Stupni Do village musulman dévasté par une milice croate; témoignages (doublés) sur les atrocités, récit d'une jeune fille, son père tué net, un autre égorgé à moitié pour qu'on le regarde mourir; un homme désigne un lieu d'éxécution, une femme l'endroit où on les a regroupé; une paysanne raconte les exactions. Militaire de l'ONU faisant un relevé; Intw de Bakir Gavrankapetanov, Président de la commission bosniaque sur les crimes de guerre, sur la gravité de ces actes. Au village, intw d'un couple d'habitants, ils vivaient là en bonne entente; une jeune fille décrit avec prudence l'uniforme des soldats. A Vares (prononciation : Varech) intw de Daniel Ekberg, major de l'ONU, qui estime qu'il s'agit de supplétifs venus d'ailleurs. Reportage à Kiseljak, ville croate proche de Sarajevo, Café Jeruzalem, un homme en uniforme affirme qu'ici comme ailleurs, c'est la Croatie. Une apparition d'Ivica Rajic (prononciation : Ivitsa Raïtch) sur une TV locale permet d'obtenir une photo, montrée ensuite à la femme de Stupni Do, qui connait l'homme, reconnait l'uniforme, mais n'ose être formelle. A Kiseljak, tournage clandestin d'une demande d'interview à Rajic, l'interprète affirme qu'il supervisait le nettoyage ethnique du village, effectué par les Brigades Maturice (prononciation : Maturitse) . Intw d'un des miliciens Miroslav Anic, ils venaient pour chasser les musulmans, ils n'ont pas voulu partir, il fallait tuer pour avancer, c'était son devoir; il est certain de mourir avant d'être concerné par la Justice internationale, redoutant plutôt d'être mutilé, ce à quoi il préfère encore le suicide. Les habitants du village ne croient pas à une condamnation, la jeune fille dit qu'il reste la vengeance.