02/07/2008 - 02min33s
Le président de France Télévisions Patrick de CAROLIS a affiché son désaccord avec la réforme de l'audiovisuel public présentée par Nicolas Sarkozy, auquel il s'est ouvertement opposé en mettant implicitement sa démission dans la balance. Alternance de commentaire sur images factuelles, d'extraits de déclarations et d'interviews de Patrick de CAROLIS, Frédéric LEFEBVRE, Hervé MARITON, Bruno LE ROUX, Hervé BOURGES.[Source : documentation France 3] Ce matin, le président de France télévisions a dénoncé les propos de Nicolas Sarokzy qui lundi plaçait au même niveau les programmes des chaînes privées et du service public. Il a aussi remis en cause la stratégie de financement du chef de l'Etat. SONORE Patrick de CAROLIS : " Je trouve que lorsque l'on dit qu'il n'y a pas de différence entre la télévision de service public ou les télévisions privées, je trouve celà faux, je trouve celà stupide et je trouve celà injuste. (...) J'estime d'aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures (...) Courant septembre, nous verrons que le compte y est. Si le compte y est je m'en féliciterai et je le dirais. S'il n'y est pas je prendrai mes responsabilités. " Christine Albanel déplore le mot stupide dans la bouche du président de France Télévisions. Le sarkozyste Frédéric Lefebvre demande des excuses et conteste les arguments de Carolis. SONORE Frédéric LEFEBVRE : " Quant monsieur de Carolis que le compte n'y ait pas ou en tout cas qu'il s'inquiète que le compte n'y soit pas, moi je lui dis simplement que l'heure des comptes n'a pas sonné et que on vérifiera si le compte est bon au moment où il aura engagé le travail sur le contenu. " En pleine polémique, Patrick de Carolis reçoit le soutien de plusieurs de ses prédecesseurs dont Hervé Bourges, qui a compris que Patrick de Carolis s'adressait à tous ceux qui jugeait la télévision publique. Henri Guaino estime qu'il faudra probablement renommer les dirigeants de France Télévisions. A l'Assemblée, on s'insurge à gauche comme à droite. SONORE Hervé MARITON : " Pourquoi diantre le président de la République est allé réclamer une réforme de l'audiovisuel public ? on voit aujourd'hui que çà provoque un certain nombre de polémiques. Ces polémiques nous détourne de nos objectifs principaux." SONORE Bruno LE ROUX : " on a l'impression d'un président de la république qui agit comme un chef de bande, qui a un moment donné veut mettre en coupe réglée tout ce qui ne lui conviendrait pas et on a l'impression que çà vient même quelquefois de très loin, qu'il y a des rancunes, des rancoeurs accumulées. L'envie de tout vouloir mettre au pas. " La loi sur l'audiovisuel public doit être présentée à l'automne.
25/06/2008 - 02min57s
Reportage à l'Elysée. Aujourd'hui la commission Copé a remis son rapport sur la réforme de la télévision publique et Nicolas SARKOZY Président de la République a indiqué ses premiers choix en matière de financement et de nomination du Président de France Télévisions. Un projet de loi sera prêt à l'automne, et la réforme entrera en vigueur l'année prochaine. Commentaire sur des images factuelles en alternance avec un extrait de la déclaration de Nicolas SARKOZY Président de la République, de l'interview de Patrick De CAROLIS Président de France Télévisions,[Source : prompteur France 2] Bonsoir et bienvenue à tous... C'était aujourd'hui l'heure de vérité pour l'avenir de la télévision publique... La commission Copé a rendu son rapport et dans la foulée, Nicolas Sarkozy a indiqué ses premiers choix... Il faut d'abord retenir que c'est dans six mois que la publicité sera supprimée après 20H00, au 1er janvier 2009... Pour le reste, il y a des confirmations et il y a aussi des surprises... Michael DARMON, Didier DAHAN
25/06/2008 - 02min35s
Reportage consacré aux réactions suscitées par l'annonce de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques.Commentaire sur images factuelles, en alternance avec l'interview de Jean-François TEALDI, porte-parole de la CGT, de Patrick de CAROLIS, président de France Télévisions, de François BAYROU, président du MoDem, et d'Aurélie FILIPPETTI, porte-parole du PS à l'Assemblée Nationale. Après avoir planché quatre mois sur la suppression de la publicité à la télévision publique, la Commission COPÉ a rendu cet après midi sa copie à Nicolas SARKOZY. Les personnels de France Télévision et des stations régionales ont manifesté leur inquiétude dans toute la France. Mobilisation des syndicats de salariés de France Télévisions Jean François TEALDI : " tout est retoqué ! il ne retient quasiment rien ne ce qu'à proposé la Commission Copé ce qui plonge l'audiovisuel public dans un marasme terrible parce qu'aujourd'hui nous avons un texte de 50 pages, celui de la commission COPÉ, qui est en train d'être présenté au président de la République dont le président nous a dit en amont que quasiment il ne retiendrait aucune mesure qui était financé ! " Le président de France Télévision préfère mettre l'accent sur l'équilibre financier Patrick de CAROLIS : " d'abord j'ai pris acte avec satisfaction du soutient du président de la république au virage éditorial que nous avons engagé à France Télévisions depuis 3 ans, du soutient au projet qui était le nôtre de transformer en une entreprise unique, entreprise Global Media, quand à l'aspect financier, et bien nous allons travailler d'arrache pieds, avec toute notre énergie, à un plan d'affaire, bien sûr en synergie avec l'actionnaire, pour arriver à un équilibre financier qui est absolument nécessaire à la réussite de ce chantier industriel " A gauche et au Modem on dénonce une reprise en main de la télévision publique François BAYROU : " son patron va être désormais nommé directement par le pouvoir et son financement va être tous les ans dépendant uniquement du jugement que le pouvoir aura sur elle, donc étranglée. " Aurélie FILIPPETTI : " c'est une reprise en main par le pouvoir des médias. Ils veulent qu'il n'y ait plus qu'un seul journal, que ce soit celui de TF1, et que ce journal définisse la ligne, la propagande que veut faire passer le gouvernement " Au sein même de la majorité le député du nouveau centre François SAUVADET critique les nouvelles taxes qui auront des répercussions sur le porte monnaie des français.
