A Genève dans le cadre de la journée mondiale de la Paix, le dalaï-lama va recevoir le prix Albert SCHWEITZER de la Paix. Point sur la situation du Tibet victime d'un génocide. Dans un geste symbolique, le dalaï lama tente de briser un tank en plastique. Dieu vivant des bouddhistes tibétains, symbole de la non violence et exilé depuis que les Chinois ont envahi son pays, il est le témoin gênant d'un génocide inconnu, celui de son peuple, perpétré par les communistes chinois. 1,2 million de Tibétains ont été tués en 30 ans. Un sixième de la population a été déporté ou massacré, 6000 monastères détruits, les reliques pillées et vendues, les 2/3 de l'oeuvre littéraire, historique, religieuse et philosophique du Tibet brûlés, le Tibet lui-même coupé en deux. L'Amdo (province orientale), rattachée à la Chine est devenue le plus vaste goulag de la planète, avec 10 millions de prisonniers politiques. Un génocide lent, quasi administratif. L'avortement et la stérilisation sont obligatoires pour toute Tibétaine qui a déjà eu deux enfants. Cette civilisation vieille de 2200 ans est pratiquement rayée de la carte. Le dalaï lama qui va recevoir le prix Albert SCHWEITZER de la paix, court le monde, pour témoigner et malgré son exil, il parvient à rendre le Tibet ingouvernable pour les Chinois.