informe des derniers développement de la situation internationale en URSS et en Libye, se préoccupe de la carrière à venir de ses collaborateurs, et remet à François Mitterrand les clés du feu nucléaire. La centaine de journalistes présents et les quelques 300 personnalités invitées participent aux cérémonies d'investiture prévues par le protocole : proclamation des résultats de l'élection présidentielle par le président du Conseil constitutionnel, remise du Collier de grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur, discours d'investiture. La cérémonie s'éloigne ensuite du protocole traditionnel selon la marque que lui imprime François Mitterrand : le président sort du palais de l'Elysée, il remonte les Champs Elysées et rend hommage au soldat inconnu sous l'Arc de triomphe : sous la pluie, dans le cabriolet Citroën SM, le monarque républicain remplace le premier secrétaire du parti socialiste vainqueur de l'élection présidentielle. Cette image se renforce en fin de journée par la cérémonie au Panthéon.