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Voyage en Roumanie, discours à l'université de Bucarest
18 mai 1968
(Fiche média : 00273)
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Cette sixième et dernière journée de la visite officielle du Président de la République française en Roumanie a été marquée par une troisième réunion élargie des délégations française et roumaine. Entretiens particulièrement féconds et qui ont donné d'excellents résultats, a dit monsieur Ceaucescu. Quant au Général de Gaulle, il a parlé de conversation extrêmement franche, permettant de bien comprendre nos positions sur les problèmes internationaux, et d'envisager le développement de notre coopération dans tous les domaines, pour mener une politique, qui dans le domaine de l'Europe soit une coopération franche et cordiale entre les pays du continent, quel que soit leur régime. A l'issue de la visite du Général de Gaulle, celui-ci a invité le président Ceaucescu à se rendre en France et le président roumain a accepté cette invitation. Mais c'est par une visite à l'université de Bucarest qu'avait commencé cette dernière journée du Président de la République en Roumanie. A la faculté de droit, une impressionnante délégation des quelques 23.000 étudiants de Bucarest, répartis dans 19 facultés et formés par 1.670 cadres universitaires, accueille le Général de Gaulle. Devant les ministres de l'enseignement et de la culture, devant le recteur de l'université, les professeurs et leurs élèves, le Général de Gaulle va évoquer, une nouvelle fois, l'histoire de l'amitié franco-roumaine et les perspectives d'avenir de la coopération entre les deux pays latins.
Hier votre pays, menacé constamment dans sa substance, et le mien, aux prises, en permanence, avec les plus dures rivalités, ont fait de leurs origines latines, le ciment de leur union. Aujourd'hui, portés à s'entraider, d'une part pour rester ce qu'ils sont, au sein d'une Europe qui se cherche, en sortant du système des blocs, et d'autre part, pour faire valoir ce qu'ils ont tous les deux d'humain et d'efficace dans un monde en pleine gestation, ils remontent ensemble aux même sources d'où ils sont issus et grâce auxquelles leurs âmes sont des soeurs.