En 1967, la guerre entre Israël et ses voisins dure 6 jours, du 5 au 10 juin, ce qui lui donnera a posteriori son nom. Cette troisième guerre israélo-arabe (après celle de 1948 ? 1949 et celle de 1956) se déclenche après une dégradation progressive de la situation régionale : le 18 mai, l'Egypte a demandé le retrait des observateurs des Nations Unies à la frontière israélo-égyptienne, le lendemain, elle ferme le golfe d'Aqaba aux navires se rendant en Israël, prélude à un blocus naval. Dans le domaine diplomatique, l'alliance entre l'Egypte et la Syrie est renforcée par l'adhésion de la Jordanie et de l'Irak le 4 juin.
Désormais, Israël est encerclé, et c'est pour rompre cet encerclement que son gouvernement prend l'initiative d'intervenir militairement contre ses voisins. La guerre est menée avec maestria. Elle permet de remporter une grande victoire militaire, en détruisant le potentiel militaire des Etats arabes, et de conquérir de nombreux territoires voisins : le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie et le Golan, bientôt désignés sous le nom de «territoires occupés» ainsi que la vielle ville de Jérusalem.
Après la guerre, en novembre 1967, l'ONU adopte la résolution 242 qui prévoit le retrait israélien «de territoires occupés», formulation ambiguë qui ne signifie pas le retrait de tous les territoires occupés et donc des lectures différentes d'un même texte que chaque partie a fini par accepter car elle laisse une large marge d'interprétation légitime pour chaque camp.