Le 29 novembre 1962, la France et le Royaume-Uni signent un accord de coopération entérinant un programme de réalisation commune d'un avion supersonique. La conception et la construction du Concorde - le nom retenu est très symbolique - sont confiées à Sud-Aviation et à la British Aircraft Corporation, les réacteurs étant fabriqués par Rolls-Royce et la SNECMA.
Le choix est finalement fait de réaliser un quadriréacteur long-courrier de 120 personnes, ce qui multiplie par sept le coût du programme entre 1962 et 1973. Deux prototypes sont mis en chantier parallèlement, le 001 français et le 002 britannique. Le Concorde 001 réalise son premier vol dans le ciel de Toulouse, piloté par André Turcat, qui avait déjà participé à l'expérimentation de la Caravelle et qui fut pilote d'essais du Concorde de 1964 à 1976. Il dépasse pour la première fois la vitesse du son (Mach 1) le 1er octobre 1969, puis Mach 2 le 4 novembre 1970. Mais le Concorde est rapidement critiqué pour sa faible valeur commerciale, ses grandes dépenses en kérosène au moment de la crise pétrolière, et sa nuisance sonore. Ce n'est que le 21 janvier 1976 que l'avion transporte ses premiers passagers de Paris vers Rio de Janeiro, et de Londres vers Bahreïn. La liaison vers New York n'est autorisée qu'en 1977, permettant de relier Paris et la ville américaine en trois heures et demie, au lieu de sept.
A la suite du crash d'un Concorde d'Air France au décollage de Roissy le 25 juillet 2000, provoquant la mort des 113 passagers, le gouvernement français décide de suspendre tous les vols de l'avion supersonique. Le Concorde effectue son dernier vol commercial Paris-New York le 31 mai 2003, mettant fin à une aventure qui s'est avérée techniquement très riche mais qui fut un échec commercial. L'exploitation du Concorde par Air France et British Airways s'est de fait révélée très déficitaire, et seuls seize exemplaires ont été construits au total.