Dans son émission POLEMIQUES, Michelle COTTA anime trois débats auxquels sont conviés différents invités. - -1/ Situation de la SNCF, après la longue grève de décembre 1995.Invité: Lo.c LE FLOCH PRIGENT, PDG de la SNCF depuis décembre 1995. - -2/ La réduction du temps de travail en France: où en est on après la rencontre patronat et syndicats de la semaine dernière. Invités: Gilles DE ROBIEN, député UDF dela Somme, Arnaud LEENHARDT, vice-président du CNPF et d'autres interlocuteurs. - -3/ Le Pape attire l'attention des familles sur les dangers du petit écran. Faut-il fermer les récepteurs une fois par semaine?.Invités: Monseigneur GAILLOT, Henri CHAPIER et Alain REMOND, rédacteur en chef de Télérama. - -1/ M. COTTA, à la suite du reportage sur la SNCF:"Alors, tarifs complexes élevés, grèves trop nombreuses, informations rares, gares vétustes, retards importants, clients maltraités, telles sont les réponses apportées par les voyageurs au questionnaire que vous venez de diffuser le 23 février dernier. Questionnaire dont les réponses vous remontent. Alors, pensez-vous que ce questionnaire était utile? Pourquoi l'avoir fait? Pensez-vous que la clientèle était décidèment trop secondaire?". - Lo.c LE FLOCH PRIGENT:"Je pense qu'il faut mettre le client aucentre des préoccupations de la SNCF et qu'il faut prendre des engagements vis à vis de la clientèle. Ce questionnaire a pour but de voir quel type d'engagements nationaux, régionaux, locaux, on peut prendre vis à vis de la clientèle. Il y en a qui sont moins coûteux et on va voir comment on va réussir à s'en sortir...Il y a d'abord le fait que l'on dépense de l'ordre de 20 milliards par an d'investissement et que, grossièrement, depuis cinq ans, le nombre de clients a stagné. Donc cela pose un problème de satisfaction de la clientèle..."Par la suite Lo.c LE FLOCH PRIGENT s'entretient sur la difficulté d'informer parfaitement le client,"parceque les décisions ont du mal à se prendre à chaque fois qu'il y a des changements de techniques.". Il se prononce pour le droit de grève, mais il pense "que les organisations syndicales doivent s'interroger sur la modalité de la grève". - Réflexion sur les tarifs: son activité est de s'occuper de la manière dont l'exploitation peut-être reprise;Il y a des progrès considérables à faire vis à vis des coûts de la SNCF. - Réflexion sur la productivité du matériel, la productivité des infrastructures et sur l'endettement de la SNCF et les possibilité de partenariat. - Réflexion sur le contrat d'Entreprise, l'accord salarial signé avec les trois organisations syndicales et la satisfaction des salariés. - Bref rappel de Lo.c LE FLOCH PRIGENT qui en réponse à Michelle COTTA, confirme qu'il est bien socialiste mais "patronavant tout". - -2/A la suite du reportage rappelant les déclarations des leaders syndicaux sur la réduction du temps de travail:-Gilles DE ROBIEN, député-maire d'Amiens, Président du groupe parlementaire UDF à l'assemblée nationale, est un fervent des 35 heures, de la réduction à 4 jours de la semaine, -Arnaud LEENHARDT, vice président de la commission sociale du CNPF, -Pascal SALIN, professeur d'économie, -Yves BONGIORNO, CGT-Métallurgie, de Peugeot-Poissy, -Michel NAUD, PDG de la Fonderie de Bouyet en Loire-Atlantique. - Tout le débat est organisé sur l'argumentation contrastée des intervenants, adhérents à différentes conceptions de la productivité et de la réduction du temps de travail. - Michel NAUD témoigne du choix de son entreprise : ils ont mis en place la semaine de 4 jours en ce qui concerne les salariés, la semaine de six jours en ce qui concerne l'entreprise, puisque l'entreprise travaille du lundi au samedi;"D'une part la réduction du temps de travail aété intégralement compensée et au delà de cela, le travail le samedi a fait l'objet d'une indemnisation, ce qui fait qu'en moyenne les salaires ont augmenté de 5%.". - Arnaud LEENHARDT, Vice Président du CNPF, approuve Michel NAUD et confirme qu'il est possible de réduire le temps de travail sans réduire les salaires. - Gilles DE ROBIEN dit qu'il est plus facile de réduire la durée de travail individuelle dans un marché porteur. Il cite un certain nombres d'entreprises: Goodyear, Subitimo, Dunlop, les laboratoires Boisrond, Volkswagen, qui ont appliqué la réduction individuelle du temps de travail, sans réduire le temps des machines. - Pascal SALIN, n'est pas d'accord avec l'adéquation :réduire le temps de travail = créer des emplois.Pour lui:considérer que la réduction du temps de travail peut-être une solution au point de vue chômage est une erreur dramatique.Il analyse : la cause du chômage est essentiellement le fait que les incitations productives sont détruites par le système fiscal. - Yves BONGIORNO appuie le fait que des millions de salariés aujourd'hui souffrent de trop travailler...L'espérance de vie des salariés aujourd'hui est en train de baisser par rapport aux autres catégories. - Suite d'interventions au sujet de la réduction du temps de travail et des impacts sur les gains des entreprises et de leur bonne gestion.Egalement sont abordés le problème du partage du temps de travail, le problème du "comment", l'intérêt du salarié à changer de rythme, les gains de productivité,l'accord entre les partenaires sociaux, les patrons, les syndicats. - -3/ Le troisième débat de POLEMIQUES: le pape s'est prononcé il y a quelques jours pour un "jeûne" de la télévision. - Monseigneur GAILLOT, est surpris par cette demande de "jeûne", puisque pour lui la télévision est "une fenêtre" sur le monde.Il a mal reçu cette intervention du Pape, parceque les familles savent bien ce qu'elles doivent faire, et que les exclus ont besoin de la télévision. - Alain REMOND :"Vous avez raison, c'est vrai que c'est paradoxal de la part du Pape qui est la Pape le plus médiatique que l'on ait eu et qui se sert très bien de la télévision...". Il analyse que cependant cette idée n'est pas à prescrire comme un "jeûne" mais plutôt comme une invitation à réfléchir sur la place que la télévision a pris