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La semaine des barricades à Alger
25 janvier 1960
(Fiche média : 00338)
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L'émeute qui vient d'être déclenchée à Alger est un mauvais coup porté à la France, un mauvais coup porté à la France en Algérie, un mauvais coup porté à la France devant le monde, un mauvais coup porté à la France au sein de la France, avec le gouvernement, d'accord avec le Parlement, appelé et soutenu par la nation. J'ai pris la tête de l'Etat pour relever notre pays, et notamment pour faire triompher, dans l'Algérie déchirée, en unissant toutes ces communautés, une solution qui soit française. Je dis en toute lucidité et en toute simplicité que si je manquais à ma tâche, l'unité, le prestige, le sort de la France seraient, du même coup, compromis. Et d'abord, il n'y aurait plus, pour elle, aucune chance de poursuivre sa grande oeuvre en Algérie. J'adjure ceux qui se dressent à Alger contre la patrie, égarés qu'ils peuvent être par des mensonges et par des calomnies, de rentrer dans l'ordre national. Rien n'est perdu pour un Français quand il rallie sa mère, la France. Quant à moi, je ferai mon devoir. Vive la France !