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La cité des télécommunications à Pleumeur Bodou03 octobre 2006
(Fiche média : 00468)
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Ne l'appelez plus musée des télécoms mais plutôt Cité des télécommunications à Pleumeur-Bodou. Dans le Trégor, le célèbre site du Radôme opère un virage. Il se veut désormais une vitrine des nouvelles technologies. Les détails avec Jean-Marc Seigner et Catherine Bazille.
Quand les satellites vont revenir sur terre et ils vont repasser l'atmosphère en sens inverse, et de ce fait, ils vont se décomposer, et sur terre, nous ne récupérons que de la poussière de satellite.
Le propos se veut tout à la fois ludique et pédagogique. Chaque année 80 000 visiteurs viennent à Pleumeur-Bodou percer des mystères de la transmission de l'image et du son. Un univers en permanente évolution qui a motivé France Télécom à repenser son musée pour le rendre encore plus attractif, résolument orienté vers les technologies nouvelles.
Jusqu'à présent, en fait, le musée présentait surtout les télécoms, je dirais, jusque dans les années 70, 80. Or, justement, c'est la période à laquelle les télécommunications ont explosé en quelque sorte, avec Internet, avec l'explosion des mobiles. Et donc nous avons créé de nouveaux espaces et nous allons en créer d'autres dans les années qui viennent, pour que le public puisse découvrir toutes ces nouveautés et notamment sur les mobiles, nous montrons des choses sur la 3G, par exemple, la troisième génération.
Un endroit où l'on croise aussi des portables d'un autre âge dignes de rentrer au musée. Mais c'est surtout l'interactivité qui est au centre de ce lieu désormais baptisé Cité des télécoms, partenaire depuis peu de la Cité des sciences et de l'industrie.
Le défi, quand on crée des espaces comme ça, très axés sur l'actualité, c'est de ne jamais devenir ringard et donc de se tenir parfaitement au courant et de constamment bien mettre à jour tout ce qui est présenté. Parce que, alors là je pense qu'on nous pardonnerait d'autant moins, puisqu'on essaie de se tourner au maximum vers l'actualité.
Et même le futur proche avec notamment ces vêtements communicants qui feront bientôt partie de notre quotidien. Pour un peu, on en oublierait presque le fleuron d'une collection exceptionnelle, le Radôme, gigantesque oreille tournée vers l'atlantique, par laquelle ont transité, un certain 21 juillet 1969, les images du premier pas de l'homme sur la lune.
Le Radôme de Pleumeur-Bodou et son antenne-cornet sont en effet le patrimoine majeur de cette Cité des télécommunications et ce lieu est le fondement de toute cette histoire qui a amené la création du musée, puis le développement de la Cité des télécommunications avec un rôle important de la population et des employés de France Télécom, pour sauver ce lieu, le développer, en faire un vrai lieu de mémoire, un lieu tourné également vers les questions contemporaines.
Et en matière de télécommunications, les questions se bousculent. Comment, notamment, conserver la mémoire du Net ? La Cité des télécoms y répondra peut-être à l'occasion d'une prochaine exposition.