Le 8 juillet 1943, Jean Moulin meurt dans le train qui le
conduit en Allemagne. Malgré les tortures infligées par la Gestapo, le chef de
la Résistance intérieure n’a rien révélé de ses actions et de ses complices.
Jean Moulin se lance dans la politique en 1922, alors qu’il n’a que 23
ans. Lorsque la guerre débute, il est préfet de l’Eure-et-Loire, à Chartres. Il
est arrêté par les Allemands pour avoir refusé de collaborer. Cicatrice de
cette première forme de résistance, une entaille dans le cou. Il avait tenté de
se suicider.
C’est en venant voir le général de Gaulle à Londres, en
1940, qu’il se voit confier la mission d’unifier les mouvements de résistance
français. En 1943, il crée le Conseil
national de la résistance (CNR). Il est arrêté quelques mois plus tard, le 21
juin 1943. Considéré comme un héros de la patrie, il entrera au Panthéon en
1964, sous la présidence de Charles de Gaulle. Retour en images et en
témoignages sur la vie d’un des plus grands résistants français.