24/11/2008 - 02min20s
Reportage. La perte de 450 millions d'euros due à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques suscite de nombreuses interrogations. L'Etat annonce qu'il compensera cette perte alors que l'on apprend que la taxation sur les recettes publicitaires des chaînes privées et des opérateurs est revue à la baisse. Les chaînes s'inquiètent de la qualité de leurs programmes. Le dernier point de discorde concerne la nomination du président de France Télévision par le pouvoir exécutif. Commentaire sur images d'illustration, images infographiques, ponctuées par les interviews de Christian KERT, député UMP rapporteur du projet de loi sur l'audiovisuel public, Aurélie FILIPETTI, députée PS, Hervé CHABALIER, producteur, membre de la commission Copé.
25/06/2008 - 05min02s
Duplex avec Jean-François COPE, président de la commission chargée de réfléchir à l'avenir de l'audiovisuel public, qui fait le point sur les mesures proposées dans le rapport remis à Nicolas Sarkozy, notamment en ce qui concerne la suppression de la publicité sur France Télévisions.[Source : documentation France 3] Après avoir planché quatre mois sur la suppression de la publicité à la télévision publique, la Commission Copé a rendu cet après midi sa copie à Nicolas Sarkozy. INVITE en duplex de Jean François COPE --ce soir Nicolas Sarkozy écarte plusieurs des propositions de la Commission, la réorganisation de France 3 en 7 pôles régionaux, il modifie la date de la suppression de la publicité, il l'avance au 1er janvier 2009, il n'évoque pas l'indexation de la redevance sur l'inflation, est ce qu'on peut parler de désaveu ? JEAN FRANCOIS COPE : " non, comme je sais que vous êtes précise, vous avez lu et entendu comme moi ce qu'à dit le président, je suis très heureux de voir qu'il reprend la quasi-totalité de nos propositions... " --aucun problème pour avancer le début de la suppression de la publicité... peut être un petit problème pour les salariés de France Télévision Publicité quand même non. JEAN FRANCOIS COPE : " sur ce point vous avez raison d'ailleurs moi j'ai bien entendu les préoccupations exprimées par l'ensemble des salariés de France Télévisions. Nous avons fait toutes nos propositions en indiquant qu'elles étaient faisables sans suppression d'emploi, et quand aux équipes qui travaillent sur la publicité je veux dire que parmi les grands enjeux pour demain il y a ceux qui consistent à leur permettre de se déployer dans une nouvelle activité de développement commercial de France Télévisions qui sera une entreprise unique avec de nouvelles activités, avec de nouveaux défis à relever et c'est ca que nous allons faire ensemble, parce que je suis rapporteur du texte de loi. " --Sur le financement aucun des acteurs privés ne veulent être taxés. Vous passez outre ? JEAN FRANCOIS COPE : " je note que vous vous faites leur porte parole de manière très talentueuse ! en pratique les fournisseurs d'accès internet et de téléphonie mobile en pratique oublient de dire qu'ils diffusent très largement les images de la télévision publique et qu'ils ne paient rien pour cela et qu'ils ont une TVA à taux réduite sur l'image. Ils sont aussi très concurrentiels entre eux et nous savons très bien qu'ils ne répercuterons pas cela sur les consommateurs. Car notre engagement est que rien ne soit payé par les consommateurs. -- Nicolas Sarkozy veut faire de France Télévision une entreprise unique. Le président sera nommé par l'exécutif. Pourtant quand il était candidat à la présidentielle il prônait une démocratie irréprochable dans laquelle ce sera plutôt le parlement qui désignerait un patron de grand entreprise d'Etat. JEAN FRANCOIS COPE : " l'entreprise unique est dans notre rapport et c'est une proposition au départ de Patrick de Carolis. Pour la nomination il est prévu qu'il doit y avoir un avis conforme du CSA et puis ensuite la possibilité du parlement d'avoir son droit de véto "