10/04/1994 - 01min35s
Un avion français évacue 64 français vers le Burundi. - A 4'36 : Lancement d'Henri CHARPENTIER. - A 4'47 : Correspondance de Nicolas POINCARE à l'aéroport de Bujumbura : quelques francais sont arrivés au Burundi. Épuisés ils racontent leur rapatriement .
16/04/1994 - 01min44s
Reprise des massacres à Kigali. - Lancement de Denis ASTAGNEAU : les derniers casques bleus sont rassemblés à l'aéroport et la population laissée aux mains des milices sanguinaires. La colonne des réfugiés qui tentent de quitter la ville atteint 13 kilomètres de long. La Croix Rouge Internationale est le témoin impuissant de la sauvagerie des miliciens qui achèvent les blessés qu'elle tente d'évacuer. - A 5'50 : témoignage de Philippe GAILLARD, l'un des responsables de la Croix Rouge Internationale à Kigali : des blessés ont été sortis d'une ambulance de force et achevés par des miliciens armés devant les membres de la Croix Rouge impuissants. Ces miliciens sont incontrôlables. (Par Mathieu DELAHOUSSE)
18/05/1994 - 11min34s
Bertrand VANNIER s'entretient avec Bernard KOUCHNER, ancien ministre socialiste de l'action humanitaire, de retour du Rwanda : souhaite une intervention très rapide de l'ONU, il ne reste que 400 casques bleus sur place. - A 4'14 : La gravité et la complexité de la situation : existence d'un facisme africain qui souhaite une purification ethnique. Les Hutus démocrates ont été les premiers à être tués. - A 5'40 : la nécessité d'agir de façon préventive, avant les massacres, c'est "le droit d'ingérence". "Ou on s'en fout qu'ils meurent et arrêtons ce cinéma ! Ou on s'en fout pas et on se dote d'un appareil , il faut des hommes, une volonté politique et un peu d'argent, plus un système d'alerte préventif ". - A 7'25 : les massacres continuent et on ne connait pas leur ampleur sur l'ensemble du pays. L'ONU doit intervenir ! - A 8'41 : l'attitude du front patriotique qui menace de tirer sur les soldats. On peut encore négocier avec eux en ce qui concerne la protection de l'humanitaire qui protégera aussi les leurs. La tentation du front populaire et de s'emparer le pouvoir pour faire une politique claire et ouverte (c'est ce qu'ils disent). - A 11'05 : le rôle de la France ne doit pas se mettre en avant pour des raisons de relations politiques antérieures. "On n'a pas à être très fier de notre histoire dans cette région...de ce qu'on a fait, de se qu'on a laissé faire et de ce qu'on aurait dû faire". - A 12'17 : insuffisance de l'aide humanitaire pour faire face aux deux millions de réfugiés dans ce pays. "Nous n'avons pas qu'à rougir et en particulier sur l'aide humanitaire et le soutien aux populations. C'est pas simple d'être toujours du bon côté quand ça change en permanence".
18/06/1994 - 03min03s
De violents combats à l'arme lourde ont repris à Kigali, une trêve devrait intervenir dans la journée pour permettre l'évacuation des civils - A 12'54 : discours de François MITTERRAND, président de la République, lors de l'inauguration d'un symposium sur le développement à l'UNESCO (extrait) : réunion d'un conseil restreint pour l'envoi par la France et par d'autres pays d'une force de protection humanitaire sans attendre l'arrivée de la force des nations Unies dans le but d'assurer la protection des populations civiles (1'20"). - A 14'25 : interview d'Alain JUPPE, ministre des affaires étrangères, à Abidjan : tenue de discussions avec les responsables du FPR (Front populaire Rwandais) et les arguments pour les convaincre.(1'05").
14/06/1994 - 06min31s
Interview téléphonique avec le père Henri BLANCHARD, père blanc de retour du Rwanda : évoque les cinquante orphelins et les refugiés de sa paroisse arrivés depuis avril (il y avait 250 personnes). Les souffrances de la population rwandaise dans son ensemble, sa peine devant les tergiversations de la communauté internationale. "La peur et la haine font sombrer le pays dans cette violence qui fait que le pays semble se suicider". - A 16'29 : L'utilisation par les politiciens du problème ethnique. Complexité du problème : Hutus comme Tutsis sont victimes de ce conflit. Le côté incontrolable des milices armées, selon lui ces milices sont manipulées par des gens qui les emploient. - A 18'06 : lance un appel aux medias car ce problème concerne le monde entier et pas seulement les africains. La communauté internationale doit faire stopper cette guerre et aider les rwandais à reconstruire un pays pour tous.