Le 3 juillet 1940, l'amiral britannique James Somerville appareille à
Mers-el-Kébir. Il a reçu l'ordre de détruire la flotte française.
Cette attaque intervient après la débâcle de la bataille de France.
L'armistice du 22 juin 1940, qui établit les conditions de
l'occupation, soulève la question de l'avenir de la flotte française.
Le sujet brûlant inquiète les Anglais : la flotte française, commandée
par l'amiral Darlan, risque de tomber aux mains des Allemands.
Churchill propose alors de la rapatrier dans des ports anglais ou américains.
La France, consciente de l'enjeu stratégique que représente le
placement de ses bateaux, refuse. Affaiblie par la défaite, elle ne
supporte pas de se voir imposer un contrôle sur sa flotte.
Les négociations n'aboutissent pas et le 3 juillet en fin
d'après midi, des avions anglais bombardent les bâtiments bloqués dans
la rade. Le cuirassé Provence et le croiseur de bataille Dunkerque
s'échouent. D'autres bateaux prennent feu. Cependant, pendant
l'attaque, certains parviennent à s'échapper. Cette offensive britannique a côuté la vie à près de 1380 marins français et la
majorité de la flotte est mise hors d'usage.