La machine à détecter les mensonges

La machine à détecter les mensonges

Le progrès et la vie - 29/06/1960 - 18min45s
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Paul SARES s'entretient avec le professeur HEUILLERE (?) professeur honoraire à la faculté de médecine de Paris et avec Jean SUSINI (?), chargé de recherche à la société internationale de criminologie. Comment fonctionne la machine à détecter les mensonges (détecteur de mensonges). Quelle est la valeur des résultats? Comment l'utiliser pour aider la justice sans violer les droits de la personne? Instrument inventé aux USA "lie detector", en France on l'appelle "polygraphe". monsieur SUSINI en présente le fonctionnement. A 3'05 : un technicien se prête à une expérience. Il s'agit de découvrir son identité. on met une ceinture et un brassard au technicien. On adapte deux électrodes humides sur la main de l'homme. Description de tous les phénomènes qui se passent quand on ment. A 6'05: l'expérience commence. On présente une liste de noms à l'homme, un seul est le sien, on lui énumère et on demande au technicien de répondre non à toutes les questions de cette façon on va déterminer quand il ment. Ils lisent ensuite les résultats qui s'avèrent positifs. C'est son tracé cardiaque qui a été prédominant, ainsi que le tracé galvanique et respiratoire. A 8'35 : quelle est la fiabilité des résultats, comment interpréter les cas délicats. Le pourcentage d'erreurs aux USA. A 9'24 : le professeur HEUILLERE explique comment le mensonge peut provoquer des réactions physiques tangibles. Est-il possible de masquer ses émotions? peut on coupler le polygraphe et l'electroencéphalographe? Des expériences sont en cours. A 11'50 : l'utilisation récente du polygraphe en France en matière de justice par exemple auprès d'adolescents délinquants. Son utilisation dans les accusations d'enfants dans des cas de pédophilie. Il donne un exemple dans lequel la fillette a été déboutée dans ses accusations à la suite de l'examen. L'enfant mentait. Elle a avoué son mensonge par la suite. A 14'44 : Jean SUSINI explique comment utiliser le polygraphe au cours d'une enquête policière. Il donne un exemple. A 15'48 : les polémiques suscitées par son utilisation en justice. Il doit être considéré comme un outil supplémentaire mais pas comme une preuve avérée. Le professeur conclut à son tour sur ce sujet "il faut dédramatiser le problème". L'accélération du pouls est une preuve d'émotivité du sujet mais pas une violation de conscience.


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