Gérard GUERIN a axé ce dernier volet de la série "Paysannes" sur la lutte des paysans du Larzac contre l'extension du camp militaire, et sur leur prise de conscience en faveur de la non-violence.Le premier témoignage est celui d'une jeune femme, dont on voit l'accouchement, membre de la communauté de Lanza DEL VASTO installée aux Truels, propriété appartenant à l'armée. Adrienne VALETTE raconte ses souvenirs des deux guerres mondiales : les hommes partis en 1914 de la gare de l'Hospitalet et jamais revenus pour la plupart; Elie et Jeanne JONQUET ont souffert également de la guerre. Leur père est mort en 1914, Elie a été prisonnier en 1939 et est resté six ans absent. Les guerres d'Indochine et d'Algérie les ont convaincus de l'ignominie de la guerre.Une jeune femme, filmée en train de confectionner des fromages de chèvres, explique qu'elle a rejoint sa communauté afin d'être en contact avec des choses vraies. Alice MONIER, compagne de José BOVE, fait également partie de ces "néo-ruraux" qui ont quitté la ville pour s'installer à la campagne. Elle admet qu'ils sont différents des paysans installés de longue date : ils ne sont pas de la région, ne sont pas agriculteurs au départ, ne vivent pas comme eux.Christiane BURGUIERE, pour qui il a été difficile au départ de participer à la lutte contre l'extension du camp, s'est impliquée petit à petit. D'autres témoignages de femmes montrent comment la lutte pour défendre le Larzac a été le révélateur de certains problèmes, une remise en question de valeurs traditionnelles, et aussi un enrichissement et un dépassement de soi. Le dernier témoignage est celui d'une femme qui, pour être entrer dans le camp militaire lors d'une action collective, a été arrêtée, emprisonnée et jugée.