Reportage. Une immense manifestation a eu lieu à Guéret dans la Creuse pour défendre le Service Public. Conspué par les manifestants pour son engagement en faveur de la Consitution Européenne, François HOLLANDE a quitté la manifestation jugeant que l'on s'éloignait des préoccupations initiales. Commentaire sur images factuelles, alternant avec les interviews de Bernard DEFAIX, porte parole du collectif creusois pour la défense du service public, Didier Le RESTE, secrétaire général CGT Cheminots, Marie Georges BUFFET, secrétaire nationale du PCF, Olivier BESANCENOT, porte parole de la LCR et François HOLLANDE, premier secrétaire du PS.[Source : documentation France 3] 6000 personnes selon les organisateurs (4000 selon la police) se sont rassemblées aujourd'hui à Guéret pour défendre les services publics. Depuis quelques mois , cette ville de 15000 habitants dans la Creuse est devenue le symbole de la défense des services publics en zone rurale. A l'origine de cette manifestation un collectif d'associations et de syndicats ( ATTAC , FSU , CGT ) pour radicaliser leur combat contre la politique de libéralisation, ils ont été soutenu par les partis politiques de gauche , unis pour la défense des services publics mais divisés sur la Constitution Européenne. Certains partis d'extrême gauche en ont même profité pour lancer leur campagne référendaire pour le non. Pour le Parti Communiste , Marie Georges BUFFET : " Le droit à la poste , le droit à l'information , c'est çà le service public et c'est çà qu'ils sont en train de nous casser en France et en Europe. C'est pour çà qu'on est là et qu'on manifeste. ... et demain on se rassemblera sur le non à un traité qui veut importer la libre concurrence en Europe. " Pour la LCR , Olivier BESANCENOT : " L'Europe et la Constitution en particulier, c'est un argument bien pratique pour faire passer les pires des politiques libérales. Hué et conspué pour son engagement pour la constitution européenne, François Hollande a vite quitté la manifestation en jugeant qu'on s'éloignait du débat principal. François HOLLANDE : " J'ai pris tous les risques pour venir, y compris météo , y compris politique, ceux qui ont voulu faire de cette manifestation autre chose qu'une défense du service public et une exigence par rapport au gouvernement Raffarin de préserver ce qui existe, hé bien, ils ont eu tort. " La défense du service public réunira prochainement la gauche dans une grande marche sur Paris.