André VOISIN nous invite à découvrir le caractère particulier des gens de l'Argonne à travers les récits d'Etienne THIERY, marchand de chaussures qui connaît parfaitement sa région ; Georges HENRIET, ancien maire de Senuc, et Rose LAFLOTTE, habitante de Rarécourt. - Etienne THIERY raconte ainsi comment une petite entreprise locale de pastillerie (la pastillerie Geraudel) a su vendre ses pastilles jusqu'en Russie. Il parle du caractère d'hommes libres des habitants de Rarécourt ; de la langue parfois "verte" utilisée dans les campagnes, du tempérament coléreux et violent de ces gens qui peinent au travail. Il raconte avec humour sa rencontre avec Raymond POINCARÉ lorsqu'il était marchand de chaussures. Il se rappelle aussi la guerre lorsqu'il avait 14 ans, son père antimilitariste. - Georges HENRIET parle de la pierre du pays qui servait autrefois à construire les maisons. Il raconte la faune et la flore, et les us et coutumes des gens du pays en expliquant quelques mots de patois et dictons. Il raconte ses souvenirs de guerre qu'il a couché chaque jour dans un journal. Amateur de chasse et de pêche, il s'avoue pourtant respectueux de la faune. - Etienne HENRY conduit ensuite André VOISIN chez Rose LAFLOTTE, une vieille demoiselle de Rarécourt, née en 1886. Elle raconte sa vie, son village qui se désertifie, se rappelle les fêtes lorsque les étameurs revenaient au pays, les processions religieuses qu'elle organisait. Elle avoue néanmoins regretter les curés en soutanes. Avec enthousiasme, la vieille femme ponctue ses souvenirs d'anecdotes et va même jusqu'à pousser la chansonnette.