Autoportrait Filmé dans la vitrine d'une boutique de poupées anciennes, Jean-Christophe AVERTY mange une saucisse tirée de la tête d'une poupée de porcelaine, et constate amer qu'il est "pénible à 49 ans de faire l'idiot pour que l'on parle de vous". Autre lieu qu'il affectionne, les magasins de disques des puces de St Ouen dont il débarrasse consciencieusement des tonnes de microsillons de jazz, musique qu'il place au dessus de tout. Le bouquiniste Nicolas Raymond est pour lui un grand pourvoyeur en livres et documentations pour ses émissions. A la bibliothèque de la France d'Outre-mer, aux Archives Nationales, il fait des recherches sur la musique des Antilles Françaises, avouant que le passé est une de ses marottes.Dans son bureau, il montre les centaines de croquis du story-board du "Château des Carpathes" émission qu'il a réalisée et qui a fait 17% d'audience, ainsi que les dessins définitifs.Sur un plateau de télévision, il discoure sur la télé qu'il aime, en danger de disparaître tuée par "la médiocrité et l'argent". Il se lance dans une longue diatribe contre la télévision d'aujourd'hui et ceux qui la font ("des gougnafiers"). Avec humour, Jean-Christophe AVERTY recommande la lecture du livre de Guy Lux. Il affirme que le 1er devoir d'une télévision d'Etat est le respect du public et qu'il faut pouvoir montrer à 20h30 un documentaire de création, "le ghetto intellectuel de 22h est un scandale!". Il a conscience de prêcher dans le désert, mais est persuadé de mener un combat juste pour une télévision d'ambitions. Le débat qui a suivi ce portrait n'a pas été conservé.