Le 2 août 1990, l’armée irakienne envahit le Koweït. Bagdad, ruinée par neuf ans de conflits avec l’Iran, tente ainsi un coup de force qui pourrait lui rapporter argent et pétrole. Mais en procédant ainsi, face à un adversaire loin de faire le poids militairement, Saddam Hussein viole le droit international, défini par la charte des Nations Unies que l’Irak avait ratifiée.
Aussitôt, la communauté internationale, ralliée par les Etats-Unis de Georges Bush (père), s’insurge contre ce coup armé et rassemble ses propres forces autour de l’Irak. Les Nations Unies lancent un ultimatum à l’Irak : avant le 15 janvier 1991, ce dernier devra retirer ses forces armées du Koweït.
La date butoir passe sans que Saddam Hussein n’effectue le
retrait de ses troupes. Les offensives militaires débutent. C’est l’opération Tempête
du désert. Un tiers des effectifs alliés sont américains.
A la fin du mois de février, l’armée irakienne capitule et
son chef accepte les douze résolutions de l’ONU sans concession. Les Etats-Unis
sortent grands gagnants de cette guerre qui leur a permis d’exercer un contrôle
plus étroit sur le pétrole et les régimes arabes. Ils quittent l’Irak en
laissant Saddam Hussein au pouvoir…
Voir aussi Les Français dans la guerre du Golfe : l’opération Daguet